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Anciens des Services Spéciaux de la Défense Nationale ( France ) - www.aassdn.org -  
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MEMORIAL NATIONAL A.A.S.S.D.N. / Ramatuelle - Var (Livre d'Or )
Biographies des Noms gravés sur le Monument: Bp-Bz
 

BRICKA

Marcel

 

 

Né le 21 septembre 1908  à  Rambervilliers (Vosges) de Paul Bricka  et de  Jeanne Clarté Epouse: Jacqueline de Hody Profession: médecin Décédé le 30 juillet 1943 à Cologne

Réseaux: S.S.M.F./T.R., Uranus-Lorraine du S.R. Kléber, Les EtudiantsAgent P2

 

Fils d'officier, le Dr. Bricka a fait la guerre de 1939-1940 dans le service de santé. Démobilisé en août 1940, dès le mois de novembre il s'engage dans le S.R. Kléber.

Il exerce alors sa profession de médecin à Nancy (9 rue Guerrier du Dumast). Ses enfants sont très jeunes: François, 5 ans, Michèle, 3 ans, et Jean-Marie, 1 an.

Arrêté à Nancy, à la suite d'une dénonciation, il est interné dans cette ville, puis à Fresnes.

Déporté le 8 mai 1942 à Trêves, puis à Rhein Bade, il est condamné à mort le 27 janvier 1943, par le Tribunal du Peuple de Berlin , et décapité à Cologne. (Il a été jugé et exécuté avec Paul Simminger*.)

Déclaré "Mort pour la France", Marcel Bricka recevra la Médaille de la Résistance.

 

Références Archives du Bureau "Résistance";  "Années noires" de Le Marec (Ed. Serpenoise, 1990); "Réseau L'Espoir Français de Metz" de Jean Geiger (A.A.S.S.D.N.);  Bulletin de l'A.A.S.S.D.N. n°13, p.4  et n°167, p.25


BRUNET

Henri, Charles, André

 

 

Né le 12 avril 1902  à  Caen (Calvados) de Pierre, François Brunet  et de  Alice, Victorine Depleye  Epouse: Paulette ... Propriétaire d'un atelier de reproduction de plans Décédé le 20 septembre 1943  à  Paris XVe (acte de décès transcrit à Caen) ou à Ivry (dossier administratif du Bureau Résistance) 

Réseaux: Turma Vengeance, S.R. Air 40 Agent P2

 

Henri Brunet est né dans une famille de Caen. Son père possédait une fabrique de meubles à Verson, selon les informations données par Mme Brunet en 1991. Elle ajoute que, fait rare dans son milieu à cette époque, il était titulaire du baccalauréat, à la suite d'études suivies au lycée Malherbe. Il a ensuite monté une affaire de cartonnage à Paris.

Marié en 1927, il était père de deux enfants  (âgés de 11 et 13 ans au moment de l'arrestation de leur père). Le père de Paulette Brunet exploitait une ferme à Authie; les deux familles étaient liées par une lointaine parenté.

"Mobilisé en 1939 dans l'Est, comme officier de réserve du Train (capitaine), est-il dit aussi dans le témoignage de Mme Brunet, il a été rendu à la vie civile quelques mois plus tard, atteint d'une mastoïdite pour laquelle il avait dû subir une grave intervention chirurgicale. Ce problème de santé l'a incité à revenir en Normandie où il espérait une vie plus facile que dans le Paris occupé.(...) A la fin de la débâcle, il avait installé un petit atelier de reproduction de plans rue Saint Manvieu", à Caen.

"Presque aussitôt, écrira le général Raymond Pédron (journal "Carrefour" du 18 septembre 1963), il a reçu la visite d'un officier d'état-major allemand: il consentira à exécuter les travaux qu'on lui confiera ou bien son atelier sera réquisitionné et il devra abandonner la place.

