Qui est le Président de l’AASSDN ? Alain Juillet s’explique !

Dans cette vidéo, Alain Juillet aborde les différentes fonctions exercés lors de sa carrière, nommé directeur du renseignement à la DGSE par le président Jacques Chirac, puis président d’honneur de l’académie d’intelligence économique,

Alain Juillet mentionne aussi dans cette émission la complexité de certaines problématiques géopolitiques actuels, en exposant principalement le déroulé de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, ainsi que le blocus iranien au détroit d’Ormuz.

Alain Juillet est actuellement président de l’association de l’amicale des anciens des services spéciaux de la défense nationale, l’AASSDN.






Vidéo : ” Révélations sur l’industrie de défense française ! “

Cette émission est consacrée aux capacités industrielles françaises de défense et aux enjeux du réarmement. Alain Juillet et Claude Medori y interrogent Emmanuel Chiva, ancien délégué général pour l’Armement, sur l’état de la base industrielle et technologique de défense.

À l’heure où nous entrons dans la 5e année du conflit entre l’Ukraine et la Russie, la France a-t-elle pris la pleine mesure de se réarmer en s’appuyant sur son tissu industriel ?
La France est-elle en mesure de relever l’ensemble de ces défis ?

Dans cette nouvelle émission, nous essayons de répondre à ces questions avec comme invité exceptionnel Emmanuel Chiva, ancien délégué général pour l’Armement, sous le feu des questions d’Alain Juillet et Claude Medori.

Date de mise en ligne : 27 février 2026
Durée : 00:47:47
Animateurs : Alain Juillet et Claude Medori
Invité : Emmanuel Chiva, ancien délégué général pour l’Armement
Compte YouTube : Open Box TV




Vidéo : “De Gaulle : La bataille pour la France”

Cette émission réunit Alain Juillet, Claude Medori et l’historien Éric Branca autour de la figure du général de Gaulle et de son héritage politique et stratégique. La discussion aborde notamment la guerre froide, la décolonisation et plusieurs débats contemporains liés au gaullisme.

Dans cette nouvelle émission, Alain Juillet et Claude Medori reçoivent Éric Branca, journaliste et historien spécialiste du gaullisme.

Des défis de la guerre froide et de la décolonisation jusqu’aux tensions historiques autour d’Israël et de la Palestine, sa vision continue de résonner, alors même que le film récent à son sujet fait l’actualité et que les futurs candidats aux élections se disputent son héritage.

Date de mise en ligne : 24 juillet 2026
Durée : 00:48:21
Animateurs : Alain Juillet et Claude Medori
Invité : Éric Branca, journaliste et historien spécialiste du gaullisme
Compte YouTube : Open Box TV




Géopolitique : Connaître les faits, comprendre les évènements

Cet article propose une lecture de l’évolution récente du paysage politique allemand et de ses possibles répercussions européennes. Il s’appuie sur des résultats électoraux, des sondages et plusieurs analyses citées dans le texte.

« Les lignes bougent. Le mouvement est général » remarque Jean Leymarie pour France culture, sans feindre la surprise. « Cette élection en Saxe-Anhalt va-t-elle changer la donne ? Pour le dire, c’est trop tôt ». En effet, deux autres élections attendent les électeurs dans l’est de l’Allemagne le 20 septembre, à Berlin et en Poméranie occidentale. En Saxe, le 6 septembre, les électeurs décidaient de la composition de leur parlement régional. Les résultats ont confirmé les sondages (1), sachant qu’il faut atteindre 5% pour obtenir un siège de député.

  • Alternativ of Deutschland (AfD) remporte 43,8% des suffrages
  • CDU (chrétiens-démocrates) 17,2%
  • SPD (sociaux-démocrates) 9,3%
  • Verts 8,9%
  • Die Linke (gauche) 8,6%
  • BSW (gauche radicale) 5,3%
  • FDP (libéraux) 2,6%
  • Autres partis : 4,3%

Ainsi, née en 2013 d’économistes anti-euro et critiques de l’UE, l’AfD remporte plus du double des voix de la CDU, le parti de Konrad Adenauer ou d’Angela Merkel, qui régnait quasiment depuis 1945 avec, en alternance, le SPD, le parti d’Helmut Schmidt, de Gerhard Scröder ou d’Olaf Scholz – avec en complément, les libéraux du FPD. Le Land de Saxe-Anhalt ne compte que 2 millions d’habitants ? Certes, mais l’AfD est bien présente partout, plus dans l’ancienne Allemagne de l’est qu’à l’ouest (2, voir l’infographie), avec aujourd’hui, selon les sondages réguliers de l’INSA résumés en tableau depuis 2012 (3), une domination générale dans le pays tout entier de 9 points sur la CDU. Au 8 septembre :

