Conférence. “Les sociétés du silence. L’invisibilité du crime organisé” avec Jean-François Gayraud

Titre de la conférence : “Les sociétés du silence. L’invisibilité du crime organisé.”

Cadre de la conférence : Cycle 2026 l’institut FMES

Intervenant : Jean-François GAYRAUD, Directeur de l’Académie du renseignement. Commissaire général de la police nationale, il a réalisé l’essentiel de sa carrière dans le renseignement et la lutte contre le terrorisme. Il est par ailleurs l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages traitant de criminologie, de géopolitique du crime ou de renseignement

Organisateur : Institut FMES

Date de la conférence : Jeudi 12 février de 18h30 à 20h
Attention : Une séance de dédicace de son livre sera organisée à 18h avant le début de la conférence à 18h30.

Format de la conférence : Présentiel

Lieu : Faculté de droit, 35 av. A. Daudet – Campus de Toulon – Porte d’Italie

Gratuite /Payante : L’entrée à cette conférence coûte 8 euros et est gratuite pour les moins de 27 ans, les membres de l’université de Toulon ainsi que pour les adhérents 2026 de l’institut FMES.

Comment s’inscrire ? En cliquant ICI

[ La conférence ne sera ni filmée, ni diffusée en direct, ni mise en ligne ultérieurement.]




Industrie : LMB Aerospace vendue à Loar Group

LMB Aerospace vendue à Loar Group :
une opération stratégique sous contrôle de l’État

LMB Aerospace change de pavillon et entre dans une nouvelle ère industrielle. La PME corrézienne, fournisseur clé de la défense française, a été cédée à l’américain Loar Group, déclenchant une vive controverse politique et stratégique.

Entre impératifs de souveraineté, garanties étatiques et logique de consolidation transatlantique, la vente de LMB Aerospace cristallise les tensions actuelles autour du contrôle des actifs sensibles de la base industrielle et technologique de défense.

La vente de LMB Aerospace à l’américain Loar Group a été finalisée fin décembre 2025, après validation formelle des autorités françaises. LMB Aerospace, spécialiste des systèmes de refroidissement et de ventilation embarqués, équipe des programmes majeurs des forces armées françaises. Cette opération, autorisée par Bercy dans le cadre du contrôle des investissements étrangers, intervient dans un contexte de sensibilité accrue sur la protection des technologies militaires et sur l’ouverture du capital d’entreprises jugées stratégiques.

LMB Aerospace et Loar Group : une vente sous haute surveillance

La cession de LMB Aerospace à Loar Group s’est conclue pour un montant de 367 millions d’euros, auxquels s’ajoute la reprise de la dette nette, selon les informations communiquées par le groupe acquéreur et confirmées par la presse nationale. Cette transaction place LMB Aerospace sous le contrôle d’une holding américaine cotée à New York, spécialisée dans les équipements aéronautiques et de défense. Toutefois, dès l’annonce de l’opération, le gouvernement français a tenu à encadrer strictement les conditions de la vente de LMB Aerospace, en invoquant la sensibilité des activités concernées.

Ainsi, l’État français a mis en place une action spécifique, communément qualifiée de golden share, afin de conserver un droit de regard sur les décisions jugées critiques. Ce mécanisme permet notamment d’opposer un veto à certaines opérations portant sur la localisation des activités, la cession d’actifs stratégiques ou la protection des savoir-faire. Selon le ministère de l’Économie, les services de l’État assureront un suivi rapproché et durable du respect de ces engagements, comme l’a indiqué Bercy dans une déclaration reprise par Le Monde.

Dans le même temps, Loar Group a souligné que l’intégration de LMB Aerospace s’inscrivait dans une stratégie de croissance industrielle cohérente. Le groupe américain a précisé que l’entreprise corrézienne conserverait ses implantations françaises et son périmètre d’activité. Selon les projections communiquées par Loar Group, LMB Aerospace devrait générer environ 60 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2026, pour un EBITDA ajusté estimé à près de 30 millions de dollars.