Il faut qu'il se tire de cette situation. A-t-il cherché des contacts? Toujours est-il qu'au début d'avril 1941, il reçoit dans son bureau l'ingénieur des Ponts et Chaussées Esparre, officier de réserve du Génie, qui vient de reprendre son poste dans l'Orne. L'entente est rapidement scellée entre les deux hommes. Esparre, qui ramasse des renseignements de toutes sortes sur la Wehrmacht et les transmet à une filière qui aboutit au 2e Bureau français, peut compter sur Brunet. Chaque fois qu'il le pourra, ce dernier lui fournira des copies des documents allemands qui lui passeront par les mains. En outre, il fera également la liaison avec d'autres membres du réseau qu'Esparre est en train de créer en Normandie, notamment avec Doucet, son beau-frère qui habite Caen.

C'est ainsi qu'au courant des mois d'avril et mai 1941, Brunet remet à Esparre une quinzaine de reproductions de plans de l'armée allemande, parmi lesquels deux plans de la structure des sols des régions côtières, quatre ou cinq plans des fortifications de la côte Normande, l'organigramme d'un réseau de transmission, un plan d'évacuation de Caen et des cartes d'état-major. Les détournements sont facilités par le manque presque total de surveillance, qui laisse Brunet travailler à sa guise et ne vérifie jamais le nombre de ses opérations."

Dans le dossier allemand constitué pour le procès de Brunet et de ses compagnons, il sera dit que le détournement des plans a été rendu possible par l'insuffisance de la surveillance par les deux sous-officiers allemands détachés chez Brunet. En effet,ceux-ci écrivaient des lettres, lisaient des journaux et circulaient dans les locaux annexes ou, dira Brunet au tribunal, s'endormaient ou quittaient les lieux. Une seule fois un militaire allemand a eu des soupçons, mais l'enquête n'aboutit à aucun résultats.

"Esparre sent qu'il va être inquiété, poursuit le général Pédron. Un certain nombre de ses correspondants parisiens viennent d'être arrêtés. Il demande son changement et son administration le mute à Perpignan (fin 1941). Il est remplacé à la tête du réseau par le lieutenant de réserve de l'armée de l'Air Jeanne, qui prend contact sans tarder avec Brunet. Et le travail continue.

Un document de la 716e division d'infanterie allemande indique qu'en février 1942 déjà les Allemands se sont rendu compte que Brunet, par deux fois, a essayé de soustraire une copie. Mais, interrogé, il s'est excusé et a été relaché. L'affaire a été cependant communiquée au bureau de contre-espionnage de Paris. Mais, le mois suivant, l'interrogatoire de trois officiers allemands a indiqué que plus rien d'anormal n'a été remarqué dans le travail de copie d'Henri Brunet.

"Jeanne passe de temps en temps à Caen, mais c'est Brunet lui-même qui le plus souvent va remettre à Paris le fruit de ses détournements. Plutôt que de cacher ses copies dans une valise, un sac ou sous les vêtements, dans tous ces endroits où la police cherche habituellement, il les porte sous le bras, roulés dans des journaux. Et jamais il ne se fera pincer.

Il passe ainsi de nombreux plans de construction de fortifications, plans généraux et plans détaillés, des plans de dépôts de munitions, des cartes renseignées et en particulier la carte des installations défensives d'un secteur côtier, des plans d'installations diverses et notamment le plan du port de Trouville, le plan de l'arsenal de Cherbourg, le plan de l'usine électrométallurgique de Dives, des croquis de positions d'artillerie, des documents intéressant la 716e division d'infanterie, comme la liste des noms de camouflage de cette division et un organigramme de son réseau téléphonique.... " (Les plans cités ci-dessus sont ceux qui figurent dans le dossier allemand constitué pour le procès d'espionnage. Les informations de telle source sont donc à prendre avec précaution, les affirmations retenues lors des interrogatoires ne reflétant pas forcément la réalité, mais ayant pour objectif de minimiser les actions au profit du renseignement ou de protéger les autres accusés.)

La famille d'Henri Brunet ignore tout de ses activités clandestines alors que déjà, dit le général Pédron, il a  "fait connaissance avec la plupart de ses coéquipiers: l'ingénieur Maury, dont le bureau à la société métallurgique qui l'emploie sert de boîte aux lettres, l'ingénieur Rouauld de la même maison, l'employée de bureau Suzanne Speisser, d'origine alsacienne, qui a pu se glisser dans l'administration de la base aérienne allemande du Bourget....