  • AfD : 29%
  • CDU : 19,5%
  • Grüne (les Verts) : 13,5%
  • SPD : 12,5%
  • Die Linke (gauche) : 10,5%
  • FDP (libéraux) : 4,5%
  • BSW (gauche radicale) : 4%
  • Autres : 6,5%

Notons qu’au début de l’année, CDU et AfD étaient à l’égalité (autour de 25% au niveau fédéral). Et qu’en mai 2025, lors de l’arrivée du chancelier Friedrich Merz, les deux formations politiques étaient au coude-à-coude (24,5% chacune). On se souvient aussi que Friedrich Merz lui-même avait déjà sollicité l’appui de l’AfD en janvier 2025 pour appuyer une motion visant à renforcer les contrôles policiers de l’immigration – même s’il a cherché, avec un groupe transpartisan de 124 députés (5), à déclarer l’AfD illégale, ce qu’a refusé la Cour allemande de Karlsruhe.

Pour les deux élections à venir le 20 septembre, l’AfD est donnée gagnante dans le Mecklembourg-Poméranie par l’INSA et d’autres (4) avec près de 36 %, devant la ministre-présidente SPD Manuela Schwesig à 29 %. Qui pourrait néanmoins conserver le pouvoir avec une coalition de gauche. A Berlin, les derniers sondages montrent une légère avance de Die Linke sur la CDU et l’AfD (6). Rien n’est donc certain. Mais en Saxe Anhalt, c’est le parti (BSW) de la belle Sahra Wagenknecht, qui a fait sécession de la gauche (Die Linke) en octobre 2023 qui pourrait offrir à l’AfD la possibilité d’une majorité absolue : elle a gagné 5 sièges au nouveau parlement du Land, quand l’AfD en a remporté 39 sur 83. Les discussions sont ouvertes.

Et oui, donc, les lignes ont bougé.

En dehors de « l’émotion » convenue exprimée par la presse générale en Europe, avec l’évocation chez certains d’un retour aux années trente et à la résurrection de « l’extrême droite » nazie, peut-on réfléchir ?

« Dans la région, la majorité des électeurs de l’AfD sondés disent qu’ils veulent montrer au gouvernement qu’ils sont insatisfaits » constate l’enseignante-chercheuse Valérie Dubslaff interrogée par France-Info (7). Ajoutant : « Leur vote devient néanmoins de plus en plus un vote d’adhésion ». Insatisfaits de quoi, les électeurs ? Du chancelier lui-même, (« Seuls 16% d’Allemands ont une opinion positive de leur dirigeant, selon un sondage YouGov publié en juillet »), de l’état de l’économie allemande qu’ils jugent très dégradé, de leur relégation réelle de la prospérité générale – le PIB par habitant y est d’environ 38 500 euros, contre 53 500 euros pour l’ensemble de l’Allemagne, selon les statistiques officielles du pays (8). « Selon une note de la chercheuse au Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l’IFRI, Jeanette Süss, constate le Figaro (1), « ‘le choc de la transformation’ après la chute du Mur, la désindustrialisation et l’émigration vers l’Ouest ont laissé une trace durable. Beaucoup d’Allemands de l’Est se considèrent comme les “perdants de la réunification”, des laissés-pour-compte d’un processus piloté depuis l’Ouest ».

Certes. Mais à l’aune du succès de l’AfD partout dans le pays, quelle trace auront laissé les multiples crises subies depuis plus de vingt ans ? « L’afflux migratoire de 2015, la pandémie de Covid-19, la guerre en Russie, la flambée des prix de l’énergie, les attentats islamistes sur le sol national – (qui) affectent tout le pays, (et) le parti anti-establishment gagne du terrain partout » constate encore le quotidien. En fait, c’est aussi le modèle de société que la coalition au pouvoir à Berlin, « l’establishment », leur a proposé que les électeurs allemands contestent, quand ils souhaitent conserver leur culture et leur mode de vie.

