Hommage parisien à l’adjudant Florian Montorio.

Cérémonie d’hommage national à l’adjudant Florian Montorio.

Madame Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants, présidera le jeudi 23 avril 2026, aux côtés du général d’armée Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), la cérémonie d’hommage national à l’adjudant Florian Montorio.

Les honneurs funèbres militaires lui seront rendus au 17e régiment du génie parachutiste (17RGP) de Montauban (82).

Le 18 avril 2026, l’adjudant Florian Montorio a trouvé la mort au Liban lors d’une mission menée dans le cadre de l’opération DAMAN, au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban.

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Un hommage sera également rendu, à Paris, le Jeudi 23 avril 2026 à 12h30

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Le jeudi 23 avril à 12h30, le gouverneur militaire de Paris présidera un hommage en mémoire de l’adjudant Florian Montorio, mort pour la France au Liban.

La cérémonieOUVERTE AU PUBLIC, aura lieu au monument aux Morts pour la France en opérations extérieures (Paris 15). Il s’agira de permettre aux parisiens et aux franciliens qui le souhaitent de rendre un dernier hommage à Florian Montorio, promu adjudant à titre posthume, de marquer notre soutien à sa famille, à ses proches et à ses frères d’armes du 17e régiment de sapeurs parachutistes.
 

Modalités pratiques pour les Parisiens.

Horaires :

  • 12h30 : Début de la cérémonie en hommage à l’adjudant Florian Montorio, présidée par le GCA Mizon, Gouverneur militaire de Paris.

Accès :

  • 29 rue de la Montagne de la Fage – Jardin Eugénie Djendi – Parc André Citroën – 75015 Paris

Comment s’y rendre :

  • Lignes de bus 30, 42, 88, 169 : Leblanc-Delbarre,
  • Autre arrêt pour les lignes de bus 30 42 88 : Place Balard
  • Arrêt de métro 8 : Balard

Les stations de métro les plus proches sont Balard, Javel, Rue Leblanc, et Parc André Citroën, toutes à 
environ 580 mètres de distance. 

Ministère des Armées
Cabinet du gouverneur militaire de Paris

Source bandeau photo : © Armée de Terre




Liban : Décès d’un second militaire français engagé sur l’opération « DAMAN »

Le 18 avril 2026 dernier, une patrouille française de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a été prise à partie par un groupe armé dans le sud du Liban.
Lors de cette action de combat ayant entraîné le décès de l’adjudant Florian MONTORIO, le caporal-chef Anicet GIRARDIN et deux autres soldats sont blessés.

Le mardi 21 avril, le caporal-chef GIRARDIN a été rapatrié par avion militaire médicalisé vers la France afin d’y poursuivre ses soins. Malgré l’attention extrême du personnel médical, et sa prise en charge à l’hôpital, il n’a pas survécu à ses blessures.
Il appartenait au 132ème régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes (Marne). Il était déployé dans le cadre de l’opération DAMAN depuis le 23 janvier en qualité de chef d’équipe cynotechnique.  Agé de 31 ans, le caporal-chef Anicet GIRARDIN est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission. Le chef d’état-major des armées, le général d’armée aérienne Fabien MANDON, s’incline avec une profonde tristesse devant la mémoire de ce militaire mort en opération. Ses pensées accompagnent sa famille, ses frères d’armes, ainsi que tous ses proches

Contacts média :
Bureau relations médias de l’état-major des Armées
Centre médias du ministère des Armées et des Anciens combattants

Mercredi 22 avril 2026

Source bandeau photo : © Ministère des Armées

Pour lire l’annonce du décès de l’adjudant Florian MONTORIO, du 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, engagé sur l’opération « DAMAN », cliquez ICI




Liban : Décès d’un militaire français engagé sur l’opération « DAMAN »

Le sergent-chef Florian Montorio, du 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, a été tué le 18 avril au sud-Liban lors d’une attaque contre la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban). Trois de ses frères d’armes ont été blessés et évacués.

Le 18 avril 2026, à 10h20 (heure de Paris), lors d’une mission de reconnaissance d’itinéraire conduite par des soldats français de la FINUL afin de ravitailler un poste de Casques bleus isolé, la patrouille a été prise à partie par un groupe armé.

