Innovation défense : Succès du premier vol d’Heliblade, futur drone de très haute altitude

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

DU MINISTÈRE DES ARMÉESET DES ANCIENS COMBATTANTS

Paris, le 24 juillet 2026

Très haute altitude : présentation des capacités en vol du démonstrateur Heliblade

  • Le 24 juillet 2026, la société X721 a réalisé en Nouvelle-Aquitaine un vol de son démonstrateur Heliblade, drone expérimental d’environ 20 mètres de diamètre, à mi-chemin entre un hélicoptère et un avion.
  • Cet objet innovant a vocation d’emporter dans la stratosphère à l’horizon 2030 une charge utile de renseignement ou de télécommunication. Il pourra ainsi être utilisé pour des missions de défense et, dans une logique duale, pour des missions de sécurité (surveillance des feux de forêts, rétablissement des communications au-dessus des zones sinistrées, etc.). 
  • Grâce à l’énergie solaire, ce drone sera susceptible d’évoluer pendant plusieurs mois au-delà de 20 km d’altitude, les conditions météorologiques et d’ensoleillement y étant adaptées pour des vols de très longue durée.

Au cours de ce vol, réalisé à basse altitude, la société X721, en présence de l’armée de l’Air et de l’Espace, de la Direction générale de l’armement (DGA) et de l’Agence de l’innovation de défense (AID), a pu tester le concept, la stabilité et la manœuvrabilité de ce drone. L’exploitation des données du vol permettra à la société de poursuivre le développement du système Heliblade. Le vol s’est déroulé en deux temps avec un premier palier à 15 mètres, puis une seconde phase en palier à 35 mètres d’altitude.

Cette première étape est une réussite collective et le fruit d’un travail commun entre l’armée de l’Air et de l’Espace et son Centre d’expertise aérienne militaire (CEAM), la DGA (via l’AID et la direction de l’ingénierie et de l’expertise) et la Direction de la sécurité des aéronefs d’État (DSAÉ). Ce vol illustre la capacité du ministère des Armées et des Anciens combattants à innover au profit des opérations et à accompagner les entreprises du secteur aérospatial. Le développement de ce drone, soutenu et accompagné par l’AID au profit de l’armée de l’Air et de l’Espace, s’inscrit pleinement dans la déclinaison de la stratégie des Armées pour la très haute altitude.

À propos de la très haute altitude La « très haute altitude » (THA) correspond à l’espace aérien compris entre environ 20 et 100 km d’altitude, espace qui sera de plus en plus utilisé dans les années à venir, par les acteurs civils comme militaires. Pour répondre aux enjeux de souveraineté et de supériorité opérationnelle de cet espace, la stratégie des armées pour la THA publiée en juin 2025 repose sur trois piliers: détection, interception, opération. Pour opérer dans la THA, les armées suivent le développement des plateformes permanentes en haute altitude (High altitude permanent systems) telles que les drones solaires, les ballons stratosphériques ou les ballons dirigeables

Contacts médias :
Service d’information et de relations publiques de l’armée de l’Air et de l’Espace
Centre médias du ministère des Armées et des Anciens combattants




Géopolitique. Japon : Ouverture prudente vers Moscou et Pékin

Des nouvelles intéressantes du côté de l’Asie, où se tenait la 33e rencontre ministérielle de l’Association des nations du sud-est asiatique, l’ASEAN, ouverte le 21 juillet à Manille, aux Philippines. Parmi les 27 pays présents, dont la Chine, la Russie, les Etats-Unis, ainsi que l’Union européenne, le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, membre du parti libéral-démocrate (PLD), dont il a été le Secrétaire général (2021-2024), comme la Première ministre Sanae Takaichi – un homme expérimenté, plusieurs fois ministre dans les gouvernements précédents.

Bien entendu, cette réunion avait pour objet la coopération régionale (l’ASEAN) représente près de 9% de la population mondiale et le FMI lui prévoyait une croissance de 4,5% en avril dernier). Mais une coopération par le dialogue et la diplomatie – loin donc des confrontations qui obscurcissent le climat économique mondial.

Ce que paraît, prudemment, souhaiter le Japon.

En effet, nous informe le site Japan Daily via Instagram (1), « Toshimitsu Motegi, s’est brièvement entretenu avec son homologue chinois, Wang Yi, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères dans le cadre de l’ASEAN à Manille ». Pourquoi tant de prudence ? Parce que « cet échange marque la première interaction entre les ministres japonais et chinois des Affaires étrangères depuis novembre 2025, date à laquelle les déclarations de la Première ministre Sanae Takaichi devant le Parlement concernant Taïwan avaient conduit à une recrudescence des tensions diplomatiques ». En effet, nous l’avions relevé ici (2), Sanae Takaichi, proche de son mentor et « faucon » Shinzo Abe, assassiné en juillet 2022, n’avait pas hésité, dès son intronisation, à affirmer une position forte en face des prétentions de la Chine sur Taïwan, suscitant de vives réactions à Pékin.

