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Anciens des Services Spéciaux de la Défense Nationale ( France ) - www.aassdn.org -  
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HOMMAGE EXCEPTIONNEL - BUCHENWALD (Retour Mémorial National AASSDN)
65° Anniversaire de la libération des camps de concentration et/ou d'extermination
 
Buchenwald, la place d'appel. Au 1er plan, la plaque des 50 Nations, au 2e plan, l'unique entrée du camp, au 3e plan, le crématoire.
 
 
 

Le 15 octobre 2010, à Buchenwald, ont été apposées dans l’antichambre du four crématoire, conjointement avec nos amis du Special Forces Club britannique, deux plaques à la mémoire des officiers du SOE, du Secret Intelligence Service,  des officiers " TR jeune " des Services Spéciaux militaires français et du B.C.R.A., déportés ensemble en août 1944 et exécutés dans ce camp fin septembre - début octobre de la même année. Hommage également à nos 201 Morts pour la France en déportation ainsi qu'à celles et à ceux qui sont revenus de cet enfer en 1945.
Cette cérémonie qui avait le soutien, pour la France, du Secrétariat d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants  ainsi que de l’ONAC, est une manifestation de notre rattachement pérenne au Monde Combattant ainsi que le scellement de nos relations avec le très discret Special Forces Club ( SFC).

   
 
Recueillement solennel dans la salle du « crématorium » devant les plaques dédiées aux héros
 
   
Lire les textes des allocutions prononcées par le Special Forces Club ( SFC ) et par les Anciens des Services Spéciaux de la Défense Nationale ( AASSDN )
 

 

BUCHENWALD: OPENING ADDRESS The two plaques which we have come here to dedicate today commemorate the sacrifices made 66 years ago by 30 young officers of the British and French Special Services in the cause of freedom in the Second World War. They were of various nationalities: French, British, Canadian, Belgian and Dutch. But they had a few important things in common.

All of them spoke French very well. All had volunteered to act as agents of their various services inside occupied France in order to provide support for the French Resistance Forces or to gather intelligence for the Allies. All of them had been sent into France from England – some more than once. All of them undertook their missions willingly, knowing that they risked torture and death if they were captured, because each of them for his own reasons wanted to play a part in the liberation of France from the Nazi occupiers. They were captured in different areas of France, some being betrayed. They were imprisoned and interrogated in France, often brutally tortured, and, as the Allies advanced through France, they were collected together and sent by train to Germany in mid-August 1944. After a long and dangerous journey in dreadful conditions, they were brought to Buchenwald and kept prisoner in Block 17 under a particularly harsh regime. They nevertheless maintained their dignity and morale, supported by each other’s company, their common experiences and sense of purpose, and by the presence in the Camp of colleagues who had been inmates for some time.

Finally, they were murdered without any trial, as the Allies approached the borders of Germany. The first 16 were hung on the night of 11/12 September and another 10 were shot on the afternoon of 9 October. The last man was shot almost on the eve of liberation at the end of March 1945. Their bodies were cremated in this building in accordance with the order of Hitler that such prisoners should disappear without trace ‘bei Nacht und Nebel’. Three of them, however, managed to escape thanks to an extraordinarily daring plan carried out with the co-operation of some of the German Camp staff who agreed to substitute their identities for other prisoners who were dying of typhoid. These men survived to tell the story, as did other fellow- prisoners who survived. One of them is with us today and will speak later.

Thus these young men, united in their courage and dedication to the freedom of France, were also united here in death.

We have come to Buchenwald today to celebrate their courage; to assert that the sacrifices they made for the freedoms we now enjoy in Europe were not in vain; and to ensure that they will always be remembered.