Conformément aux règles d’engagement des Nations unies, les militaires français ont riposté afin de se désengager et mis les assaillants sous leur feu. Le sergent-chef Florian Montorio a été touché. Trois autres soldats français ont été blessés.

Immédiatement pris en charge par ses camarades et l’équipe sanitaire sur place, le sergent-chef Florian Montorio a été évacué vers le camp de Dayr Kifa, où il est décédé des suites de ses blessures.

Le sergent-chef Florian Montorio appartenait au 17e régiment du génie parachutiste (17e RGP) de Montauban et était déployé au sein du bataillon français de la FINUL stationné à Dayr Kifa depuis le 20 janvier 2026, pour une durée de quatre mois.
Le président de la République a salué sa mémoire, rendu hommage à ses frères d’armes blessés ainsi qu’à l’ensemble des militaires engagés au Liban : « La Nation s’incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban. »

La ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin, a également rendu hommage au sergent-chef Florian Montorio : « Sous-officier expérimenté, déjà déployé plusieurs fois en opération, le sergent-chef Florian Montorio inspire le respect et l’admiration par son parcours, sa personnalité, son courage. Aujourd’hui, la Nation s’incline devant la mémoire d’un de ses fils qui a donné sa vie pour elle. »

S’inclinant lui aussi avec une profonde tristesse devant la mémoire de ce militaire mort en opération, le général d’armée aérienne Fabien Mandon, chef d’état-major des armées, s’associe à la douleur de sa famille, de ses proches et de ses frères d’armes.

Vous pouvez accéder à la biographie du sergent-chef Florian Montorio en cliquant ICI

Ministère des Armées
20 avril 2026

Source bandeau photo : © Armée de Terre




Vidéo : Analyse de la situation au Moyen Orient par Alain Juillet

Alain Juillet dévoile
ce que WASHINGTON vous CACHE
sur son ACCORD en 15 POINTS avec l’Iran

Alors que la presse internationale s’inquiète d’une escalade militaire imminente entre Washington et Téhéran, les coulisses du pouvoir révèlent une réalité bien différente. Un processus de négociation intense est déjà engagé. Les États-Unis ont présenté une demande en 15 points, tandis que l’Iran a répondu avec ses propres 10 conditions. Ce dialogue, orchestré par l’intermédiaire du Pakistan, montre que le théâtre des opérations militaires n’est que l’écume d’une diplomatie de l’ombre. Selon toute vraisemblance, Donald Trump cherche un accord pragmatique avec les nouveaux maîtres de l’Iran : les Gardiens de la Révolution, désormais plus sensibles aux affaires qu’à l’idéologie religieuse.

Pendant que les diplomates s’activent, le sabotage économique de l’Europe se poursuit méthodiquement. Les faits sont têtus : depuis le début des tensions, les États-Unis ont augmenté leur production d’énergie de 30 %. La Russie, malgré les sanctions, écoule son pétrole à prix d’or via sa flotte fantôme. La Chine, souveraine, dispose de six mois de stocks stratégiques. Dans ce jeu de dupes, seule l’Europe voit son industrie s’effondrer sous le poids de factures énergétiques insupportables. Le système semble avoir choisi son sacrifié pour maintenir la rentabilité des autres empires.

Sur le front ukrainien, le constat est tout aussi brutal. Le sort du conflit semblerait déjà scellé entre Washington et Moscou, loin des caméras et des promesses de victoire de Kiev. La ligne de front du Donbass devient la nouvelle frontière de fait. En France, la réalité militaire rattrape les discours politiques : un rapport du Sénat établit que notre armée ne tiendrait que six jours face à un conflit de haute intensité. Cette dépossession de notre capacité de défense nous laisse totalement à la merci d’un protectorat américain qui, de toute évidence, se désintéresse désormais du continent européen.

Face à ce basculement irréversible, le monde se réorganise sans nous. Les BRICS et la Chine imposent un nouveau paradigme où le dollar perd sa fonction de référence absolue. Même le dossier sensible des technologies non identifiées, longtemps classé secret-défense, pourrait être utilisé comme un levier de puissance par les grandes nations. L’Europe peut-elle encore éviter l’effacement total ? Sommes-nous condamnés à devenir le terrain de jeu des empires de demain ou existe-t-il une voie pour retrouver notre souveraineté ?