A la satisfaction de Donald Trump, qui lui a souhaité « beaucoup de succès dans la mise en œuvre de son programme conservateur, axé sur la paix par la force » (2). Mais depuis, les relations bilatérales avec la Chine ont été marquées « par des frictions persistantes, comme en témoigne l’imposition récente par Pékin, fin juin, de contrôles stricts à l’exportation sur les biens à double usage destinés à des entités japonaises » (1).

Peu d’informations sur le contenu de la rencontre. La chaîne publique japonaise NHK confirme (3) : « Les détails de la conversation n’ont pas été divulgués. M. Motegi aurait souligné l’importance de la communication. Le ministre japonais a réaffirmé qu’elle était essentielle en raison des problèmes et des défis qui persistent entre les deux pays. Il a déclaré que le Japon et la Chine jouent un rôle majeur pour la paix dans la région et qu’il est extrêmement important de poursuivre le dialogue ». Certes, si l’on en croit l’Asahi Shimbun (4), le deuxième plus grand quotidien japonais, on est plus réservé du côté chinois. « Lors d’une conférence de presse tenue le 23 juillet, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a déclaré :

« Aucune rencontre n’était prévue entre le ministre des Affaires étrangères Wang Yi et la délégation japonaise à Manille », refusant ainsi de reconnaître ce contact ».

Soit, les portes fermées sont difficiles à rouvrir.

Mais il semble bien que Toshimitsu Motegi souhaite cette ouverture, et qu’il ait plus de succès avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, qu’il a « brièvement » rencontré lors d’un dîner, le 21 juillet. Japan Daily comme l’Asahi Shimbun y sont attentifs. Ce dîner est le « premier contact entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022 », note le quotidien, quand le Japon a rejoint « les États-Unis et l’Europe pour imposer des sanctions financières et autres à la Russie, qui, en représailles, avait qualifié le Japon de « pays hostile ». Hostile ? La période est difficile, reconnaît Toshimitsu Motegi qui connaît son homologue de longue date, mais « il est important de gérer de manière appropriée les relations bilatérales, notamment la communication intergouvernementale, ainsi que les échanges culturels et entre les peuples » (4).

Ce à quoi les Russes semblent répondre plutôt favorablement : en effet, rapporte l’agence russe TASS (5), « au Japon, nombreux sont ceux qui ont souligné les relations personnelles étroites que Motegi a nouées avec Lavrov. Le ministre des Affaires étrangères lui-même a évoqué une « relation de confiance », rappelant plusieurs échanges – y compris des discussions informelles – avec Lavrov. Il convient notamment de noter que, lors d’un discours prononcé en avril lors du Rassemblement national pour la restitution des territoires du Nord (terme utilisé par le Japon pour désigner les îles Kouriles du Sud, qui appartiennent à la Russie), Motegi a fait référence à des « longues négociations » menées avec M. Lavrov le 7 février précédent ». Notons que Vladimir Poutine est favorable à un accord sur les Kouriles – et surtout à signer formellement la paix avec le Japon, ce qui paraissait possible avant l’ouverture des hostilités en Ukraine, puis abandonné. La paix n’a jamais été officiellement signée entre les deux pays… depuis 1945.

Sauf que la route s’annonce encore longue.

Tass en effet ajoute : « le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Andreï Rudenko, a critiqué la position du Japon, affirmant dans une interview accordée à l’agence TASS que Tokyo avait instauré des sanctions contre la Russie « pour faire preuve de solidarité avec l’Occident » et continuait de les maintenir. M. Rudenko a suggéré que le Japon fasse le premier pas vers la réconciliation en renonçant à sa « politique hostile » envers la Russie ». Il avait même été prévu une rencontre formelle entre Toshimitsu Motegi et Sergueï Lavrov à l’occasion de cette réunion de l’ASEAN – ce qui ne s’est pas fait. « Bien que M. Motegi ait déclaré que « Tokyo était ouvert au dialogue avec Moscou », il a précisé qu’il n’existait pour l’instant aucun projet concret concernant de telles discussions ».

Soyons clairs, le Japon cherche à protéger ses intérêts dans ses relations avec la Russie, à commencer pour ses besoins en énergie. Dès le début du mois de janvier 2026, nous le notions ici (2), la Première ministre faisait passer un message d’apaisement à Vladimir Poutine – malgré le contentieux toujours en cours sur Sakhaline et ses richesses énergétiques, où le Japon a investi. « Sanae Takaichi a transmis un message au président russe Vladimir Poutine, par l’intermédiaire du député Muneo Suzuki, indiquant que Tokyo considère ses relations avec Moscou comme importantes »tout en souhaitant, rapportait TASS, « un cessez-le-feu rapide en Ukraine ». Et les contacts se sont multipliés, ce que confirme l’Asahi Shimbun. « Fin mai, plusieurs responsables, dont Masayoshi Arai, directeur général du Bureau de la politique commerciale au ministère de l’Économie, se sont rendus à Moscou pour discuter de la « protection des actifs » des entreprises japonaises » (4). On a aussi parlé de zones de pêche, de visas, et réussi à rétablir un échange d’étudiants.