LMB Aerospace, un maillon stratégique de la défense française

Fondée en 1956 à Malemort-sur-Corrèze, LMB Aerospace s’est imposée comme un acteur de niche dans la conception et la fabrication de ventilateurs et de moteurs électriques destinés aux environnements critiques. LMB Aerospace fournit des systèmes de refroidissement indispensables à la fiabilité des équipements militaires, notamment pour l’avion de combat Rafale, l’hélicoptère Tigre ou encore certains systèmes embarqués terrestres et navals. Cette position en fait un fournisseur récurrent des grands maîtres d’œuvre de la défense française.

Selon les données publiques, LMB Aerospace emploie environ 75 salariés hautement qualifiés. L’entreprise réalise une part significative de son activité à l’export, avec près de 30 % de son chiffre d’affaires déjà réalisé aux États-Unis avant la vente. Cette internationalisation progressive a été avancée par ses anciens dirigeants pour justifier l’ouverture du capital et la recherche d’un adossement industriel plus large.

Cependant, cette vente de LMB Aerospace a suscité des réserves au sein même de l’appareil d’État. D’après des informations publiées par Usine Nouvelle, la Direction générale de l’armement avait émis un avis défavorable lors de l’instruction du dossier. La DGA aurait notamment recommandé une entrée de Bpifrance au capital, solution finalement écartée. Malgré cet avis, le gouvernement a validé la cession, estimant que les garanties juridiques et opérationnelles étaient suffisantes pour préserver les intérêts stratégiques nationaux.

Une décision politique au cœur des débats de souveraineté

La vente de LMB Aerospace à Loar Group a rapidement pris une dimension politique. Plusieurs responsables et élus ont dénoncé la cession d’un actif industriel jugé critique pour l’autonomie stratégique française. Les critiques portent à la fois sur le signal envoyé aux partenaires européens et sur la dépendance accrue vis-à-vis d’acteurs extra-européens dans un contexte de réarmement généralisé.

Face à ces attaques, l’exécutif a multiplié les prises de parole pour défendre lacohérence de sa décision. Le ministère de l’Économie a rappelé que le régime français de contrôle des investissements étrangers permettait d’imposer des contraintes strictes aux investisseurs non européens. Il a également souligné que des sanctions étaient prévues en cas de non-respect des engagements pris par Loar Group.

De son côté, Loar Group a cherché à rassurer sur ses intentions industrielles. Le groupe américain a insisté sur la complémentarité technologique de LMB Aerospace avec son portefeuille existant et sur la nécessité de renforcer les capacités industrielles face à une demande mondiale en forte croissance. Cette approche s’inscrit dans un mouvement plus large de consolidation du secteur aéronautique et de défense, marqué par une intensification des acquisitions transfrontalières.

Jehanne DUPLAA 
Armee.com/lmb
29 janvier 2026




Géopolitique. Groenland : l’île qui verrouille l’Arctique

Le Groenland est au centre d’un triangle stratégique où se superposent trois dynamiques : la militarisation du Grand Nord, l’ouverture progressive de routes maritimes arctiques, et la compétition pour le contrôle des accès entre Atlantique et Arctique. Vu depuis cette projection polaire, l’île n’est plus une périphérie glacée : c’est un pivot.

Un verrou géographique entre deux océans

Le Groenland se trouve à la jonction de l’océan Arctique et de l’Atlantique Nord. Cette position crée un « effet goulet », surtout si l’on raisonne en trajectoires aériennes et navales. Entre l’Amérique du Nord et l’Europe, l’espace formé par le Groenland, l’Islande et le Royaume-Uni (souvent décrit comme un couloir de passage de l’Atlantique Nord) a longtemps été une zone clé de surveillance. La carte, en montrant l’île comme centre du cercle polaire, rappelle pourquoi : qui tient le Groenland observe et influence une large part des mouvements entre les deux grands théâtres.