Alain Juillet et Nicolas Stoquer vont discuter de la fin de l’hégémonie occidentale et des nouveaux rapports de force mondiaux sur GPTV.

Date de mise en ligne : avril 2026
Durée : 01:02:02
Emission : GPTV LA MATINALE
Compte YouTube : Géopolitique profonde

Source bandeau photo : GPTV LA MATINALE




Souveraineté : Rafale, Projets SCAF et Avion spatial.

Interview d’Eric Trappier (Dassault)
sur le Rafale, les projets SCAF et l’avion spatial.

Invité : M. Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation
Cadre de la conférence : Première édition du forum Guerres & Paix du média Le Point
Date de mise en ligne : Jeudi 09 avril 2026
Durée : 00:40:39
Compte YouTube : Le Point

Au programme de cette conférence :

  • Économie de guerre : Quelle est la réalité industrielle de la France face aux nouveaux conflits ?
  • Souveraineté et OTAN : Pourquoi l’Europe reste-t-elle dépendante des États-Unis et comment la France tire son épingle du jeu.
  • Le futur du Rafale : Les enjeux du standard F5 et l’intégration des drones de combat.
  • Innovation spatiale : Dassault Aviation lève le voile sur ses ambitions de mobilité orbitale et son projet d’avion spatial.
  • Coopération européenne : Les vérités d’Éric Trappier sur le projet SCAF et les leçons de l’Eurofighter.

Source bandeau photo : © DGA/MIP – Ministère des Armées




Inédit : 1er Challenge international drones militaire

Communiqué
Challenge international drones 2026

Haute-Marne

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  • Les 19 et 20 mai 2026 aura lieu le premier Challenge international drones militaire organisé par le Commandement de la force et des opérations terrestres (CFOT), en collaboration avec le 61e régiment d’artillerie (61e RA) et l’École des drones (EDD).

  • Cet événement se déroulera sur le site du quartier d’Aboville à Semoutiers-Montsaon en Haute-Marne. Il est réservé aux unités militaires françaises et alliées et n’est pas ouvert au public.
  • Quatre épreuves affronteront plus de quarante équipes issues de 5 nations (Espagne, France, Italie, Luxembourg, Pologne) à travers différents scénarios tactiques réalistes comme le guidage en milieu complexe, le parcours d’obstacles ou la frappe de cibles mobiles. Le grand-prix final départagera les meilleurs télépilotes.
  • Un village des industriels complètera le dispositif, offrant un espace dédié aux démonstrations, aux échanges et à la valorisation des innovations technologiques.

Les drones occupent désormais une place centrale dans les opérations militaires, en particulier dans les missions de reconnaissance et d’observation. Sous l’effet des avancées technologiques, leur rôle de capteurs s’est considérablement élargi : ils participent aujourd’hui pleinement à l’acquisition, à l’identification et à la destruction des objectifs ennemis. Par ailleurs, l’essor des drones en mode de pilotage immersif (FPV – First Person View) a profondément transformé les modes de combat, notamment dans les contextes de conflit de haute intensité. 

Source : Ministère des Armées
17 avril 2026

Source bandeau photo : © Armée de Terre




Géopolitique : Chine, entre rivalités globales et guerre iranienne

Wang Yi, chef de la diplomatie chinoise, en compagnie d’Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien à droite, et de Musaad bin Mohammed Al Aiban, conseiller à la sécurité nationale saoudien, à Pékin le 10 mars 2023. Source : China Daily.

En dépit de sa proximité avec Téhéran, la Chine se présente comme un médiateur neutre, déterminé à résoudre les conflits entre États rivaux et à réduire les risques d’escalade dans la région. Le rapprochement irano-saoudien de 2023, facilité par la Chine, qui a mis fin à sept années de crise diplomatique et est considéré comme l’un des plus grands succès de la Chine au Moyen-Orient.

Pour autant, trois ans plus tard, la diplomatie de conciliation des contraires, entre l’Iran et l’Arabie saoudite de part et d’autre du détroit d’Ormuz, où transitent 45% des importations chinoises de pétrole et 29% de son GNL se heurte à la déflagration de la guerre existentielle entre les Mollahs terroristes et l’alliance entre Tel Aviv et Washington, dont la brutalité est à l’origine d’une riposte iranienne contre une des plus grandes raffineries saoudiennes.