Déjà au début de 1942, les services secrets français possèdent donc un dossier abondant, et qui se complète chaque jour, de la mise en état de défense de la Normandie face à un éventuel envahisseur venant de la mer. Et l'on sait que ces renseignements ne restaient pas en France!

Or, vers cette époque, Brunet subit une chaude alerte. Un matin son atelier est investi et fouillé de fond en comble par la Gestapo. Heureusement les policiers allemands font chou blanc. Leur enquête n'aura pas de suite. Mais Brunet, qui n'a pas perdu son sang-froid, se fâche, exige une surveillance accrue... et continue quand même à tirer des plans pour le réseau. Le danger est grave car les Allemands se sont rendu compte qu'il y avait des fuites dans leur service et ils cherchent. Cependant, imperturbablement Brunet se rend à Paris tous les quinze jours avec son paquet sous le bras."

Le document de la 716e division d'infanterie allemande indique cependant que les Allemands se sont rendu compte qu'un croquis de lignes de canalisations daté du 1er octobre 1942 a été transmis "au service de renseignement ennemi", apparemment par Brunet, au bureau du C.E. de Paris, croient-ils. Toujours est-il que les 10 et 11 octobre, le major Kretschmann , de la Direction du C.E. de Paris, vient à Caen s'entretenir confidentiellement de l'événement avec le commandant de la division. Puis il se rend à l'atelier Brunet. Celui-ci n'a pas l'interdiction de poursuivre ses travaux alors, mais le plus grand secret est exigé des officiers de la division et, désormais, l'exécution de "photocalques" est interdite en dehors des structures internes allemandes, et ceux qui seront demandés à Brunet seront soumis à autorisation préalable. C'est dire que la méfiance des Allemands est devenue grande.

Pourtant, le 20 octobre, Brunet fait, sans autorisation, un "photocalque" et il semble, dit le document allemand, qu'un exemplaire ait été transmis au Bureau de renseignements de Paris. A partir de là, toute duplication en dehors des bureaux internes est interdite; les Allemands achètent une tireuse de plans.

Ce que Brunet ignore, dit le général Pédron, "c'est qu'un traître s'est glissé dans le réseau. Maury a fait connaissance à Paris d'un inspecteur de police qui dit être un agent de renseignements du général De Gaulle et avoir des liaisons avec l'Angleterre. Avec lui on va pouvoir raccourcir le circuit des documents détournés. En fait, cet individu qui se fait appeler Rocher ne fait pas partie des cadres normaux de la police." Il fait partie de la Gestapo qui a  obtenu pour lui, d'autorité, la couverture de l'administration française.

"Peu à peu, poursuit le général Pédron, les secrets du réseau glissent dans la poche du traître qui, en identifie un à un les membres et se fait remettre les documents.

Le 8 novembre 1942, les Anglais et les Américains ont débarqué en Afrique du Nord, le 11 novembre, les Allemands envahissent la zone libre et déclenchent une vaste offensive policière sur tout le territoire. Brunet et Jeanne sont arrêtés le 11 novembre. Le 12, c'est le tour de Maury et de Rouauld. La police allemande en a des preuves irréfutables:  les doubles des documents secrets qui viennent de l'atelier de la rue Saint-Mavieu à Caen et qui ont été remis à Rocher. Suivent en décembre les arrestations de Paulette Duhalde, de Doucet, d'Esparre, de Mme de Majo-Durazzo et, fin mars, celle de Suzanne Speisser qui a fui à Lyon.

Toute l'équipe est sous les verrous. Du 3 au 11 mai, elle comparaît devant la cour martiale allemande de Paris. Les inculpés ne nient pas leurs activités. Très dignes, ils affirment avoir voulu continuer à servir leur pays. Ce n'est d'ailleurs pas cela que leur reproche l'accusation et le commissaire du gouvernement ira jusqu'à dire que, placés dans une situation analogue, des Allemands auraient eu la même conduite qu'eux. Mais le préjudice causé à l'armée allemande est d'une telle importance que le tribunal juge qu'il ne peut que se référer à l'impérieuse nécessité de protéger sans faiblesse le Reich et le peuple allemand."

