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Anciens des Services Spéciaux de la Défense Nationale ( France ) - www.aassdn.org -  
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CONGRES ANNUELS NATIONAUX- ( page introductive )
2010 - " Programme pour tous "
 

Présentation du Congrès : Mots du Président de l'AASSDN et du Général D.P. commandant la Brigade de Renseignement

( format .pdf 388 Ko - lecture Acrobat reader 9 et ultérieur )

Voir également le site de l'Amicale de la Guerre Electronique de l'Armée de Terre : http://ageat.asso.fr/

 
 
Metz - 28 mai
Assemblée générale ordinaire AASSDN  
Conférence sur le renseignement d'opérations  
   
Visite touristique au Centre Pompidou-Metz pour les conjoints et accompagnants
 
Metz - 28 mai

Cérémonie de " Promesse solennelle d'amitié " AASSDN - Brigade de renseignement ( en présence des autorités )

   
 
Metz - 28 mai
Concert du Choeur de l'Armée française à l'opéra de Metz
Metz - 29 mai
Messe en l'Eglise Saint Martin
 
Cérémonie au Monument aux morts de Metz, en présence des autorités civiles et militaires et des Anciens Combattants
 
Réception à l'Hotel de Ville
   
 
 
« Le Figaro » a été invité au congrès annuel des anciens du renseignement et du contre­
espionnage tricolores. » - PAR CHRISTOPHE CORNEVIN ENVOYE SPÉCIAL A METZ
 

Plongée dans la mémoire des Services Spéciaux
Le Figaro du mercredi 2 juin 2010

Des héros plus que discrets. Auteurs de hauts faits d'armes ayant incarné les pages les plus glorieuses, et parfois les plus sombres, de l'Histoire de France, ces hommes et ces femmes de l'ombre ont érigé la culture du secret et le sens de la patrie au niveau d'un art de vivre. Membres du cercle très fermé de l'Amicale des Anciens des Services Spéciaux de la Défense Nationale (AASSDN) fondée un jour de Noël 1953, ils sont aujourd'hui environ 1500 issus du monde du renseignement et du contre-espionnage. Soucieux d'entretenir la mémoire et de promouvoir les valeurs d'une communauté méconnue du public et souvent décriée, ils viennent de tenir leur congrès national à Metz, au coeur de la Lorraine. Une ville symbole, écartelée pendant soixante-quinze ans entre l'annexion par l'Allemagne et son attachement à la France. Là, trois jours durant, quelque 150 « grognards » issus des services spéciaux de la guerre, de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE), de la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense (DPSD),  de la Direction du Renseignement Militaire (DRM), mais aussi de l'ex-Direction de la Surveillance du Territoire (DST) dépendant du ministère de l'Intérieur ou encore de la Direction Nationale des Recherches et Enquêtes Douanières (DNRED) se sont retrouvés pour évoquer leurs souvenirs sur fond de franche camaraderie. Le temps que les ex-espions fassent leur nid. Qu'ils soient en costume cravate ou en tailleur chic, alertes ou appuyés sur une canne, les membres de l'amicale portent volontiers leurs décorations à la boutonnière. Et un pin's tricolore en forme de bouclier barré d'un glaive comme signe de reconnaissance.