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Aux dernières nouvelles de la Maison Blanche, le sommet Xi Jinping – D. Trump initialement prévu fin mars à Pékin aura lieu les 14 et 15 mai.

La même déclaration précisait aussi que « le couple présidentiel américain Donald et Melania Trump accueillera à Washington Xi Jinping et son épouse Peng Liyuan “plus tard cette année” »
Dans la foulée, le 26 mars, Lin Jian, l’un des porte-paroles du ministère chinois des Affaires étrangères, confirmait les bonnes dispositions de Pékin en déclarant aux journalistes que « les deux parties maintenaient le dialogue concernant la visite du président Trump en Chine ».

Alors qu’officiellement Washington et Pekin et nombre de commentateurs présentent le sommet à venir comme l’occasion de redéfinir la relation sino-américaine sur un mode plus positif, le nouveau calendrier suggère que pour la Maison Blanche, la guerre en Iran n’entrera pas avant six semaines dans une phase de désescalade, seule condition d’un sommet entre Trump et la Chine de Xi Jinping qui, au cœur de la guerre contre les Mollahs, est le premier partenaire stratégique de Téhéran.

Mais un doute demeure. Compte tenu de l’obstination jusqu’au-bouliste des belligérants en Iran et en Israël, rien ne dit qu’à l’échéance de la mi-mai D. Trump pourra se prévaloir d’un succès.

Il risque au contraire d’arriver à Pékin avec, sur les bras les embarras d’une guerre aux répercussions économiques et énergétiques globales dont les effets sur l’opinion américaine, ses alliés du Golfe et toute la sphère occidentale le mettront en porte-à-faux face au Président chinois dont la propagande brandit le discours d’une Chine à la fois opposée à l’Occident et, en même temps, porteuse de paix.

Plus encore, malgré les bonnes paroles, la liste des contentieux est telle que l’exercice de réajustement en quête d’accommodements raisonnables souhaités par les deux rivaux, pourrait s’avérer problématique. Enfin, la carte sauvage de la guerre contre l’Iran a transformé en « guerre chaude », une situation que nombre d’analystes ne voyaient jusqu’à présent que comme une marche insistante vers une nouvelle « guerre froide ».

Avec cependant la différence que les rivalités des propagandes autour de l’efficacité des systèmes politiques chinois et américain se doublent de féroces compétitions technologiques (guerre des puces IA, de l’innovation et de la robotique), tandis que les fortes interpénétrations économiques et commerciales dessinent un paysage stratégique global plus diffus rendant la maitrise des risques infiniment plus complexe qu’à l’époque où les « blocs » étaient séparés par un « rideau de fer » étanche.

La sensibilité explosive du tonneau de poudre international attisée par la reprise d’une course aux armements aux capacités létales infiniment plus élaborées (missiles hypersoniques, armes intelligentes, drones tueurs), est pour la première fois depuis 1969, aggravée par la disparition du cadre de contrôle et de limitation des armements nucléaires stratégiques.

L’expiration le 5 février 2026 du traité START faisait suite au retrait en 2019 de l’Amérique, aussitôt suivi par la Russie, du traité sur les forces nucléaires de portée intermédiaire et, en 2020, du traité dit « ciel ouvert » qui autorisait les observations aériennes des installations nucléaires adverses.

La dernière décision en date achevant le retrait du couvercle de la chaudière, fut en novembre 2023, la décision formelle de Moscou d’abandonner le traité FCE de limitation des forces conventionnelles en Europe, 21 mois après avoir mis fin à l’illusion de la paix perpétuelle en Europe en attaquant l’Ukraine, le 24 février 2022.

Au milieu de l’évaporation récente des garde-fous contre le risque d’une apocalypse nucléaire, le cas chinois mérite une attention particulière.

Montée en puissance de l’arsenal nucléaire chinois au milieu de tensions tous azimuts.

Une batterie de missiles chinois hypersonique DF-17. Selon la revue « National Interest », « Discrètement et sans grande médiatisation, les plus hauts responsables scientifiques militaires du Pentagone admettent que la Chine a, dans le domaine stratégique clé du développement des armes hypersoniques, pris l’avantage sur les États-Unis, malgré le considérable écart des budgets de défense. » (…)

« Ayant investi l’équivalent de 10 milliards de dollars dans le développement non pas d’une seule arme hypersonique de pointe, mais de tout un écosystème de missiles, la Chine a, cœur de sa stratégie anti-accès, déployé ces engins redoutables le long de sa zone de défense, notamment en mer de Chine méridionale où ces systèmes peuvent atteindre et menacer des bases aériennes et des porte-avions américains éloignés. 