Routes maritimes : raccourcis prometteurs, réalité encore contraignante

Deux itinéraires sont dessinés en bleu : le passage du Nord-Ouest, côté canadien, et la route maritime du Nord, côté russe.

Mais l’Arctique reste un environnement saisonnier, risqué et coûteux (glace résiduelle, brouillard, tempêtes, éloignement des secours, contraintes d’assurance). L’enjeu, pour les acteurs maritimes, n’est donc pas seulement la route est plus courte, mais la route fiable, rentable et sécurisée.

Militarisation : la carte d’une compétition

Avec les bases de l’Otan et de la Russie, l’Arctique est devenu un espace de surveillance.

Côté russe, la densité des points le long de l’arc arctique et autour de l’axe de Mourmansk reflète une logique de profondeur stratégique : protéger les approches, sécuriser les infrastructures militaires du nord et contrôler l’accès à la route maritime du nord. La Russie apparaît comme l’acteur qui dispose de la continuité territoriale la plus directe sur l’Arctique.

Côté OTAN, la dispersion des points en Amérique du Nord et autour du Groenland rappelle une logique complémentaire : surveillance des voies d’accès, alerte avancée, contrôle des espaces aérien et maritime. Le Groenland devient ici une sorte de plateforme avancée : peu peuplée, mais idéalement placée pour capter des signaux, suivre des trajectoires et soutenir une présence.

Le Groenland : puissance militaire sans armée, puissance politique par sa position

Ce qui rend le Groenland singulier, c’est qu’il concentre de la valeur stratégique sans être, en lui-même, une grande puissance militaire. Son atout principal, c’est la géographie. Cela a deux conséquences politiques.

D’abord, l’île est entraînée dans une compétition qui la dépasse : même si l’objectif local est souvent le développement et la stabilité, le territoire est perçu de l’extérieur comme une pièce de l’échiquier arctique. Ensuite, cette centralité renforce mécaniquement son poids diplomatique : dans les discussions sur la sécurité nord-atlantique, les infrastructures, la recherche, ou les routes maritimes, le Groenland pèse plus que sa démographie.

Revue Conflits
18 janvier 2026

Source création image : IA




Servir le France et aimer sa patrie jusqu’au sacrifice

UNE RUE “ PIERRETTE LOUIN ” A TOULOUSE

Le 7 octobre 1999, à l’initiative de notre délégué régional André Fontès, eut lieu à Toulouse l’inauguration de la rue Pierrette Louin du groupe des “ Merlinettes ” – SSM/FTR.

Cette manifestation fut émouvante : 20 drapeaux représentant diverses associations d’Anciens Combattants et une centaine de nos camarades assistaient à cette cérémonie qui se déroula en présence de M. Dominique Baudis, député – maire de Toulouse.

En 1943, le Commandant Paillole alors chef des services clandestins de CE (contre-espionnage) et de Sécurité militaire se rend compte que le Service manque d’opérateurs radio. Il pense aux ressources du corps féminin des Transmissions qui faisait ses preuves sur le théâtre des opérations en Italie, après s’être distingué en AFN et lance un appel à ces volontaires féminines des transmissions dirigées par le Général Merlin, pour accomplir en France occupée des missions dans des conditions difficiles mais exaltantes. Il est parfaitement entendu : plusieurs d’entre elles se présentèrent, toutes animées du plus pur esprit de patriotisme et toutes conscientes du danger. Pierrette Louin était de celles-là.

De cette élite féminine française, l’histoire ne retiendra que quatre noms, dont le sien.

Martyrisées à Ravensbrück, elles ont revendiqué devant la mort l’honneur d’être traitées en soldat. Elles étaient pourtant bien jeunes.

Après la très belle allocution de M. Dominique Baudis, maire de Toulouse, André Fontès lut avec beaucoup d’émotion la lettre écrite de Londres par Pierrette Louin à sa famille, le 23 janvier 1944, avec la mention “ ouvrir après ma mort ”.

Cette lettre fit perler bien des larmes dans l’assistance. Elle est publiée ci-après.