Qu’est-ce qui a fait bouger le Japon, prudemment demandeur de dialogue avec Pékin comme avec Moscou ? Certainement la position américaine sur l’Iran qui ne permet pas la réouverture du détroit d’Ormuz, ce qui pénalise une économie japonaise, la quatrième au monde : 90% de son pétrole provenait du Moyen-Orient – dont 70% passait par le détroit. Le piège, possible, de l’engrenage d’une « guerre sans fin » entre l’Iran et les Etats-Unis éloigne la perspective d’une « paix acquise par la force », mantra de Donald Trump tel que le défendait le département d’État américain (6) le 4 mars dernier, avant l’assassinat de l’ayatollah Khamenei et des siens le 28 février.

Ce qui n’a pu échapper à Sanae Takaichi. La Chine moins allante que la Russie ? Attendons ce que la belle Sanae aura à dire sur Taïwan.

Nous suivrons l’affaire.

Hélène NOUAILLE
La lettre de Léosthène
 

Cartes :

Le Japon, la Russie et les Kouriles (source : le Monde diplomatique)
https://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L640xH969/carte8155-11f97.jpg?1757206386

Le Japon, ses petites îles et Taïwan (source : BFM)
https://images.bfmtv.com/vzrjEUp3X0g06NNlzvrwsT7Hh6Q=/0x0:1920×1080/1920×0/images/Le-Japon-erige-un-archipel-de-missiles-face-a-la-Chine-2198204.jpg

Les bases américaines à Okinawa (source : Nippon.com)
https://lesmotsdetaiwan.com/wp-content/uploads/2025/01/2020-okinawa-us-facilities.png?w=914 

Notes : 

(1) Japan Daily, le 23 juillet 2026, Japan Foreign Minister Motegi Holds Direct Talks With Chinese and Russian Counterparts
https://www.instagram.com/p/DbIXUwGkfhd/

(2) Voir Léosthène n° 1971/2026, le 11 février 2026, Le Japon de Sanae Takaichi : une victoire et des questions

Ainsi, il peut y avoir des dissolutions heureuses. Au moins au Japon. Sanae Takaichi, conservatrice du parti libéral démocrate (PLD) élue en octobre dernier, ne disposait que d’une courte majorité à la chambre basse (l’Assemblée nationale). Pas assez pour gouverner comme elle l’entendait. Première femme élue au poste de Premier ministre dans un pays encore attaché à son passé patriarcal, elle a pris le pari de profiter de l’extraordinaire état de grâce qui a suivi sa prise de fonction, le 21 octobre dernier – 75% d’approbation en décembre, plus de 60% encore en janvier. Elle décide de dissoudre la chambre basse et de provoquer des élections anticipées le 8 février. Sur quel programme ? Une direction qui plaît à Donald Trump, qui lui souhaite « beaucoup de succès dans la mise en œuvre de son programme conservateur, axé sur la paix par la force », dans un message publié sur les réseaux sociaux ». Que veut dire pour Sanae Takaichi la paix par la force ?

(3) NHK, le 23 juillet 2026, Premier entretien des ministres chinois et japonais des Affaires étrangères depuis la détérioration des relations entre Pékin et Tokyo
https://www3.nhk.or.jp/nhkworld/fr/news/20260723_14/

(4) Asahi Shimbun, le 24 juillet 2026, Japan dips toe into diplomatic waters with China, Russia
https://www.asahi.com/ajw/articles/16752964

(5) TASS, le 23 juillet 2026, Japan’s foreign minister recounts first contact with Russian counterpart in six years
https://tass.com/world/2164249

(6) US Departement of State, le 4 mars 2026, Maison Blanche, Le président Trump, ou le leadership de la paix par la force (traduction en français du site lui-même)
https://www.state.gov/translations/french/le-president-trump-ou-le-leadership-de-la-paix-par-la-force

Source photo bandeau : Google Maps




Dissuasion nucléaire avancée: Gesticulation Franco-allemande

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

DU MINISTÈRE DES ARMÉESET DES ANCIENS COMBATTANTS

Paris, 17 juillet 2026

Le 16 juillet, le Commandement des forces aériennes stratégiques françaises (CFAS) et l’armée de l’Air allemande (Luftwaffe) ont conduit la première activité aérienne conjointe en déclinaison de la stratégie française de « dissuasion avancée », sans mise en œuvre d’arme nucléaire.

Deux avions de combat Rafale français de la base aérienne de Saint-Dizier (52) et deux Eurofighter allemands de la base aérienne de Nörvenich (Allemagne) ont rejoint un MRTT Phenix français pour réaliser un ravitaillement en vol.