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Partie au traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP 1992), la Chine n’est en revanche signataire d’aucun accord de limitation et de contrôles des armes stratégiques ou intermédiaires, au motif que son arsenal très inférieur à celui des Russes et des Américains correspondrait à une stricte suffisance stratégique dissuasive, qui plus est, articulée à la garantie de non-emploi en premier.

Il reste que, contrastant avec son discours d’autosuffisance, les observations du Pentagone et du SIPRI convergent pour souligner que la Chine se livre à un des plus grands renforcements nucléaire militaire de son histoire.

L’accélération se traduit par : 1) Le doublement de ses ogives depuis 2019, passées de 300 à 600 et dont, selon le Pentagone, le nombre atteindra 1000 d’ici 2030 ; 2) La construction de nombreux sites de lancement de missiles balistiques intercontinentaux (DF-41) au Gansu (région de Yumen), à l’Est du Xinjiang (région de Hami) et en Mongolie Intérieure (près de Ordos) ;

3) Le déploiement de SNLE dotés de missiles JL-2 et JL-3 (portée de 8 à 10 000 km) ; 4) Le développement de missiles à double usage, à moyenne portée (DF-26) ou hypersoniques (DF-17) portant des charges nucléaire ou classique.

Dans ce contexte embrasé non seulement par la brutalité meurtrière des guerres en Ukraine et en Iran, mais encore par la violence endémique d’une soixantaine de conflits en Afrique (Soudan, Sahel, Érythrée), en Asie (Myanmar), au Moyen-Orient (Syrie, Liban, Gaza, Cisjordanie) que voit-on ?

D’une part un bloc Chine-Russie-Iran-Corée du Nord renforcé par la proximité de la nébuleuse du « Sud Global » aux allégeances parfois incertaines, mais dont l’affirmation anti-occidentale ne cesse de se préciser par le truchement des BRICS et de l’OCS (lire : Xi Jinping au centre, avec V.Poutine et Kim Jong Un, vent debout contre l’Occident) ; d’autre part, les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN, les Israéliens, la Corée du sud, le Japon, l’Ukraine et certains pays du Golfe.

Dès lors que saute aux yeux le hiatus d’une Chine première alliée stratégique de l’Iran lui-même directement attaqué par l’Amérique, mais cherchant en même temps un accommodement raisonnable avec Washington, on peut, avec la Revue Esprit du 27 mars, se demander « Combien de temps la Chine pourra-t-elle tenir cette position d’équilibre ? ».

Alors que Pékin a refusé de répondre à la demande américaine de s’impliquer pour sécuriser les flux commerciaux dans le détroit d’Ormuz, la question de la capacité de l’appareil à Pékin de concilier les contraires entre sa proximité avec Téhéran et sa recherche d’un apaisement avec Washington, sera assurément le fond de tableau du sommet de la mi-mai.

En attendant, dans le contexte où Pékin et Washington s’accordent pour considérer qu’un affrontement militaire entre les deux ferait entrer le monde dans le « brouillard » incontrôlable d’un déchaînement de violence universellement funeste, la plupart des observateurs s’appliquent à passer en revue les termes et les limites d’un « accommodement raisonnable » entre les deux.

Il serait certainement possible de conclure des accords exprimant une bonne volonté réciproque, par exemple pour confirmer le moratoire sur les droits de douane réduits à 10% et le renouvellement de l’accord sur la suspension par la Chine de son contrôle des Terres rares (valable jusqu’au 27 novembre 2026) ou encore sur la poursuite des achats chinois de soja, de maïs ou de blé américains dont le montant atteint déjà 25 milliards de $.

Autre espoir d’apaisement au milieu des férocités vindicatives, à l’étage stratégique, un consensus existe déjà sur la sécurité maritime et aérienne dans le cadre du MMCA (Military Maritime Consultative Agreement) conclu en 1999, dont le rôle a été élargi à la sécurité aérienne, pour tenir à distance une éventuelle méprise en mer de Chine du sud et dans les parages de Taïwan.