Ambiance surréaliste pour le néophyte
Après un dîner assez sage où il est question, pêle-mêle, de la Seconde Guerre mondiale, de l'engagement français en Afrique du Nord, du bloc de l'Est, de la CIA, du renseignement anglo-saxon, des techniques d'infiltration ou encore de l'art du camouflage, les convives se dévoilent à mots couverts. Ambiance sur­réaliste garantie pour le néophyte. À côté d'un ex-colonel au physique de rugbyman qui révèle être l'un des protagonistes majeurs de l'affaire « Farewell », un ancien cadre à lunettes du contre-espionnage pilotant la « section soviétique » lors de la guerre froide déplore « l'absence de culture du renseignement en France, où l'on s'imagine à tort que les agents des services sont tous des solitaires à sang froid, pervers et sans famille... ». Non loin, un « malgré nous » enrôlé de force dans l'armée allemande à 17 ans raconte comment il a échappé à un funeste destin en rejoignant les résistants communistes albanais d'Enver Hodja, puis les services spéciaux français déployés en Italie. S'ils livraient tous leurs secrets, chaque récit ferait rêver un éditeur. Donner lieu à d'ébouriffants scénarios pour les salles obscures. Invité de marque et membre récent de l'amicale, Charles Hoffmann, charismatique directeur du renseignement du Grand-Duché du Luxembourg de 1995 à 2003 - record de longévité dans une fonction par essence volatile -, fait croire que son métier, « pas passionnant », se résumait à « essayer de compléter des puzzles en évitant de voir des ennemis et des conspirations partout ». Avant de se remémorer ses discussions, au lendemain de la chute du rideau de fer, avec l'ex-responsable du KGB, et ancien premier ministre russe, Evgueni Primakov, ou les premiers contacts avec les agents russes venus dans son service. « Mes hommes étaient à cran, l'arme à la ceinture, comme si le diable entrait au Vatican », sourit de manière énigmatique l'ex-maître espion au regard bleu délavé. Expert incontesté de l'histoire du renseignement et promoteur d'un futur musée de l'espionnage à Berlin, Wolfgang Krieger étoffe lui aussi la foisonnante « famille » de l'ASSDN. Professeur de l'université allemande de Marburg, il vient de publier aux éditions du CNRS un opus de référence intitulé Services secrets, une histoire des pharaons à la CIA. « Les historiens ont trouvé les premiers rapports confidentiels rédigés en hiéroglyphes et remontant à environ 1500 ans avant Jésus-Christ, affirme ce futur professeur à Sciences-Po Paris. Les agents de l'époque y évoquaient les humeurs des peuples non égyptiens et les risques de révolte contre le pouvoir pharaonique. Pendant des siècles, l'espionnage a été un métier d'amateurs, d'autodidactes dénués de toute formation particulière. Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que le milieu commence à se professionnaliser. L'apparition des premières techniques de cryptage et de décryptage a nécessité un vrai savoir-faire... »
La plongée dans la mémoire des services paraît sans fin. Simone, une des doyennes de l'illustre assemblée, se rappelle avoir répondu à 17 ans à l'appel du 18 juin à la BBC qu'elle écoutait chaque soir en sourdine avec ses parents en Dordogne. Après avoir fourni le maquis en vêtements et en chaussures, elle devient agent de liaison. Par codes et mots de passe, elle signale les positions ennemies et participe au sabotage à l'explosif des voies ferrées. Traquée par la Gestapo à la fin 1943, la « Mata Hari » rejoint alors les agents secrets du Bureau central de renseignement et d'action (BCRA) où elle passe ses nuits à crypter des messages ultraconfidentiels pour Londres. Celle qui se faisait appeler « Françoise » dans la Résistance fut rebaptisée « RAB 141 » jusqu'à la Libération. Auréolée de gloire, notamment décorée de la Croix de guerre et élevée au grade de commandeur de la Légion d'honneur, la pimpante octogénaire reconnaît avoir agi « avec tout le temps la peur au ventre ». Philosophe, elle confesse : « Si mes faits de guerre ne m'ont pas apporté un centime, qu'à cela ne tienne ! J'ai la fierté d'avoir rendu à la France sa liberté et sa grandeur. » Un même sentiment anime Gérard de C., dernier survivant de la redoutable « Base Espagne », ambassade clandestine gaulliste installée à Madrid dès la fin 1942: le réseau qu'il fonde à 20 ans aura organisé l'évasion de quelque 20 000 Français via les Pyrénées à destination de l'Afrique du Nord.
Dignes représentants d'une armée couleur passe muraille, chacun recèle une trajectoire hors du commun. Et la retrace du bout des lèvres, avec une modestie qui force le respect. « Longtemps présidée par le colonel Paillole qui, pendant la guerre et jusqu'à la fin de sa vie en 2002, fut une figure tutélaire du contre-espionnage français, notre association appelée fort justement amicale par l'esprit qui y règne a su ouvrir ses rangs aux générations postérieures, rappelle le colonel HD, président national de l'AASSDN. Au fil des années, elle a noué aussi des liens privilégiés avec des unités des trois armées dont les missions correspondent à notre champ d'action... » L'amicale, à ce tItre, a célébré lors de son congrès de Metz une « promesse solennelle d'amitié » avec les soldats d'élite de la Brigade de renseignement, engagée en particulier en Afghanistan avec ses drones et ses moyens électroniques. Une occasion pour les anciens des services spéciaux de parler « boutique » avec des soldats revenant d' « opex » et passer en revue avec délice une série de gadgets tout droit sortis d'un roman de Fleming. Bain de jouvence pour ceux qui ont déjà noué des liens forts avec l'ensemble de la communauté du renseignement et des opérations spéciales.