Le texte du jugement allemand dit: "Les aveux de l'accusé Brunet sont complets... Il a déclaré qu'il a toujours espéré que la France reprendrait le combat. Aussi, dans cette attente, il ne s'était jamais considéré comme démobilisé et il s'était promis de continuer à combattre pour son pays. Toutefois, en raison des suites de la grave méningite dont il avait souffert, il ne lui avait pas toujours été possible d'envisager les conséquences que pouvait avoir son activité. En outre, bien que 4 000 plans de l'armée allemande soient passés entre ses mains, il n'a jamais été instruit ni mis en garde contre les activités d'espionnage par les autorités allemandes".

La cour martiale se montre indisposée par la défense de Brunet qui invoque les suites de sa méningite pour tenter d'atténuer sa responsabilité. "Son attitude devant le tribunal, au cours de l'instruction et quand il était en liberté, est-il écrit dans son dossier allemand, prouve d'une façon formelle et sans aucun doute qu'il ne s'agit là que d'un mensonge. A son premier interrogatoire, l'intéressé avait fait ressortir les motifs patriotiques de son activité. Brunet s'est rendu coupable d'une activité particulièrement dangereuse qui certes a été stimulée par l'incompréhensible insouciance des autorités militaires allemandes."

Le 11 mai 1943 la peine de mort est prononcée à l'encontre de Brunet, de Jeanne, d'Esparre, de Doucet, de Suzanne Speisser et de Mme Majo-Durazzo ( qui verra sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité), tandis que Paulette Duhalde, Maury et Rouault sont condamnés à des peines de prison.

Brunet tombe gravement malade. Le 27 mai, le jugement en ce qui le concerne est provisoirement suspendu, dans l'attente d'une expertise par des médecins spécialistes qui concluent à une diminution de la responsabilité personnelle. 

Mme Brunet fait toutes les démarches possibles pour obtenir sa grâce. En vain. "Le 18 septembre 1943, dit le général Pédron, le recours en grâce est définitivement refusé et le 20 au matin, Henri Brunet tombe sous les balles du peloton d'exécution allemand.

Il est mort comme il a vécu, courageusement et simplement. Il a laissé une lettre d'adieu d'une magnifique élévation de pensée, recommandant à ses enfants de ne jamais transiger avec le devoir, l'honneur et la pureté."

Son corps, ramené à Caen quelques mois plus tard, a été solennellement inhumé.

Déclaré "Mort pour la France", Henri Brunet sera fait chevalier de la Légion d'Honneur et recevra la Médaille de la Résistance.

 

*

Lieu de mémoire:  le nom de Henri Brunet a été donné à un groupe scolaire de Caen

 

Références:  Archives du Bureau "Résistance"; "Le S.R. Air" de Jean Bézy, p. 69 (Ed. France Empire, 1979); mairie de Caen


BUDET

Gaspard, Pierre

 

 

Né le 10 juillet 1896  à   Saint Maur-des-Fossés (Seine) de Adrien Budet  et de  Adèle, Elisa Beudin Epouse: Suzanne Lambert Profession: officier interprète Décédé le 19 février 1944  près de Saint Elia (Italie)

 Réseaux: 2e Bureau de l'État-Major de Casablanca, D.M.M., S.S.M.F./T.R.

 

Gaspard Budet, qui parlait couramment polonais et allemand, était officier interprète.

Prisonnier du 12 avril 1915 au 28 novembre 1918, sorti de captivité, il fut envoyé en Pologne, comme interprète auprès du général Heller. Il poursuivit son activité en France, avec une courte période au Maroc en 1935, fut promu capitaine de réserve en 1939, juste avant d'être rappelé à l'activité, et affecté à la Commission de Contrôle télégraphique de Rabat, puis détaché à l'État-major de Casablanca, pour être enfin démobilisé le 20 août 1940.