Les chasseurs ont ensuite conduit des manœuvres spécifiques et se sont posés ensemble sur la base aérienne de Nörvenich, qui accueillait le Conseil franco-allemand de défense et de sécurité (CFADS) le 17 juillet 2026.

Cette activité matérialise la première étape opérationnelle dans le cadre de la coopération stratégique bilatérale mise en place par le président Macron et le chancelier Merz dans leur déclaration conjointe du 2 mars 2026.

De surcroît, cette initiative a également permis de renforcer l’interopérabilité globale des forces aériennes françaises et allemandes.

Etat-major des Armées




Mémoire : 20 juillet, anniversaire de la mort d’une héroïne française

Le 20 juillet 1989, mort de Marie Madeleine Fourcade, chef du réseau Alliance durant la Seconde Guerre mondiale.

Marie-Madeleine FOURCADE (1909- 1989)

Née le 8 novembre 1909 à Marseille, dans une famille de la haute bourgeoisie catholique. Enfance à Shanghai, entre les cadres des Messageries Maritimes et les dîners en costume d’apparat. Rien dans ce milieu-là ne prédestinait à finir nue à s’arracher aux barreaux d’une cellule de la Gestapo.
En juin 1940, la France « capitule ». Elle refuse.⠀

Avant la guerre, pendant de nombreuses années, MM Fourcade a été l’adjointe du commandant Loustaunau – Lacau, comme rédactrice en chef des publications de la Spirale. Dès l’été 1940, c’est lui qui crée le réseau qui deviendra Alliance. Il est arrêté en AFN alors qu’il tentait de faire basculer l’Afrique du Nord dans la reprise du combat contre les Allemands et est déporté.

À 31 ans, sous le nom de Marie-Madeleine Méric — celui de son premier mari — elle succède alors au commandant Loustaunau-Lacau et prend la tête du réseau Alliance.
Jusqu’à 3 000 agents travaillent sous ses ordres pour l’Intelligence Service britannique : des soldats, des instituteurs, des médecins, des paysans. Ils transmettent les déplacements des sous-marins allemands, les positions des défenses côtières, les cartes des rampes de lancement des V1 et V2. La Gestapo, incapable de mettre un visage sur cette organisation tentaculaire, finit par la surnommer « l’Arche de Noé » — parce que ses membres portent des noms d’animaux. Son alias à elle : « Hérisson ». Longtemps, l’Intelligence Service et la Gestapo ignorent que c’est une femme qui est à la tête de ce réseau.⠀

En novembre 1942, la police française l’arrête à Marseille avec son état-major. Elle s’évade quelques jours plus tard, en route vers Castres.⠀
La guerre ronge aussi l’intime. Son compagnon, le commandant Léon Faye — le père de son fils né dans la clandestinité en juin 1943 — est arrêté à l’automne 1943. Déporté, il est assassiné en Allemagne en janvier 1945.⠀
Elle continue.⠀

Le 17 juillet 1944, la Gestapo la capture à Aix-en-Provence. Elle est détenue à la caserne Miollis. Elle sait ce qui l’attend. Elle connaît les codes du réseau. Elle connaît les noms.⠀

Dans la nuit du 17 au 18 juillet, elle se déshabille entièrement,  s’enduit le corps d’eau savonneuse, et au prix d’énormes douleurs, elle se glisse nue à travers les barreaux de sa fenêtre. Elle disparaît dans la nuit.⠀
Le réseau Alliance a compté 429 morts.⠀

Après la guerre, elle a consacré des années à les nommer, à reconstituer leurs dossiers, à les rendre à l’Histoire. Dans les manuels scolaires, dans les commémorations, dans les discours du 8 mai, c’est Jean Moulin qu’on cite. Elle, elle reste absente du récit qu’on enseigne aux enfants de France.⠀

Elle est morte le 20 juillet 1989 à Paris.⠀


La mémoire ne se transmet pas toute seule.




Armement : Succès des essais d’intégration des roquettes guidées laser sur Rafale pour la lutte anti-drone

La réactivité de la DGA et les moyens techniques dont elle dispose ainsi que les qualités remarquables du Rafale sont des atouts qui donnent rapidement des capacités nouvelles à notre armée de l’Air et de l’Espace.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

DU MINISTÈRE DES ARMÉESET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le 13 juillet 2026

La DGA annonce le succès des essais d’intégration des roquettes guidées laser sur Rafale pour la lutte anti-drone
Le 7 juillet 2026, la Direction générale de l’armement (DGA) a achevé avec succès la campagne d’essais d’intégration des roquettes guidées laser de 68 mm sur l’avion de combat Rafale. Moins de huit mois séparent la contractualisation de cette nouvelle capacité de la première capacité opérationnelle. Cette campagne, lancée pour disposer d’une capacité de lutte antidrones performante et à coût modéré, a mobilisé les experts de plusieurs centres d’essais et d’expertise, dont plus particulièrement DGA Essais en vol à Cazaux (33).