Que refuse l’AfD ? Une immigration que préconisent Bruxelles et l’UE comme nouveau modèle européen par exemple. Elle était déjà eurosceptique à sa naissance, en 2013, à l’époque de l’échec de la stratégie de Lisbonne décidée en 2000 et remplacée par une « stratégie Europe 2020 » elle-même sans résultat, comme le reconnaissait avec honnêteté le site français du Premier ministre Vie publique (9). Le contexte allemand ? Sous la pression des Verts, Angela Merkel a renoncé au nucléaire. Soit. Mais elle bénéficiait de l’énergie à bas prix russe, indispensable à son industrie lourde ? Oui, et l’Allemagne y a renoncé aussi, en sacrifiant le tube rescapé de l’attentat contre le gazoduc Nord Stream en septembre 2022. L’AfD conteste la rupture des relations avec la Russie, où l’Allemagne était le premier investisseur. Elle préconise une reprise apaisée d’un dialogue, le retour d’une voix allemande sinon européenne, ce qui peut inquiéter si l’on parle de mainmise sur l’Europe.

Pourquoi ? Parce que le monde bouge, sans que l’Europe y ait prise.

Le constat des faits est sans appel. Ni à Washington, ni à Pékin, ni à Moscou, où se profile son avenir sans elle, l’Europe n’est plus écoutée – alors que les envoyés américains discutent du moyen de mettre fin à un conflit qui embarrasse le président Trump et qu’il faudra bien aborder la question essentielle de l’architecture de sécurité européenne pour un règlement durable. Havre de paix prospère, l’UE ? L’image appartient au passé. Exemple ? Non, ont répondu les électeurs islandais le 29 août dernier par référendum, nous ne souhaitons pas rouvrir des négociations d’adhésion. L’Union européenne actuelle n’est plus une réponse au monde qui vient.

La réalité ? Rien de sûr n’a filtré des entretiens de Steve Witkoff et Jared Kushner avec Vladimir Poutine à Moscou le 5 septembre – sauf que les Européens n’y étaient en aucune façon invités. Notons que le BSW de Sahra Wagenknecht fait le même constat, le monde bouge sans l’Europe ni l’Allemagne, ce qui explique les discussions étonnantes entre un parti qualifié « d’extrême droite » et un mouvement de « gauche radicale ».

Les cris d’orfraie de la presse comme des politiques de l’establishment ne peuvent pas réduire à rien la question que posent les électeurs aujourd’hui allemands, demain ailleurs en Europe : quelle société voulons-nous, quel rôle voulons-nous jouer demain dans le monde avec notre culture et nos intérêts, comment y parvenir quand nous sommes en plein brouillard ?

Pour le dire, il est trop tôt. Pas pour y travailler.

Hélène NOUAILLE
La lettre de Léosthène
le 9 septembre 2026

Notes :

(1) Résultats de l’élection dans le land de Saxe-Anhalt le 6 septembre 2026 (infographie le Figaro, source Deutsche Welle)
https://datawrapper.dwcdn.net/9OWR6/4/

L’article au complet du Figaro le 7 septembre 2026, Dolène Vary et service infographie (abonnés)
https://www.lefigaro.fr/international/victoire-historique-en-saxe-anhalt-que-pese-l-afd-dans-les-autres-laender-allemands-20260907

 (2) La présence de l’AfD dans les différents Länder allemands au 6 septembre (infographie du Figaro, source Walhrecht.de)
https://datawrapper.dwcdn.net/3j1AC/2/

 (3) INSA, tableau des sondages (depuis 2012)
https://www.wahlrecht.de/umfragen/insa.htm

 (4) Sondages élections du 20 septembre 2026 dans le Land du Mecklembourg-Poméranie-occidentale
https://www.epocinfo.fr/sondages_veille.php?election=Mecklenburg-Vorpommern+State+Parliament+-+Popular+Vote+9%2F20%2F2026

 (5) Le Monde, le 31 janvier 2025, Elsa Conesa, correspondante à Berlin, Allemagne : l’interdiction de l’AfD, le parti d’extrême droite en plein essor électoral, discutée pour la première fois au Bundestag
https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/31/en-allemagne-l-interdiction-de-l-afd-en-debat-au-bundestag_6524485_3210.html?srsltid=AfmBOoq8UApNXrNCRzBQEVO3z8YnxrWWaC-ieC-3yofNaAC8PZJhyzFt

(6) PolitPro.eu, Tendance électorale pour les élections législatives à Berlin au 8 septembre 2026
https://politpro.eu/fr/berlin

(7) France-Info, le 7 septembre 2026, Fabien Jannic-Cherbonnel, Valentine Pasquesoone, Pourquoi la victoire de l’AfD lors des élections en Saxe-Anhalt est un séisme politique en Allemagne
https://www.franceinfo.fr/monde/europe/allemagne/pourquoi-la-victoire-de-l-afd-lors-des-elections-en-saxe-anhalt-est-un-seisme-politique-en-allemagne_8176916.html