*

OUVRIR APRÈS MA MORT

LONDRES 23 janvier 1944 

Chers tous-

Avant de partir pour la grande aventure j’ai voulu tout vous raconter moi-même — Ce sera peut-être pour vous une consolation, car si vous la lisez c’est que je ne serai plus — Je sais quelle pourra être votre peine mais la seule chose qui pourra non l’amoindrir, mais la rendre moins amère, c’est que ma mort n’aura pas été inutile, c’est qu’elle aura servi à la France — il ne faut pas que vous en soyez trop tristes car cette mort-là c’est la seule que je souhaite avoir, parce que c’est la plus belle — mon âge ne compte pas, l’important c’est que je ne vais pas me battre, comme une unité quelconque dans un troupeau qui se bat parce que “c’est ainsi”, parce que c’est une obligation — je suis volontaire — et cela veut dire beaucoup — c’est autre chose qu’un mot — cela implique avant tout la lucidité, le choix — Cette mission dont je ne reviendrai peut-être pas, je ne l’ai pas subie comme un ordre — je ne l’ai pas non plus acceptée à l’aveuglette — non j’ai pensé et j’ai choisi — c’est mon esprit qui a consenti, et dès lors donner ma vie, n’est plus un sacrifice. Pourtant j’aime la vie — je sens en moi une force, un goût de la lutte qui pourraient me gagner ma vie. Mais je ne pourrais conserver cette force, ni avoir le désir de vivre, si je me dérobais à ce qu’il y a dans mon esprit — cette chose là ce n’est plus le chauvinisme sentimental de mon enfance — c’est quelque chose qui fait partie de moi, c’est l’amour de la France — une passion qui n’est plus “instructive” mais lucide, dépouillée d’attendrissement ridicule — Je ne vais pas me battre pour des mots, pour des idées ou pour des gens — je ne vais pas non plus me battre contre des mots, des idées d’autres gens — mais pour sauver un “tout” qui ne peut pas disparaître — une forme de vie un idéal — c’est la France — je ne sais pas vous expliquer cela — mais je sens la France en moi et c’est pour cela que j’ai choisi de partir, que je n’ai pas voulu être le spectateur impuissant qui se contente de souffrir en mots — que j’ai refusé d’acheter mon existence au prix de mon esprit — Pour cela je me suis engagée — la chance m’a rapidement servi — fin juillet j’ai été une des deux filles à l’occasion de servir a été donnée — La seconde suivante j’avais accepté — je suis donc entrée au 2e bureau — En septembre je suis arrivée à Londres par avion — j’ai complété mon instruction technique par la formation de radio clandestine — Puis j’ai fait l’entraînement de parachutiste — Après un départ raté en novembre, il y a eu les jours d’attente et de fièvre — et à nouveau l’espoir c’est pour dans quelques jours — Ainsi, une nuit, dans la lune qui vient, un avion m’emportera au-dessus de la France — je sauterai en parachute — et accomplirai ma mission — J’aurai de faux papiers et des appareils radio clandestins — ma mission sera d’émettre sur Londres et Alger tous renseignements que les agents et moi-même recueillerons — je n’ignore aucun des dangers que je cours — je sais que j’ai peu de chances de m’en tirer — le moins que je risque c’est la forteresse en Allemagne — Mais est-ce que cela compte puisque j’aurai lutté ? Si je meurs, ce sera la règle du jeu, sans regrets, sans amertume puisque mon âme sera intacte — Si je vis, j’aurai gagné mon droit à la vie, et la joie d’avoir été fidèle à mon idéal — Mais je pense à vous, qui restez — et j’en ai beaucoup de peine — mais je sais que vous comprendrez et m’approuverez — Nous nous retrouverons — Je vous dis adieu, sans tristesse — encore une fois je vous embrasse avec toute ma tendresse — 

PIERRETTE 

Cet article a été publié dans le BULLETIN DE LIAISON de l’AASSDN N° 183 (3e trimestre 1999)

Source création photo : IA




Economie : Reprise du méga-projet gazier mozambicain avec TotalEnergies.

