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Anciens des Services Spéciaux de la Défense Nationale ( France ) - www.aassdn.org -  
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AMICALE - Création de l'Amicale - voir page introductive
Notices biographiques des fondateurs AASSDN
 
Colonel Paul PAILLOLE

Paul Paillole est né le 18 novembre en 1905

· Saint-Cyrien de la Promotion « Maroc et Syrie » (1925-1927)

En 1935, après diverses affectations, il entre au "2 bis" de l’Avenue de Tourville, siège des Services Spéciaux de l’Armée.


En 1938, il devient le chef de la section allemande. Très conscient, de par les sources qu’il traite au sein même de l’Allemagne nazie, de la montée des périls et du travail de l’espionnage allemand contre les intérêts français, il adapte le contre-espionnage français aux conditions nouvelles; sous son impulsion, une nouvelle législation relative à la répression de l'espionnage ennemi augmentait les peines prévues désormais pour crime (et non plus délit – décrets–lois de 1939).

Le 24 juin 1940, près d’Agen, dans la cour du Séminaire de Bon-Encontre, avec le colonel Rivet et les membres du CE qui avaient pu s’y regrouper, il fait serment de poursuivre le combat dans la clandestinité.

Il participe à l’élaboration de l’organisation des nouveaux services de renseignements (SR et CE) que le Général WEYGAND va couvrir de son autorité : une structure officielle, les Bureaux des Menées Antinationales (B.M.A.) servant de couverture à une organisation clandestine de contre-espionnage camouflée en " Entreprise des Travaux Ruraux " (T.R.) - dont il assumera la direction sous le pseudonyme de M. Perrier et sera mis en congé d’armistice.

De l’automne 1940 à août 1942, de son PC clandestin de Marseille, il animera, avec les postes répartis en zone libre comme en zone occupée, une intense lutte contre les agents des services allemands.

En août 1942, après la dissolution, par Laval, sur ordre des autorités allemandes, il dirige le tout nouveau service de sécurité militaire (SSM) créé par le colonel Rivet et confie la direction de TR au capitaine Lafont, alias Verneuil.

 

Recherché par les services allemands, il s’évade par l’Espagne et par Gibraltar, gagne Londres où il est reçu par les responsables de l’I.S. et rencontre Passy, chef du BCRA, puis rejoint Alger dans les premiers jours de 1943.

Nommé Directeur de la Sécurité Militaire, il va essentiellement, depuis Alger, tout en conservant la haute main sur les TR, adapter les structures de son service, en liaison avec les Alliés, aux opérations menées par les Forces Françaises et alliées, jusqu’à la Libération de la France: campagnes de Tunisie, d’Italie et de Corse, participation aux opérations d’intoxication (Force A, Fortitude, etc..) préalables aux opérations de débarquement, préparation du service de sécurité qui sera adapté aux grandes unités et assurera la sécurité dans les territoires libérés (lutte contre les services allemands et leurs agents), contribuant ainsi à éviter l’AMGOT.

 

Il sera le seul officier français à participer aux réunions préparatoires du Débarquement en Normandie.



Le commandant Paillole avait fait de son service un outil techniquement très efficace qui ne l’a pas mis à l’abri des grandes vagues d’arrestations opérées par un adversaire impitoyable. Pour éviter ces drames, il cherchait toujours à améliorer les techniques et les méthodes à mettre en œuvre.


En novembre 1944, ne pouvant accepter la réorganisation du CE et le démantèlement de son service, alors que la guerre n’était pas terminée, qu’il a préféré démissionner. Il est alors lieutenant-colonel.

Il dirigera le théâtre de Marie Bell, ancienne H.C. du Service (c’est lui qui, avec le concours du Ministre Michelet, va obtenir les premiers statuts d’intermittents du spectacle.)

La paix revenue, il occupera d’importantes fonctions au sein d’une grande société, et il sera également maire de sa commune de La-Queue-les-Yvelines pendant de nombreuses années.

Mais il n’abandonnera pas ses compagnons et il fonde, en 1953 , avec d’autres responsables des Services Spéciaux pendant la Guerre, et avec Chantal de Bardies, qui avait été sa collaboratrice à Alger , l’Amicale des Anciens des Services Spéciaux de la Défense Nationale, dont, pendant près de 50 ans, il a été Président national.

Sa clairvoyance l’a incité à ouvrir les rangs de l’Amicale aux camarades de l’après-guerre puis aux membres de la communauté du renseignement qui ont oeuvré pour la défense de la France par d’autres voies que celles des Services Spéciaux classiques.

Le colonel Paillole avait mis en exergue de son livre « Services Spéciaux » cette phrase de Bossuet : " Le plus grand outrage que l’on puisse faire à la Vérité est de la connaître et en même temps de l’abandonner ou de l’oublier. "

Le colonel Paillole est décédé le 15 octobre 2002.

 

 

   

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