(8) VGR Monitor der Länder (en allemand seulement) https://interaktiv.statistik.nrw/app_proxy/84c10c53-dd1c-428e-bc4c-8976aae104f2/

(9) Vie publique, le 11 novembre 2028, Marion Gaillard, De la stratégie de Lisbonne à la stratégie Europe 2020
https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/38558-de-la-strategie-de-lisbonne-la-strategie-europe-2020

Source création de l’mage : IA




Marine nationale : Des équipements qui arrivent au compte-goutte

Ce communiqué présente la livraison à la Marine nationale des deux premiers avions de surveillance et d’intervention maritime Albatros. Il détaille le programme AVSIMAR, les capacités des appareils et le calendrier prévu pour le renouvellement de la flotte.

L’Albatros sera principalement employé pour des missions de surveillance et de protection, mais sera également mis en œuvre pour le soutien aux populations en cas de catastrophe naturelle. Il est développé sur la base civile du Falcon 2000 LXS équipé des capteurs nécessaires aux missions de surveillance et d’intervention maritime ainsi que de systèmes permettant une réelle exploitation de la situation tactique. L’autonomie et la vitesse du Falcon 2000 LXS lui permettent de surveiller des zones très étendues et d’y intervenir rapidement. Il dispose d’un rayon d’action 10 à 30 % supérieur à celui des avions de surveillance maritime actuels. 

Doté de capacités de connectivité de type SATCOM, il dispose également d’un détecteur de balise Search and Rescue, d’un système de largage de canot de survie et de marqueurs fumigènes pour les missions de sauvetage en mer. Les capteurs principaux de haute performance – le radar de surveillance maritime à antenne active (AESA) opérant en bande X SearchMaster de Thales et la boule optronique EuroFLIR 410 de Safran – sont gérés par un système de mission développé par Naval Group. Ce développement croisé reflète l’excellence technique des industriels français dans ces domaines.

Après un premier vol réussi le 24 janvier 2025, l’Albatros a fait l’objet de vols d’essais et de certification, conduits avec la contribution du Centre DGA Essais en vol sur le site d’Istres (13). Les deux appareils ont été réceptionnés par la DGA avant de rejoindre la base d’aéronautique navale de Lann-Bihoué les 27 et 31 juillet 2026 où le Centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale (CEPA) y initie les expérimentations militaires en vue d’une première capacité opérationnelle (PCO).

La livraison d’un troisième Albatros est prévue fin 2026. Les livraisons suivantes se poursuivront à raison de deux avions par an.

Conduit par étapes, le programme AVSIMAR vise, dans un premier temps, à acquérir une flotte de douze avions pour assurer l’intégralité des missions d’intervention et une partie des missions de surveillance. La seconde phase du programme prévoit l’acquisition de moyens complémentaires, notamment de type drones, afin d’atteindre 100 % des objectifs de surveillance.




Hommage à Jacques Morlanne, résistant et créateur du Service Action en 1946

Cet article revient sur le parcours de Jacques Morlanne, officier de renseignement et figure de la Résistance, devenu après-guerre l’un des responsables du Service Action. La vidéo produite par l’AASSDN complète cette présentation biographique.



Jacques Morlanne (ou souvent écrit Morlane), alias de Henri Fille-Lambie, né le 2 mai 1909 à Vaillant (Haute-Marne) et mort le 30 janvier 1978 à Toulon (Var), était un colonel de l’Armée française.

Officier de l’Armée de l’Air, il rejoignit la Résistance au sein de l’Organisation de résistance de l’Armée (ORA) puis du Bureau central de renseignements et d’action (BCRA), les services secrets de la France libre. En 1945, il participa aux débuts de la guerre d’Indochine au sein de la Force 136.

En 1946, de retour en France, il crée puis dirige jusqu’en 1957 le Service Action des services secrets français, le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE).

Production de la vidéo : AASSDN




Actualité : Un légionnaire valide l’excellence de sa formation

Cet article relate l’évasion d’un caporal de la Légion étrangère française retenu en Colombie, ainsi que les circonstances de son retour auprès des autorités. Le récit s’appuie sur des informations attribuées au quotidien colombien El Tiempo et à la presse française.

José Olger Melo Charry, caporal colombien de la Légion étrangère française, a réussi à échapper aux dissidents des ex-FARC qui le retenaient dans le sud-ouest de la Colombie.
En permission dans son pays, il avait été enlevé le 6 août dans le département de Nariño.