Enfin des pourparlers sont en cours pour circonscrire les risques posés par les automatismes de l’Intelligence artificielle dans la mise en œuvre des systèmes d’armes nucléaires.

Pour autant, l’inventaire des sources de friction reste impressionnant.

François DANJOU
Site : Questionchine.net
Editorial


Une longue liste des contentieux.

Selon le New-York center for Foreign Policy Affairs, « la compétition stratégique sino-américaine façonne la dynamique économique et sécuritaire mondiale. Exacerbée par les tensions commerciales, les restrictions technologiques et les démonstrations de force militaire, cette rivalité influence les politiques publiques, les alliances internationales et la stabilité mondiale. L’enjeu central réside dans la confrontation des visions de la domination mondiale, notamment en matière de politiques commerciales, de contrôle des technologies de pointe et de stratégies de sécurité. » Image : discoveryalert.com.

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L’inventaire des sources d’inquiétude va de la guerre commerciale et technologique avec la persistance, malgré une baisse 31% par rapport à 2024, du déficit commercial américain voisin de 200 milliards de $ et le maintien en retour des droits de douane de 10% imposés par Washington et leurs répliques chinoises sur le charbon, le pétrole et le gaz ;

En même temps, constatons qu’aux restrictions structurelles de la Chine à l’ouverture de son marché, Washington a, en riposte, interdit l’accès d’entreprises comme Tencent et CATL qui travaillent avec l’armée chinoise, aux hautes technologies du numérique et de l’IA.

En réalité, le fond de tableau reste une rivalité systémique des modèles politiques de société fondamentalement concurrents et du rapport à l’ordre mondial. L’antagonisme se cristallise autour des revendications chinoises sur 80% de la mer de Chine du sud au mépris du droit de la mer et sur l’Île de Taïwan où la démocratie s’exprime avec de plus en plus de force en faveur d’une identité séparée du Continent.

L’évolution, politique de l’Île, « trou noir » de la pensée politique chinoise, crée entre Washington et Pékin une tension dans le Détroit qu’au cours de son deuxième mandat, Donald Trump a, chiffon rouge pour l’appareil chinois, échauffée en augmentant notablement la vente d’armes défensives à l’Île.

Après qu’en décembre dernier, la Maison Blanche avait, en accord avec le Congrès approuvé [1] dans le cadre du Taiwan Relation Act, la vente de 11,1 milliard de $ d’équipements militaires à l’Île (dont, entre autres, des Himars, des drones, et des missiles anti-char) – record depuis les 18 milliards vendus sous la présidence de Georges W. Bush en 2001 -, le ministre taïwanais de la défense, Wellington Koo déclarait le 17 mars, qu’une nouvelle vente d’une valeur totale de 14 milliards de $, était en cours d’examen à Washington.

Enfin et surtout, si malgré la somme des divergences anciennes et récentes, le sommet était confirmé, D. Trump ira à Pékin avec en tête la preuve obtenue sur le vif, que, contrairement à son discours de neutralité, Pékin a ostensiblement pris parti pour Téhéran.

Une nouvelle guerre froide dont les mèches explosives sont allumées.

Selon Reuters, le 25 mars, le port saoudien de Yanbu, sur la mer Rouge, actuellement le seul point d’exportation du pétrole brut d’Arabie, a été la cible d’une attaque iranienne qui visait la raffinerie Aramco-ExxonMobil (SAMREF).

L’attaque a eu lieu deux jours après que l’Arabie saoudite qui anticipait d’importantes perturbations dans le détroit d’Ormuz avait offert à ses clients pétroliers la possibilité de recevoir leurs allocations du mois d’avril avril via le port de Yanbu. Photo publiée par The Economic Times.

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Selon le Pentagone et la CIA, la coopération militaire entre la Chine et l’Iran des Mollahs s’est renforcée en 2025 et 2026. Notamment après la guerre de juin 2025, par une aide chinoise à la défense aérienne de Téhéran, au moyen des systèmes HQ-16, HQ-17AE et HQ 9-B dont l’efficacité a cependant été décevante [2], et par la fourniture de technologies de pointe permettant d’augmenter la capacité des frappes missiles.

Dans ce domaine crucial de la précision des frappes, Pékin a notamment mis à disposition des Mollahs terroristes, son système de navigation BeiDou 北斗, opérationnel depuis 2020 et indépendant du GPS des américains qui ne parviennent pas à le brouiller localement.