Tribut payé pendant la Seconde Guerre
« Très attachée au respect d'une histoire dont elle s'estime être la gardienne, notre amicale reste cependant insérée dans le temps présent grâce à des études menées sur des questions d'actualité, insiste le président HD. Ceux qui ont eu l'honneur de servir ce noble métier, l'un des plus vieux du monde, peuvent encore apporter quelque chose à l'univers du renseignement sans jamais s'ingérer dans le domaine opérationnel. » Les membres des services ont déjà payé un lourd tribut pendant la Seconde Guerre, comme en témoigne un mémorial inauguré le 3 mai 1959 à Ramatuelle : plus de 320 noms sont gravés sur la pierre blanche de ce lieu de mémoire, dont 200 ont péri en déportation. Le 15 octobre prochain, une cérémonie inédite réunira les anciens des forces spéciales françaises et anglaises pour commémorer le souvenir de sept officiers français et 24 combattants du Special Operations Executive (SOE) de Churchill déportés dans le même wagon, fin août 1944, vers le camp de la mort de Buchenwald. Sans relâche, les anciens évoquent aussi certains de leurs camarades exécutés, étouffés, tués à coups de cravache ou décapités à la hache. Tous se souviennent, sans ostentation. Comme l'a écrit Marie Descours-Gatard, une des adhérentes de l'amicale, dont le père figure parmi ces martyrs : « Les agents de ces services sont de "vieux" messieurs restés peu loquaces. Ce sont des muets par nature, incapables même d'énumérer les bonnes raisons qu'ils ont de se taire. Une parole peut toujours nuire. Il peut toujours y avoir une suite à une affaire à laquelle ils ont participé, des recoupements, des méthodes qu'il importe de ne pas dévoiler, un informateur à ne pas compromettre, un agent encore en piste quelque part (...). Dans le doute, ils se taisent éternellement. » Comme si leur devise était : « Excellence et discrétion. »∎

 

   
 
 

Les anciens agents spéciaux sortent de l'ombre - samedi 29 mai 2010

Durant trois jours, les anciens agents spéciaux français ont tenu un congrès au quartier Colin de Montigny-lès-Metz. ; anciens de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure), de la DPSD (Direction de la protection et de la sécurité de la Défense), de la DRM (Direction du renseignement militaire) , mais aussi d'autres personnes qui ont accompli, à une période donnée, des missions de contre-espionnage ou de sécurité.


 

 

Il a été l'un des meilleurs agents spéciaux de la Seconde Guerre mondiale: Joseph Doudot,(1) un Mosellan né à Altrippe, « est celui qui a mystifié les services de renseignements allemands ! Il est allé jusqu'à prendre trois fausses identités pour pénétrer les services de l'Abwehr! », résume HD, président de l'Amicale des Anciens des Services Spéciaux de la Défense Nationale (services de renseignement et contre-espionnage) .
Cette année, l'Amicale organise son congrès national à Metz et honore, comme à son habitude. les figures et les services régionaux du renseignement.
Ainsi. les congressistes ont-ils rappelé le grand rôle du Bureau régional d'études de Metz (BREM) auquel appartenait le commandant Doudot.
« Metz a tenu une place capitale dans l'histoire de nos services en ces années trente de montée des périls qui ont abouti à mai 1940 ». a appuyé HD.

Autre époque, autre conflit. autre Lorrain illustre avec le colonel Serot. un Vosgien qui fut nommé chef des observateurs militaires français, en Palestine au moment du partage du pays entre Juifs et Arabes. Il fut assassiné avec le médiateur des Nations Unies en 1948 par des Israéliens.


" Après la guerre, on s'est dit qu'il fallait assurer le souvenir, 320 agents de nos services sont morts pour la France, et la cohésion entre nous '», a repris le président. C'est ainsi que l'Amicale est née en 1953, sous la houlette du colonel Paillole. Un mémorial a été érigé à Ramatuelle - c'est d'ici que partaient des missions sous-marines vers l'Afrique pour transporter 'des agents et des courriers hors du territoire métropolitain occupé - où les membres de l'Amicale viennent se recueillir "


Le congrès national permet également de réunir les anciens une fois par an. Ils ont ainsi passé trois jours au quartier Colin de Montigny-lès-Metz, saluant au passage leurs camarades de la brigade de renseignement qui doit quitter les lieux cette année; dans le cadre des restructurations militaires.

C.K

(1) Lieutenant-Colonel Joseph Doudot ( 2° guerre mondiale - B.R.E.M. ; Bureau Régional d'Etudes Militaires de Metz )

 

 

 
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Congrès AASSDN les 27-28,et 29 mai 2010 - Metz ( Moselle ).

Cette page sera actualisée, suite compte rendu du Congrès, en temps utile.