Le Mozambique annonce la reprise de son méga-projet gazier
avec TotalEnergies

Après cinq ans d’arrêt, le Mozambique relance le méga-projet gazier Mozambique LNG de TotalEnergies, suspendu après une attaque jihadiste meurtrière.

Le Mozambique va relancer officiellement jeudi un méga-projet gazier dirigé par le géant énergétique français TotalEnergies, qui était resté en suspens pendant près de cinq ans après une attaque jihadiste meurtrière.

Le président mozambicain Daniel Chapo annoncera la reprise du projet Mozambique LNG lors d’une cérémonie à laquelle assistera le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a indiqué le gouvernement.

Ce projet d’un montant de 20 milliards de dollars, situé dans la province septentrionale de Cabo Delgado, à la frontière avec la Tanzanie, a été mis à l’arrêt à la suite d’une attaque jihadiste sanglante en mars 2021 sur la ville voisine de Palma (nord).

Revue Conflits avec AFP
29 janvier 2026

Source création photo : IA




Souveraineté militaire : SNA type Suffren

SNA type Suffren :
Sous les mers, au cœur de la supériorité stratégique

Avec son admission au service actif en avril 2024, le Duguay-Trouin s’est imposé comme un jalon majeur du renouvellement de la composante sous-marine française. Deuxième unité de la classe Suffren, il succède au bâtiment éponyme entré en service en 2022, et préfigure l’arrivée d’ici 2030 de quatre autres sous-marins nucléaires d’attaque (SNA), dans le cadre du programme Barracuda.

Une évolution capacitaire majeure

Cette montée en puissance traduit une ambition claire : offrir à la Marine nationale un outil polyvalent, interopérable et au meilleur standard mondial, capable de tenir son rang dans un contexte stratégique profondément renouvelé et marqué par le retour des logiques de puissance.
Bien plus qu’un simple renouvellement matériel, la transition entre les SNA de type Rubis et les Suffren constitue en effet plutôt une transformation de fond, à la fois technologique, humaine et doctrinale, à la hauteur des enjeux stratégiques contemporains.

L’évolution capacitaire de ces nouveaux bateaux est incarnée par des capacités accrues : leur autonomie, leur discrétion acoustique, leur puissance de feu, leur endurance et leurs capacités de renseignement dépassent très largement celles de leurs prédécesseurs.
Pensés pour durer, ils sont dimensionnés pour affronter les défis du XXIe siècle : retour des confrontations interétatiques, prolifération des menaces sous-marines, contrôle des espaces d’intérêt stratégique et montée en intensité des opérations.

Renseigner : une sentinelle silencieuse

Le Duguay-Trouin est une plateforme discrète, mobile et autonome : il voit sans être vu, écoute sans émettre, agit sans alerter.
Ces qualités font de lui un atout incomparable dans le domaine du renseignement militaire.

[…]

Jean BOYER
Membre de l’AASSDN
Article publié dans la Revue Services spéciaux de décembre 2025

Source photo : Marine nationale

Pour lire l’article SNA type Suffren : Sous les mers, au cœur de la supériorité stratégique” , dans son intégralité, cliquez ICI

Vous pouvez également lire, dans leur intégralité; les articles suivants parus dans la Revue Services Spéciaux de décembre 2025 :

…..

Informations sur l’article :

Titre : SNA type Suffren : Sous les mer, au cœur de la supériorité stratégique”
Auteur : Jean BOYER, Membre de l’AASSDN
Pages : 3
Rubrique : Souveraineté militaire
Paru dans la revue : Revue Services Spéciaux
Numéro : 273
Périodicité : Décembre 2025
Revue de : AASSDN

Pour acheter la revue Revue Services Spéciaux de l’AASSDN à partir de notre boutique, cliquez ICI




Souveraineté militaire : Urgence absolue

Alors que la contrainte budgétaire est plus forte que jamais et que l’immobilisme est quasiment devenu la règle dans la plupart des compartiments de l’action publique, il y a au moins une bonne nouvelle. Elle est intervenue le 13 octobre dernier. Elle concerne un sujet majeur et « sensible », même s’il n’est pas ou plus au premier plan de l’actualité, à savoir les moyens financiers qui sont et seront dévolus aux Armées.

