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Anciens des Services Spéciaux de la Défense Nationale ( France ) - www.aassdn.org -  
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ARCHIVES DU SITE -voirBERNARD BURTHEY LACHEROY MEYER MOLIN PICHOT-DUCLOS VABOIS VILLEMAREST(de) VOLKOFF
Info-Flash : A. VABOIS ( & Hommages rendus )
 

 

Adieu, cher Docteur et ami. Un an après le décès du Général Albert Meyer, Président national adjoint de l'A.A.S.S.D.N., le Docteur André VABOIS qui lui avait succédé dans cette fonction de responsabilité après un demi-siècle de vice-présidence, nous a quitté, le 27 avril 2007, emporté par un mal inexorable.

Se sachant condamné à court terme, il avait tenu, en mars dernier, à communiquer au Conseil d'Administration, avec une grande clairvoyance, son " testament intellectuel " fondé sur l'ouverture, l'avenir et les relations extérieures de l'Amicale.

HOMMAGE DU PRÉSIDENT DE A.A.S.S.D.N.

 Dr. André VABOIS

" Mon cher André, Cher grand ancien et ami, Ainsi tu as quitté les tiens, ton épouse, ta famille, les amis parmi lesquels nous avions une place de choix dans ton cœur comme dans ton esprit.

Nous étions tes camarades de guerre, de cette guerre clandestine menée dans le secret et le danger permanents, de cette guerre anonyme où l'on trouve rarement la gloire. Nous étions aussi pour toi les compagnons des générations ultérieures qui assurent la continuité de ce que tu as vécu au sein de l'un de nos Services Spéciaux et qui ont désormais la responsabilité d'en porter le flambeau.

Aujourd'hui, ton départ vers l'Au-delà nous laisse bien seuls. .../... accepte, mon cher André, que je te rende hommage comme lu le mérites, au nom de ton amicale, et que j'évoque pour ta famille, les amis, tes relations, les grands traits de ta vie si riche, si dense, sur les plans militaire et national.

Né au lendemain de la Grande Guerre à Dreux dans une famille normande, tu poursuis tes éludes secondaires au collège Rotrou puis celles de médecine alternativement à Caen et à Paris, études que tu n'achèveras, et pour cause, qu'après la guerre.

Mobilisé en mars 1940 au Mans puis affecté, en juin, à Marmande, au 150° régiment d'infanterie, tu rencontres bientôt le Capitaine d'aviation Hériard-Dubreuil qui dirige l'antenne du SR Air et le Lieutenant Mangés, chef du SR de l'armée, le SR Kléber, pour le sud-ouest.

Tu quittes alors l'armée d'armistice pour entrer en résistance au titre des Forces Françaises Combattantes à compter du 1er septembre 1941 et connaître la vie clandestine dangereuse de ces Services Spéciaux comme chargé de mission du réseau Kléber-Vénus et du SR Air.

Au fil des mois, tu franchis 22 fois la ligne de démarcation et recueilles des renseignements notamment en Val-de-Loire et en Normandie ; tu es arrêté à deux reprises par la Feldgendarmerie, échappes à une troisième arrestation à Paris mais tu es contraint de vivre pendant plus d'un an sous une fausse identité.

En 1944, tu refuses une affectation dans une unité du service de santé pour terminer la guerre comme Lieutenant au Service de Renseignement Opérationnel du détachement d'armée commandé par le Général de Larminat et tu es promu capitaine.

Apres ces années terribles, tu reprends les études, deviens en 1948 docteur en médecine et choisis ensuite la spécialité de gynécologue-obstétricien que tu pratiques à Dreux.

Homme d'entreprises, tu mènes une vie très active, non seulement comme médecin, puisque tu seras : - pendant 18 ans conseiller municipal d'Escorpain où tu as souhaité reposer, - fondateur, en 1954, puis président du Lyon's Club de Dreux, - breveté pilote d'avion privé, - cavalier de concours hippique, chasseur, ton autre passion, à l'équipage normand Piq'hardi dans la voie du cerf et au Piq'Harville dans la voie du lièvre.

Tu adhéres à l'A.A.S.S.D.N. en 1954, suite à sa création, pour en devenir, en 1956 et pendant 50 ans, Vice-Président avant d'être en 2006, son Président national adjoint.

L'esprit toujours en éveil, tu es attentif aux perfectionnements qu'apportent le développement des technologies dans les domaines de la médecine, de l'informatique ou de la communication.

Très attaché à la culture du renseignement et passionné par la connaissance de l'histoire à laquelle tu as pris part ainsi qu'à la vérité qui, bien souvent, en est déformée, tu mènes de nombreuses recherches documentaires, prends de nombreux contacts, notamment avec des historiens et des enseignants, donnes des conférences, participes aux grandes commémorations, noues des relations très fructueuses et fort sympathiques.

Accomplissant un travail considérable, tu occupes une place exceptionnelle au sein de notre association, non seulement par cette activité que tu déploies inlassablement, maïs aussi par ton ouverture d'esprit, ton discernement, tes conseils, ta sagesse, ton regard tourné vers l'avenir.

Depuis 6 ans tu as été l'acteur principal de l'élargissement de notre champ relationnel aux associations similaires à la nôtre dans divers pays européens, particulièrement en Suisse, en Belgique, au Luxembourg et en Allemagne dont le Président de l'International Intelligence History Association a tenu, par sa présence, à te témoigner aujourd'hui, avec nous, son amitié et son estime.

Titulaire de la Croix du Combattant et de la Croix du Combattant Volontaire de la Résistance pour tes états de services durant la guerre, tu n'as jamais recherché les honneurs et jamais sollicité d'autre reconnaissance.

Tu aurais pourtant mérité, ô combien, que la République t'accueille dans notre premier ordre national.

Homme chaleureux, d'un abord extrêmement sympathique et d'une grande culture, tu étais pour nous l'ami, le grand Ancien que l'on respecte, que l'on consulte, que l'on écoute et que l'on aime.

Tu étais pour moi un frère aîné, tu m'avais accordé ton amitié depuis tant d'années. Il y avait entre nous une communion de pensées parfaite, une compréhension totale et une confiance absolue.

Tu m'avais apporté dans la conduite de notre association, et jusqu'à tes derniers jours, le plus précieux des concours, ta mémoire, ta stature, ton action contribuant largement à son rayonnement et à son renom.

Aujourd'hui tu rejoins la glorieuse cohorte des compagnons qui t'ont précédé dans l'Empyrée et qui t'y attendent.

Au nom de l'A.A.S.S.D.N. que tu as si bien servie, je t'assure, mon cher André, de notre déférente reconnaissance et de notre indéfectible amitié. .../... "

 

 

 

 
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