Conduit sous le pilotage de la DGA, en étroite collaboration avec le Centre d’expertise aérienne militaire (CEAM) de l’armée de l’Air et l’Espace, avec le concours de Dassault Aviation et de Thales, ces essais avaient pour objectif de valider en vol l’efficacité de la nouvelle capacité de Lutte anti-drone sur avion de combat (LADAC) développée au profit des avions Rafale des forces françaises.

La mise à disposition par la DGA d’un premier lot de matériels afin de doter l’armée de l’Air et l’Espace d’une première capacité opérationnelle fin juillet 2026 ouvre la voie à une qualification complète, par la DGA, de ce nouveau système d’arme du Rafale. Les livraisons des matériels commandés (paniers lance-roquettes, roquettes guidées laser et pods de désignation laser TALIOS dotés du mode LADAC) débuteront concomitamment, dès juillet 2026.

Afin de répondre au besoin opérationnel de l’armée de l’Air et de l’Espace de disposer au plus vite d’un armement de lutte anti-drone efficace et à coût modéré, la DGA a étudié fin 2025 diverses solutions pour rapidement doter l’avion de combat Rafale d’une telle capacité. À l’issue de cette étude, la DGA a opté pour une solution déjà qualifiée, la roquette guidée laser de 68 mm développée et intégrée sur l’hélicoptère d’attaque Tigre.

Ainsi, dans le cadre d’une « Urgence Opération », la DGA a notifié, le 31 décembre 2025, à Dassault Aviation et à Thales un contrat pour le développement d’une capacité LADAC sur Rafale, en associant des roquettes guidées laser de 68 mm et le pod de désignation laser TALIOS. Depuis février 2026, plusieurs essais ont été menés par différents centres d’essais et d’expertise de la DGA afin d’adapter les capteurs du Rafale à la conduite de tir de roquettes et de tester notamment les différentes fonctions sollicitées pour cette capacité de lutte anti-drone : détection des drones par le radar, poursuite du drone par le pod TALIOS et désignation laser, emport des paniers lance-roquettes dans le domaine de vol de l’avion, tir de roquettes puis guidage laser jusqu’à la cible et enfin neutralisation des drones ciblés. Cette nouvelle capacité permettra, par exemple, aux Rafale d’abattre des drones Shahed avec des roquettes de 68 mm.

Ainsi, ont été réalisés :

  • des essais en vol afin d’évaluer les modes de poursuite en air-air du pod TALIOS, par DGA Essais en vol fin 2025 et début 2026, avec le concours de la société EOS Technologie qui a mis en œuvre, au profit de la DGA, plusieurs drones représentatifs des menaces de drones ;
  • des expertises sur les performances de désignation laser du pod TALIOS en configuration air-air et de la roquette guidée laser, par DGA Maîtrise de l’information assisté du CEAM ;
  • des essais de qualification en environnement électromagnétique des paniers lance-roquettes, par DGA Techniques aérospatiales à Balma (31) au premier semestre 2026 ;
  • des essais d’ouverture du domaine d’emport puis de séparation sur un Rafale équipé de paniers lance-roquettes en février, avril puis juin 2026 par les experts de DGA Essais en vol à Istres (13) puis à Cazaux (33) ;
  • des tirs d’essais de roquettes guidées laser sur des cibles aériennes représentatives de la menace, début juillet 2026 sur le site de DGA Essais de missiles à Biscarosse (40), en étroite collaboration avec DGA Essais en vol, suivis par des tirs d’expérimentation exécutés par le CEAM.

Ces travaux ont également été rendus possible grâce à l’expertise de DGA Techniques terrestres à Bourges (18) et de DGA Ingénierie et projets à Paris (75), garants des performances globales du système LADAC et de sa conformité vis-à-vis du besoin opérationnel.

L’intégration de la LADAC sur l’avion de combat Rafale illustre la capacité de la « DGA de combat » à répondre rapidement aux besoins des forces au travers d’un processus agile pour satisfaire le besoin opérationnel dans un calendrier contraint.

Légende de la photo bandeau : Tir d’essai de RGL depuis un Rafale en juillet 2026
Crédit photo : Direction générale de l’armement 




Activité : Lancement de la mission PEGASE 2026

Le périple mondial pendant 38 jours de 4 Rafale contribue sans doute à la crédibilité de nos forces armées.
Mais la projection en moins de 48 heures  de 12 ou 16  Rafale en Guyane ou à la Réunion aurait probablement été perçue comme une véritable capacité de projection de puissance de la France.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

DU MINISTÈRE DES ARMÉESET DES ANCIENS COMBATTANTS

Paris, le 11 juillet 2026

 L’armée de l’Air et de l’Espace lance la mission PEGASE 2026, à travers l’Arctique, l’Indopacifique et le Proche et Moyen-Orient.