Si comme le souligne la Revue Esprit, l’incapacité de l’Amérique à rétablir la circulation dans le cul-de-sac d’Ormuz, verrou majeur de l’économie mondiale, confirme sa perte de puissance, la guerre en Iran met aussi à l’épreuve la capacité diplomatique globale de la Chine à défier l’Amérique notamment sur ses plates-bandes au Moyen Orient.

Que vaut en effet aujourd’hui le rapprochement entre les deux théocraties rivales du Golfe, Ryad et Téhéran, mis en scène le 11 mars 2023 par Wang Yi, le ministre des Affaires d’un régime chinois athée ? (lire Un vent chinois s’est levé au Moyen Orient).

Ayant à la fois fait l’impasse sur la carte sauvage d’Israël menacé dans son existence et la culture terroriste des Mollahs, la stratégie de Pékin est percutée de plein fouet par l’embrasement de la guerre en Iran. Dernier exemple en date que la conciliation des contraires n’est pas sans limites, le 25 mars, réduisant au moins pour l’instant à néant la stratégie du grand écart chinois, une attaque de drone iranienne ciblait le site névralgique de la raffinerie saoudienne de Samref à Yanbu, permettant de contourner le détroit d’Ormuz.

François DANJOU
Site : Questionchine.net
Editorial
30 mars 2026

Note(s) :

[1] Si le président américain a l’autorité finale de décider la vente d’armes à Taïwan, le Congres dispose d’un droit de regard et de blocage qu’il peut exercer pendant une période de trente jours. La procédure s’inscrit dans le cadre légal du Taiwan Relations Act de 1979.
(Lire : Relations Chine, Taïwan, États-Unis)
Historiquement, le Congrès manifeste un fort soutien transpartisan aux ventes d’armes à Taïwan. Il est souvent arrivé qu’il presse l’exécutif d’accélérer les livraisons.
[2] Selon des rapports datant de janvier 2026, les systèmes antiaériens (missiles HQ-9B et radars YLC-8B) n’ont pas été à la hauteur des attentes iraniennes pendant la guerre de juin 2025.




In Memoriam : 04 avril 1975, assassinat de l’officier français Pierre Alphonse Galopin

Pierre Alphonse Galopin, né le 10 janvier 1932 à Clermont-Ferrand et assassiné le 4 avril 1975 à Zoui, est un officier français mort pour la France au Tibesti (Tchad), où il avait été envoyé comme négociateur à la suite de l’enlèvement de ressortissants européens, dont Françoise Claustre.

Saint-Cyrien de la promotion lieutenant-colonel Amilakvari (1954-1956), le commandant Pierre Xavier Galopin était un officier des troupes de marine, ancien méhariste et membre du SDECE, le service de renseignement militaire extérieur français. Il avait été détaché comme coopérant militaire français à la tête de la Garde nationale tchadienne, puis au sein des services de renseignements de l’ancienne colonie française.

À ce titre, il a été accusé par des rebelles tchadiens de brutalité et d’être responsable d’un raid mortel pour des proches de Goukouni Oueddei, allégations demeurées, auprès de la presse internationale, sans aucun élément tangible pour les étayer.

Envoyé comme émissaire auprès des chefs rebelles Hissène Habré et Goukouni Oueddei, dans l’affaire de la prise d’otage de l’ethnologue Françoise Claustre, il est enlevé à son tour le 4 août 1974.

En représailles au refus du gouvernement français de livrer des armes en échange des captifs, l’officier est pendu le 4 avril 1975 à quelque 15 kilomètres de Bardaï.

Goukouni Oueddei et Hissène Habré participent à son exécution et sont surpris par son comportement, surtout son courage. Quand il est pendu, il s’est mis au garde-à-vous.

Chevalier de la Légion d’honneur.

Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs.

Publié sur le site de l’AASSDN le 07 avril 2026




Revue AASSDN N°274 : Pour Alain Juillet, “Intégrité rime avec crédibilité et souveraineté”

En réfléchissant aux principes qui ont fondé la France, notre revue se penche aujourd’hui sur l’intégrité. Selon le dictionnaire, c’est la qualité d’une personne intègre, incorruptible, dont la conduite et les actes sont irréprochables. Dans la pratique c’est une valeur qui se décline sur le plan moral ou physique, pour les personnes comme pour les États. Elle reste pour beaucoup un but à atteindre ou une référence plus ou moins éloignée alors qu’elle devrait être un impératif absolu qui requiert la cohérence entre les paroles et les actes. Il est vrai qu’elle est trop souvent malmenée par ceux qui devraient en être les propagandistes et les garants, le mauvais exemple venant souvent d’en haut.