Veuf trois mois et demi plus tard, père d'une fille, il devait se remarier en 1942. Rappelé à l'activité à la fin de cette année-là, affecté au 2e Bureau de l'État-major de Casablanca, il devient ensuite chef du 2e Bureau du sous-groupement N de la 1re D.M.M.

Le lieutenant colonel Pardes, chef d'état-major, écrit en 1943 que, pendant la campagne de Tunisie, Gaspard Budet "a rendu les plus grands services grâce à ses qualités exceptionnelles et à son travail. Esprit mûr et méthodique, jugeant avec pondération et clarté. Officier distingué, d'une discrétion absolue, (il) a pris avec autorité le service S.M. de la 3e D.I.A." Pour la période juin-octobre de la même année, le lieutenant colonel Pardes, dira encore: "Chef du S.M. de la Division, (G. Budet) a organisé son service de façon telle qu'on peut en attendre le meilleur rendement au cours des opérations prochaines. Méthodique, pondéré, très objectif et connaissant bien la troupe ainsi que les milieux civils avec lesquels ses fonctions le mettent en relation. Animé du meilleur esprit et du plus pur patriotisme. Droit de caractère. Dévoué à sa tâche. Officier de toute confiance."

Le 28 décembre 1943, le capitaine Budet est embarqué à Bizerte et débarqué à Naples. Tué en Italie le 19 février 1944, il sera déclaré "Mort pour la France".

 

*

Lieu de mémoire: cimetière de Venafro (Italie)

 

Références:  Dossier du SHAT; Bulletin de l'A.A.S.S.D.N. n°1, p.21 et 26


BUR

Philippe, Christophe

 

 

Né le 7 octobre 1897  à  Ormes et Ville (Meurthe et Moselle) de Claude, Philippe Bur  et de  Marie Catherine Gangloff Profession: employé de la S.N.C.F. Décédé le 22 décembre 1944 (ou en janvier 1945)  à  Buchenwald 

Réseaux: S.S.M.F./T.R., Résistance Fer . Agent P2

 

Philippe Bur est employé de la S.N.C.F. Appelé en 1915, il a été en campagne du 7 janvier 1916 au 2 octobre 1919 et a reçu alors la Croix de Guerre. Il est père d'un enfant.

En novembre 1942, il s'engage dans la Résistance, comme agent de liaison (agent P1 d'abord, puis agent P2). Arrêté le 25 février 1944, il sera déporté à Buchenwald et à Dora et mourra dans les camps.

 

Références: Archives du Bureau "Résistance";  Bulletin de l'A.A.S.S.D.N. n°1, p.26, n°57, p.3, n°7O, p.26


BURETH

Louis

 

 

Né le 21 octobre 1892 à Grendelbruch  (Bas Rhin) de  Ambroise Bureth  et de  Madeleine Halter Epouse Joséphine... Profession: entrepreneur de construction Décédé le 28 février 1945  à  Dachau 

Réseau: S.S.M.F./T.R., Uranus du S.R. Kléber (Poste P2 du S.R. Guerre clandestin)Agent P2

 

Louis Bureth qui, comme Alsacien, s'est trouvé dans l'armée allemande en 1914, a déserté après un mois de campagne.

En 1939-4O, entrepreneur de construction de 47 ans, il ne fait pas la guerre, mais entre dans le S.R. clandestin comme agent P2 dès le 1er janvier 1941 (il est agent de Metzger au Poste P2).

Il est arrêté à Labroque (Bas Rhin) le 18 octobre 1943 et déporté le lendemain même à Kehl-Wolfack puis à Dachau. En déportation, il retrouve son fils, étudiant en médecine, qui, également résistant, a été arrêté en septembre 1944 dans la région de Moussey (Vosges). Son fils survivra, lui mourra le 28 février 1945 des suites de traitements inhumains.

Déclaré "Mort pour la France", Louis Bureth recevra la Médaille militaire et la Médaille de la Résistance.

 

Références: Archives du Bureau "Résistance;  Bulletin de l'A.A.S.S.D.N. n°13, p.4


 

 

 
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