  • Avec PEGASE 26, la France conduit son sixième déploiement aérien majeur et réaffirme sa capacité à projeter la puissance aérienne sur un arc stratégique étendu, de l’Arctique à l’Indopacifique, jusqu’au Proche et Moyen-Orient. 
  • Début septembre 2026, l’armée de l’Air et de l’Espace déploiera quatre Rafale standard F4, trois avions ravitailleurs A330 MRTT et deux avions de transport A400M Atlas.   
  • Ce déploiement s’appuie sur des moyens adaptés aux enjeux stratégiques. Il repose sur un dispositif opérationnel robuste et structuré autour des trois piliers fondamentaux de l’armée de l’Air et de l’Espace : la projection de puissance, la mobilité stratégique et le soutien logistique. 
  • Près de 300 Aviateurs sont engagés dans cette mission de 38 jours. 

PEGASE 26 débutera par une escale des appareils de transport stratégique et tactique au Groenland, permettant à l’armée de l’Air et de l’Espace de valider une nouvelle route aérienne vers l’Amérique du Nord et de poursuivre ses entrainements à des latitudes élevées et dans des conditions climatiques polaires. Après une séquence de coopération franco-américaine en Alaska qui sera rejointe d’une traite par les avions de combat Rafale, les Aviateurs traverseront le Pacifique faisant escale au Japon, en Corée du Sud puis en Indonésie afin d’illustrer la variété et la solidité des partenariats entretenus par les armées françaises dans cette zone. Une partie du dispositif fera ensuite route vers l’Inde, avec qui la France entretient une coopération historique et dynamique, renforcée par l’exercice TARANG SHAKTI tandis que les Forces armées en zone sud de l’océan Indien (FAZSOI) accueilleront l’autre partie du détachement aérien d’envergure, démontrant la capacité des armées françaises à renforcer ponctuellement ses bases ultramarines. 

Troisième phase du déploiement, le Moyen-Orient demeure une région d’engagement prioritaire pour la France, avec une escale d’une partie du dispositif au Qatar. Les avions de PEGASE 26 participeront enfin à l’exercice franco-égyptien AMUN 26, avant leur retour en France.

Lancée en 2018, la mission PEGASE confirme un savoir-faire opérationnel que très peu d’armées de l’air peuvent mettre en œuvre : la capacité à engager l’aviation de combat française dans tout type de mission n’importe où dans le monde, dans des délais très réduits, de manière autonome ou en coalition. Fidèle à cet esprit, l’édition 2026 repose sur une stricte adéquation entre objectifs stratégiques et moyens engagés, grâce à un dispositif agile et modulaire. Elle est planifiée et conduite par le Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), basé à Lyon Mont-Verdun (69), véritable centre névralgique de la conduite des opérations aériennes françaises.

Du Groenland à l’Égypte en passant par le Japon et l’Inde : l’armée de l’Air et de l’Espace va traverser trois zones stratégiques majeures avec PEGASE 26. Cette mission fera l’objet d’une médiatisation à travers plusieurs embarquements proposés à la presse.Pour tout intérêt, veuillez formuler vos demandes au contact média, le Service d’information et de relations publiques de l’armée de l’Air et de l’Espace (SIRPAAE) ci-dessous.

Contacts médias :
Service d’information et de relations publiques
de l’armée de l’Air et de l’Espace




Un livret média pour un 14 JUILLET format XXL

À l’occasion de la Fête nationale, le Livret Média 14 Juillet 2026 rassemble l’ensemble des informations utiles destinées aux médias. Il présente le déroulé des cérémonies, les dispositifs mis en place, les principales séquences du défilé ainsi que les informations pratiques nécessaires à la couverture de l’événement.

Conçu comme un outil de référence, ce livret accompagne les journalistes dans la préparation et le suivi de cette journée emblématique, en leur offrant une vision claire et synthétique de l’organisation du 14 Juillet 2026.

Pour télécharger le livret Media du 14 juillet 2026, cliquez ICI


Sont annulés :

  • Les rencontres avec les militaires au sein des Invalides et sur l’Esplanade des Invalides
  • Les rendez-vous pour le don du sang aux Invalides



Parution du N°275 de la revue “Services Spéciaux”

Edito du président de l’AASDN
Influence, soyons lucides et combatifs

Après un numéro spécial sur la désinformation (Revue “Services spéciaux” N274), le thème de celui-ci est l’influence.

Issue de la nuit des temps, l’influence a pris une importance inédite au 21e siècle avec le numérique et les nouveaux médias. Cette action souterraine, est devenue un mode d’action privilégié dans la guerre hybride menée à des degrés divers par tous les pays, par certains grands groupes, et par des organisations criminelles. Sa finalité est de rallier à des objectifs particuliers, degré ou de force, une cible déterminée, en façonnant ses perceptions.