Après avoir réussi à fausser compagnie à ses ravisseurs, le militaire a passé quatre jours, seul, dans la nature avant de rejoindre par ses propres moyens un poste de police dans la soirée de samedi, rapporte le quotidien colombien El Tiempo.

Dimanche matin, il a été « héliporté d’El Ejido à Pasto, capitale de l’État de Nariño. Arrivé à Pasto, il a été conduit dans un centre médical où il demeure sous observation, accompagné de sa famille », précise le journal.

La guérilla de l’EMC, principale dissidence issue des anciennes FARC, avait revendiqué l’enlèvement du caporal, capturé alors qu’il circulait sur une route de Nariño.

Le Figaro
Lundi 07 septembre 2026




Mercosur : La France à perdu sa souveraineté alimentaire

Cet article, extrait de la revue Services Spéciaux n°275, présente une analyse critique de l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur. Son auteur examine ses conséquences institutionnelles et agricoles du point de vue français.

Comme on pouvait le prévoir, la Commission européenne a décidé de mettre en vigueur à titre provisoire l’accord signé, avec les pays du Mercosur sans qu’il ait été ratifié par le Parlement Européen et avant même que la Cour de Justice ait examiné le recours dont elle a été saisie. Ce n’est malheureusement pas une surprise pour qui connaît l’obstination idéologique et l’impérialisme institutionnel de la Commission.

Elle n’aime ni la démocratie, ni les États membres (sauf quand ils sont « dociles »), ni les peuples (a fortiori quand ils s’expriment). Elle est en train de devenir une institution illibérale et, par voie de conséquence, dangereuse. D’une part parce qu’elle n’hésite plus à s’affranchir des Traités (dont elle est pourtant la gardienne) dès lors qu’ils font obstacle ou qu’ils sont susceptibles de faire obstacle à l’extension de son pouvoir. D’autre part parce qu’elle ne conçoit plus et n’admet plus qu’il puisse y avoir le moindre frein, pour ne pas dire la moindre opposition, aux initiatives qu’elle prend, le plus souvent par esprit de système et sans même avoir pris la précaution élémentaire d’en évaluer si peu que ce soit les conséquences potentielles. C’est une « machine » que plus personne n’est réellement en mesure de contrôler, a fortiori depuis que l’élargissement à marche forcée de l’Union Européenne a augmenté inconsidérément le nombre des États membres.

Loin de n’être qu’un déni de démocratie, la décision prise par la Commission doit également être considérée comme une véritable gifle pour notre pays. D’abord parce qu’elle n’a tenu aucun compte ni des réserves exprimées, ni des avertissements lancés par un certain nombre d’États membres, la France en tout premier lieu, pour la dissuader de passer outre la saisine de la Cour de Justice. Ensuite parce qu’elle a pris soin de mettre les Autorités françaises devant le fait accompli en ne les informant de la décision qu’elle avait prise que juste avant qu’elle soit rendue publique. Enfin parce qu’elle l’a prise et l’a fait connaître alors même que le Salon de l’Agriculture n’avait pas encore fermé ses portes, ce qui montre, s’il en était besoin, le peu de cas qu’elle fait de nos agriculteurs et, plus encore, le mépris foncier qu’elle leur voue. Comment peut-on encore compter sur la Commission pour défendre si peu que ce soit les intérêts de notre agriculture, ceux de nos éleveurs notamment, dans les négociations à venir ? Son objectif étant, par construction et comme d’habitude, de conclure à n’importe quel prix, elle n’hésitera pas plus à les sacrifier pour y parvenir qu’elle ne l’a fait dans le cadre de la négociation avec les pays du Mercosur.

[…]

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Informations sur la revue dont est extrait l’article

Nom de la revue : Services Spéciaux
Numéro : 275
Dossier principal : Les différentes dimensions de l’influence : profilage des comportements, diasporas, langues, religions …
Thème de la revue : 
Influence
Parution : Juin 2026
Pages : 128

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DIOR : Un nom qui allie sacrifice et excellence française

Catherine Dior, sœur du couturier Christian Dior, s’engage dans le réseau de résistance franco-polonais F2 en 1943 avant d’être arrêtée, torturée puis déportée à Ravensbrück. Elle survit à la déportation et revient en France en mai 1945, après avoir refusé de livrer des informations sous la torture.