General Sir Michael Rose

 

 

MEMORIAL DE BUCHENWALD
CEREMONIE INTERALLIEE DE SOUVENIR
VENDREDI 15 OCTOBRE 2010 

                                                                       -------------

Mon Général,
Monsieur l’Ambassadeur,
Messieurs les Attachés de Défense et Naval,
Messieurs les Présidents du Special Forces Club et de l’Association Libre Résistance,
Messieurs les Officiers,
Chers Amis de Grande-Bretagne, du Canada, de Belgique et de France,
Mesdames, Messieurs,

            Nous vivons aujourd’hui des heures exceptionnelles d’intense émotion et de souvenir qui nous marquerons sans aucun doute à jamais grâce au Special Forces Club et à son souhait d’associer l’Amicale des Anciens des Services Spéciaux de la Défense Nationale à un « pèlerinage de mémoire » à Buchenwald afin de rendre  un hommage commun aux officiers de la French Section  du S.O.E, du S.I.S, du réseau de contre-espionnage clandestin « S.S.M./T.R » des Forces Françaises Combattantes dirigé par le Commandant Paillole et de deux réseaux du B.C.R.A.

Tous ont été assassinés en septembre et octobre 1944 dans ce camp de concentration de Buchenwald après y avoir été acheminés dans l’un de ces « convois de la mort » de l’été 1944 et internés dans le même block 17.

            Ils sont morts pour la Liberté. Ils sont morts pour leur Pays. Ils sont  Morts pour la France du fait des impitoyables combats de l’ombre de la Résistance qu’ils menaient sur notre territoire national. Ils sont allés jusqu’au sacrifice suprême au bout d’un même indicible chemin de souffrance. Ils sont morts en héros avec un courage, une dignité, une grandeur d’âme qui imposent respect et admiration.

            Leurs noms sont désormais gravés dans la pierre de ces deux plaques apposées côte à côte sur ce mur qui jouxte ces fours crématoires où la barbarie nazie s’efforça de les faire disparaitre sans toutefois parvenir à effacer leur souvenir. Ce souvenir est aujourd’hui ravivé et perpétué par ces « Pierres de Mémoire » qui leur sont dédiées.

            Soixante cinq ans après la libération de ce sinistre camp où vous-même, Monsieur l’Ambassadeur (*), avez été interné, comme eux, dans le block 17, leur nom inscrit sur ces plaques les fait sortir de l’oubli et rappelle au visiteur de ce lieu leur sacrifice dans une lutte commune pour la Liberté et la Paix en Europe.

           Rompant le silence dans lequel ils sont entrés, je les cite :

  1. Commandant Jean AVALLART, fusillé le 7 octobre 1944
  2. Sous-Lieutenant Jacques CHAIGNEAU, fusillé le 5 octobre 1944
  3. Sous-Lieutenant Jean de SEGUIER, fusillé le 5 octobre 1944
  4. Capitaine Henri HEUSCH, fusillé le 5 octobre 1944
  5. Lieutenant de Vaisseau Jean LAVALLEE, fusillé le 5 octobre 1944
  6. Capitaine Christian RAMBAUD, fusillé le 12 octobre 1944
  7. Capitaine Paul VELLAUD, fusillé le 5 octobre 1944.  

           
En souvenir, la Marine nationale a donné à l’un de ses bâtiments le nom de « Lieutenant de Vaisseau LAVALLEE » ; notre association en est la marraine.         

Nous rendons un égal hommage au Capitaine Jean EVESQUE et au Sous-Lieutenant Emile LOISON de deux réseaux du B.C.R.A. qui connurent la même fin et saluons la mémoire de nos 10 autres officiers de renseignement ou de contre-espionnage, ainsi que celle du Docteur Georges RODOCANACHI de la filière « PAT LINE » et des 201 membres des services spéciaux militaires français morts en déportation.

            Tous ont rejoint le Panthéon des héros des combats clandestins de la guerre.

            Que leur courage discret et leur abnégation soient gravés dans la mémoire des jeunes générations comme ils le sont dans la nôtre !                                                                          

Le Président national de l'AASSDN

(*) Monsieur l'Ambassadeur de France Stéphane Hessel

 

 

 

 

 
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