C’est un sujet difficile, compte tenu de l’extrême diversité des moyens employés, des ressorts psychologiques mis en jeu (fausses informations, sensibilité émotionnelle…), de l’origine des attaques (directes, ou par des sous-traitants, de l’extérieur ou de l’intérieur de nos frontières)… Les conséquences en sont la déstabilisation de la cohésion nationale, la fragmentation sociale, et/ou la prise de contrôle de domaines industriels ou financiers et de technologies-clés. Ainsi, depuis plus de vingt ans, l’Allemagne à travers l’institut Heinrich Böll et des ONG internationales aura cherché à détruire notre capacité nucléaire pour nous faire adopter le gaz pour la production d’électricité.

Il faudra apprendre à identifier ces moyens pour y résister, à une époque où le défaitisme ambiant obère notre volonté de gagner. Il faudra aussi passer à l’offensive en développant notre influence au service des intérêts de la France, en s’appuyant sur nos points d’excellence et sur un patrimoine construit autour de la primauté de l’Homme.

Nous avons tous été dans nos métiers des guetteurs de la République, il est normal que notre revue joue les lanceurs d’alerte. Soyons clairs : l’enjeu n’est pas seulement technique, il est civilisationnel. L’Europe, berceau des Lumières et des droits de l’Homme, peut encore choisir entre deux futurs : celui d’une civilisation effacée, soumise aux logiques des prédateurs systémiques, ou celui d’une Europe forte de nations souveraines, où la technologie sert l’émancipation pour demeurer libre.

Nous l’avons évoqué au Congrès annuel de l’AASSDN à Granville. Comme les précédents, il avait pour but de nous rassembler, de renforcer notre cohésion et de conforter nos actions au service de la vérité et de l’histoire. Notre privilège est de pouvoir le faire en se référant à l’exemple de nos grands anciens dont deux se sont particulièrement distingués. Jean Deuve, parachuté au Laos en 1945 avant de devenir une des grandes figures du SDECE. Jacques Fille-Lambie, dit Morlanne, patron de la section française de la Force 136 à Calcutta avant de créer en 1946, le Service Action puis les GCMA en Indochine. C’est le héros du film que nous avons réalisé cette année.

La peur étant la réaction devant l’inconnu, notre capacité à déchiffrer l’avenir en s’appuyant sur la connaissance du passé est essentielle pour affronter les incertitudes et les manipulations du futur. C’est la philosophie de toutes nos activités : de l’exposition itinérante aux conférences, du prix du roman d’espionnage aux films sur nos anciens, du site aux manifestations auxquelles participent nos délégations, sans oublier cette revue. La tâche est énorme et tous

Je vous souhaite une bonne lecture et de bonnes vacances pour ceux qui en prennent. ceux qui veulent nous aider sont les bienvenus.

Alain JUILLET
Président AASSDN
Juin 2026

Parution : Juin 2026

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Source image : Couverture de la revue Services Spéciaux de l’AASSDN N°275




Intelligence artificielle : L’IA de défense désignée comme intérêt essentiel de sécurité pour la nation française

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

DU MINISTÈRE DES ARMÉESET DES ANCIENS COMBATTANTS

Paris, le 19 juin 2026

La France désigne l’intelligence artificielle de défense comme intérêt essentiel de sécurité pour la nation

  • Face à la mutation rapide du champ de bataille et dans un contexte d’urgence stratégique nécessitant d’être prêt à un éventuel choc de haute intensité d’ici 2030, la ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin, a annoncé aujourd’hui ériger l’intelligence artificielle de défense au rang d’intérêt essentiel de sécurité.
  • L’Intelligence artificielle (IA) représente pour la France un enjeu crucial de souveraineté et de puissance. Le ministère des Armées et des Anciens combattants doit assurer la maîtrise et la protection intégrales de son cycle de vie, de la phase de conception jusqu’au déploiement opérationnel.

Lors de la cérémonie d’inauguration du nouveau bâtiment de l’Agence ministérielle pour l’IA de défense (AMIAD) tenue à Bruz (35) ce jour, Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants, a marqué un tournant stratégique en désignant l’IA de défense comme un intérêt essentiel de sécurité pour la France.

De la conception algorithmique au déploiement opérationnel, le ministère des Armées et des Anciens combattants doit être souverain dans la conception et l’exploitation de ses systèmes et contrôler les dépendances auxquelles il consent.

Pour disposer de systèmes d’IA de défense performants, il est indispensable de concilier rapidité d’acquisition, accès à la technologie de pointe et recours à des fournisseurs de confiance. Les procédures d’achat public traditionnelles peinent souvent à réunir ces trois exigences simultanément, faute d’une flexibilité suffisante pour répondre à l’urgence et à l’impératif d’innovation.

Pour lever les verrous actuels, la qualification d’intérêt essentiel de sécurité permet d’activer des mécanismes d’acquisition exceptionnels, conformément à ce qui est prévu par le droit européen.

Cette décision reconnaît le rôle central de l’intelligence artificielle au sein des systèmes de défense. L’IA de défense est entendue comme l’intelligence artificielle intégrée à des systèmes permettant l’emploi ou la suppression de la force.