Ginette Dior, dite Catherine Dior, naît à Granville en 1917. Sœur cadette du célébrissime couturier Christian Dior, elle intègre le réseau de résistance franco-polonais F2 en 1943. Arrêtée par la Gestapo un an plus tard à Paris, elle est torturée mais ne cède pas. Déportée à Ravensbrück, en Allemagne, elle en réchappe en mai 1945 et revient en France.

Tout commence à Granville, en Normandie. Les parents de Catherine, Alexandre Maurice Louis Dior et Marie-Madeleine Dior, mènent une vie aisée et paisible entourés de leurs quatre premiers enfants, dont Christian, le second, grâce au commerce d’engrais et d’eau de Javel dans lequel s’enrichit le père de famille. Les Dior vivent dans une vaste villa, Les Rhumbs, face à la Manche. Catherine, benjamine de ses frères et sœurs, naît en 1917 et connaîtra, contrairement à sa fratrie, une enfance parisienne, la famille ayant déménagé à Paris sept ans avant sa naissance.

Les années qui suivent sont difficiles. Le krach boursier de 1929 contraint la famille à déménager dans le Sud, dans le petit village varois de Callian, à 800 kilomètres de la capitale. Ruiné « en quelques jours », racontera plus tard Christian Dior, Maurice Dior perd ensuite brutalement son épouse en 1931, à l’âge de cinquante-deux ans. Le frère de Catherine, Bernard, est quant à lui interné pour schizophrénie. À 18 ans, Catherine Dior se rend à Paris à l’invitation de son frère Christian et travaille auprès de lui. Malgré leurs douze ans d’écart, ils s’entendent à merveille et partagent une même passion pour les fleurs et les jardins, héritée de leur mère, mais aussi pour la musique et l’art. Catherine est par ailleurs la seule à qui Christian Dior confie son homosexualité.

Cinq ans plus tard, le grondement des canons de la Seconde Guerre mondiale contraint la jeune femme à retourner auprès de son père dans le Sud. Elle s’installe dans son petit mas sans confort ni électricité, Les Naÿssès, acquis par Maurice Dior suite à la vente de sa propriété granvillaise. « En ces temps de guerre, Catherine Dior y vit sans électricité ni agrément, cultivant sur le terrain qui entoure la maison de son père quelques haricots verts et petits pois pour leur subsistance. Des dispositions difficiles qui sont pourtant bien loin des enfers qui l’attendent », souligne un article de Madame Figaro qui lui est consacré en 2024. Christian est quant à lui mobilisé en septembre 1939, rejoignant la 47e compagnie du génie.

[…]

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Nom de la revue : Services Spéciaux
Numéro : 275
Dossier principal : Les différentes dimensions de l’influence : profilage des comportements, diasporas, langues, religions …
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Parution : Juin 2026
Pages : 128

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Douanes : Un outil essentiel pour mener la guerre impitoyable contre la drogue

Cet article présente les principaux moyens humains, matériels et opérationnels dont dispose la douane française pour assurer ses missions de contrôle, de surveillance et de lutte contre les trafics. Il rappelle également l’organisation des personnels et les équipements mobilisés pour sécuriser les flux et le territoire.

Moyens, méthodes et valeurs de la douane française

L’administration des douanes exerce des missions variées : lutte contre les trafics et la criminalité organisée, accompagnement personnalisé des entreprises évoluant à l’international, contrôle des marchandises à l’import et à l’export. Elle possède des moyens humains et matériels adaptés à la spécificité de ses missions et une charte des valeurs pour atteindre ses objectifs.

Les moyens et méthodes

Les moyens humains

Plus de 16 000 agents (toutes catégories confondues), dont 38,5 % de femmes et 61,5 % d’hommes

Les agents des douanes sont répartis en deux branches d’activité :

  • 52 % d’agents en civil exerçant dans le domaine du contrôle des opérations du commerce international et de l’administration générale ;
  • 48 % d’agents en uniforme et armés affectés à des missions de surveillance du territoire.

Les moyens matériels

La douane dispose également d’équipements en constante modernisation :

  • un armement et un habillement adapté (gilets pare-balles) ;
  • des scanners fixes et mobiles, densimètres, appareils à rayons X ;
  • un parc terrestre : motos et véhicules routiers ;
  • une flotte navale : patrouilleurs garde-côtes, vedettes de surveillance ;
  • une flotte aérienne : avions et hélicoptères.

[…]

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Nom de la revue : Services Spéciaux
Numéro : 275
Dossier principal : Les différentes dimensions de l’influence : profilage des comportements, diasporas, langues, religions …
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Parution : Juin 2026
Pages : 128

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