L’intégrité territoriale est menacée dans des départements et territoires d’outre-mer par ceux qui sont prêts à les abandonner pour éviter d’avoir à les défendre. L’intégrité de l’information est de moins en moins respectée par des journalistes qui la biaisent en la publiant partialement et substituent l’émotion aux faits. L’intégrité du tissu industriel est remise en cause par le jeu des fusions acquisitions, qui voient des pans entiers de nos activités être transférés ailleurs par intérêt financier, en hypothéquant l’emploi et l’avenir. L’intégrité agricole qui permet d’assurer l’alimentation de nos concitoyens avec des produits respectant nos règles est mise en danger par l’ouverture à d’autres qui ne les respectent pas.

Toutes ces dérives viennent de l’oubli d’une valeur essentielle : l’intégrité morale dont ont fait preuve nos anciens pour tenir envers et contre tout par amour de la France. C’est cette intégrité, chère aux Merlinettes et à beaucoup d’autres, dont nous devons garder la mémoire. Il faut la promouvoir auprès des jeunes générations car elle donne la force de résister, de ne pas subir. Elle donne aussi la fierté de s’inscrire dans la lignée de tous ceux qui, au long de l’histoire, ont su défendre l’essentiel contre les pressions de tous ordres au péril de leur vie.

Notre congrès début juin à Granville sera l’occasion de rappeler ces valeurs et ces fondamentaux que nous mettons en exergue dans la revue. En plus des visites et conférences, vous y verrez le nouveau court métrage réalisé cette année sur Morlanne à l’occasion du 80e anniversaire de sa fondation du Service Action. Pour ceux qui resteront le week-end sur place, ce sera l’occasion d’aller voir le Mont St Michel dont l’archange nous a appris à terrasser le dragon des illusions et de l’argent facile.

Avec ce numéro, notre revue confirme sa nouvelle orientation. Le bulletin est devenu un magazine apprécié dont nous allons augmenter le tirage de 1 500 à 3 000 exemplaires pour répondre, au-delà de nos adhérents, aux demandes d’abonnement et pour le distribuer au niveau national dans les administrations et entreprises qui nous sont chères. J’espère qu’avec votre aide, la publicité que nous commençons à obtenir va augmenter sensiblement pour permettre l’autofinancement de notre belle publication.

Je ne peux conclure cet éditorial sans vous rappeler combien nous comptons sur vous cette année : au plan financier nous avons besoin de vos cotisations et des dons, qui bénéficient de la déduction fiscale, ainsi que d’abonnements à la revue; Au plan publicitaire, nous cherchons pour notre revue des partenaires pouvant être intéressés par des insertions ou des encarts.

N’hésitez pas à solliciter vos amis, vos relations, à en parler autour de vous. Souvenez-vous également que nous sommes toujours à la recherche de contributions et d’articles pour notre site, que je vous conseille de regarder régulièrement car il marche très fort. N’oubliez pas enfin que nous pouvons prendre
vos archives et les garder dans le fonds dédié que nous avons ouvert aux archives nationales.
Profitez bien du temps qui passe et bonnes vacances pour ceux qui vont pouvoir en profiter.

Alain JUILLET
Président de l’AASSDN

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Vidéo. Jeu de go : la géopolitique de la Chine.

Le jeu de go, né en Chine il y a plus de 3 000 ans, est bien plus qu’un simple jeu de stratégie : il reflète une philosophie, une façon de concevoir le monde et d’anticiper l’adversaire. Dans cette émission, OpenBoxTV explore comment ce jeu offre une grille de lecture saisissante de la stratégie géopolitique chinoise, à la lumière de la crise iranienne. Pour nous guider, Pierre Saillard, fidèle auditeur d’OpenBoxTV, partage son expertise et nous révèle ce que les pièces sur le goban nous disent des ambitions mondiales de Pékin.

Date de mise en ligne : Vendredi 03 avril 2026
Durée : 00:38:35
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