« Cette décision est politique et stratégique », a déclaré la ministre des Armées et des Anciens combattants. « Elle est éminemment concrète. Elle hisse l’intelligence artificielle au même niveau que la dissuasion, le renseignement ou la cryptographie. Elle simplifie nos procédures d’achat public. Elle permettra d’intégrer plus vite de nouveaux acteurs, notamment des start-up prometteuses de l’intelligence artificielle. Elle permettra de passer, lorsque c’est nécessaire, de délais comptés en mois à des délais comptés en semaines. C’est crucial pour la cybersécurité de nos armées. C’est crucial pour le renseignement, pour la conduite des opérations, pour la préparation de nos forces, pour notre capacité à tenir notre rang dans les ruptures technologiques qui viennent. »

L’AMIAD est chargée de l’opérationnalisation de cette décision Dans les mois à venir, elle déploiera un ensemble de dispositifs innovants pour accélérer les acquisitions et faire valoir les intérêts spécifiques du ministère.

Source visuel : IA / Laure Fanjeau




Nomination : L’actuel directeur du renseignement militaire futur prochain CEMAT

Communiqué de presse
du Ministère des Armées des Anciens Combattants

Paris, le 18 juin 2026

Sur proposition de madame Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants, le Président de la République nommera dans quelques jours les nouveaux chefs d’état-major de l’armée de Terre et de la Marine nationale.

Le général de corps d’armée Jacques Langlade de Montgros, actuel directeur du renseignement militaire, succédera au général d’armée Pierre Schill à la tête de l’armée de Terre et le vice-amiral d’escadre Christophe Cluzel, actuel commandant de la force d’action navale, succédera à l’amiral Nicolas Vaujour à la tête de la Marine nationale.

Ces décisions seront officialisées lors du prochain Conseil des ministres.

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Le général de corps d’armée Jacques Langlade de Montgros

Cinq ans après avoir pris les rênes de l’armée de Terre, qu’il a profondément transformée en promouvant le «commandement par intention», le général Pierre Schill s’apprête à passer la main. En effet, dans la soirée du 18 juin, le ministère des Armées a annoncé que le général Jacques Langlade de Montgros allait prochainement lui succéder. Cette décision sera «officialisée lors du prochain Conseil des ministres», a-t-il ajouté.

Admis à l’École spéciale miliaire [ESM] de Saint-Cyr Coëtquidan en 1988 [promotion général Deslestraint], le général Langlade de Montgros est issu de l’Arme blindée cavalerie. Affecté au 1er Régiment de Hussards Parachutistes [RHP] de Tarbes en 1992, d’abord en tant que chef de peloton blindé puis en qualité de commando parachutiste, il prend part à plusieurs opérations extérieures, notamment en Bosnie, au Rwanda et au Tchad.

Promu capitaine en 1995, il est muté au 2e Régiment de Dragons qui, alors basé à Laon, était encore une unité de chars de combat. Après un séjour aux États-Unis pour effectuer l’Armor Advanced Course à Fort Knox, il retrouve le 1er RHP, où il commande le 2e escadron, engagé en Centrafrique, au Tchad et en Bosnie.

En 2000, l’officier rejoint la cellule communication du cabinet du chef d’état-major des armées [CEMA]. Promu chef d’escadrons l’année suivante, il sert en Afghanistan, en 2002, avant d’être admis à suivre les cours de l’École de guerre pendant deux ans.

De nouveau affecté au 1er RHP pour assurer la fonction de chef du bureau opérations/instruction. Promu lieutenant-colonel, il est de nouveau engagé en Afghanistan en 2006 avant de retrouver l’État-major des armées [EMA] pour s’occuper des contrats opérationnels au sein de la division emploi.

Devenu colonel en 2008, alors qu’il était au cabinet du ministre de la Défense, il est nommé chef de corps du 1er RHP deux ans plus tard. Chargé du pilotage stratégique et de la transformation des armés à l’EMA à l’issue de son temps de commandement, il est auditeur du Centre des Hautes Études Militaires [CHEM] et de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale [IHEDN] entre 2014 et 2015.

Chef du bureau renseignement [J2] du Centre de Planification et de Conduite des Opérations [CPCO] jusqu’en 2017, il rejoint la cellule opérations-relations internationales du cabinet du ministre des Armées. Il y gagne ses étoiles de général de brigade et le commandement de la 11e Brigade Parachutiste [BP].

En 2021, le général Langlade de Montgros est nommé à la tête de la mission de l’Union européenne en Centrafrique [EUTM RCA] puis à l’Inspection de l’armée de Terre. Pas pour longtemps car, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, il est désigné pour commander la Direction du renseignement militaire [DRM]. Poste qu’il occupe encore actuellement.

Originaire de Seine-Maritime, marié et père de sept enfants, le général Langlade de Montgros est officier de la Légion d’Honneur, commandeur de l’Ordre national du Mérite et titulaire de deux citations.

Source photo : Ministère des Armées