Juste avant que le débat parlementaire s’ouvre1, le Premier ministre a confirmé que le budget du ministère des Armées serait majoré de 3,5 Mde en 2026 et de 3 Mde d’euros en 2027 par rapport à ce que prévoit la LPM 2024-20302. Si positive et si importante que soit sa déclaration, a fortiori dans le contexte actuel, elle ne suffit malheureusement à lever ni les incertitudes, ni les hypothèques qui pèsent sur le budget des Armées. Il y a plusieurs raisons à cela.

L’effort annoncé par le chef de l’état il y a trois mois s’inscrit dans le cadre de la LPM 2024-2030, laquelle reste, jusqu’à nouvel ordre, la « feuille de route » du ministère des Armées. La question qui reste sans réponse à ce stade est de savoir ce qu’il en sera, le moment venu, des trois dernières annuités de la
LPM3. Ceux qui seront aux affaires après le mois de mai 2027 voudront-ils et, si tel est le cas, pourront-ils (car il est peu probable que la situation des finances publiques soit appelée à s’améliorer sensiblement dans les deux ans à venir) majorer chacune des trois dernières annuités de la LPM de 3 à 3,5 Mde ? S’ils estiment qu’ils ne sont pas en mesure de le faire, ils devront assumer la décision, lourde à tous égards, de diminuer les moyens dévolus aux Armées dans des proportions significatives dès le début de leur mandat alors même que l’environnement international a toute chance d’être aussi incertain qu’aujourd’hui. C’est, à bien des égards, une bombe à retardement que le chef de l’état laisse à son successeur, quel qu’il soit.

[…]

Jacques HELIOT
Membre de l’AASSDN
Article publié dans la Revue Services Spéciaux de décembre 2025

Source photo : Armée de l’Air et de l’Espace

Pour lire l’article Urgence : absolue , dans son intégralité, cliquez ICI

Vous pouvez également lire, dans leur intégralité; les articles parus dans la Revue Services spéciaux de décembre 2025 :

…..

Informations sur l’article :

Titre : “Urgence absolue” 
Auteur : Jacques HELIOT, Membre de l’AASSDN
Pages : 3
Rubrique : Souveraineté militaire
Paru dans la revue : Revue Services spéciaux
Numéro : 273
Périodicité : Décembre 2025
Revue de : AASSDN

Pour acheter la revue Revue Services Spéciaux de l’AASSDN à partir de notre boutique, cliquez ICI




Vidéo. Trump : La loi du plus fort !

Dans cette nouvelle émission, Alain Juillet et Claude Medori analysent le National Security Strategy du président Trump, qui est le document officiel pour l’administration Trump qui dicte la politique américaine des prochaines années. Tout est clair dans ce document et Alain juillet avait déjà décodé une possible intervention des États-Unis au Venezuela. Si on s’en tient à ce qui est écrit dans ce document officiel, 2026 risque d’être une année riche en rebondissements géopolitiques.

Date de mise en ligne : 16/01/2026
Durée : 00:46:09
Compte YouTube : Open Box TV




Vidéo. Trump : Jusqu’à où ira-t-il ?

Pour cette émission exceptionnelle sur le Venezuela après l’intervention américaine, Alain Juillet et Claude Medori analysent les incidences géopolitiques mondiales de cet événement. Les règles de la diplomatie ont volé en éclat. Quid des rapports de force entre la Russie, la Chine, les États-Unis et l’Europe ? Aujourd’hui apparaît au grand jour l’importance de la géo-économie (pétrole), de la finance internationale (dollars) et de la géopolitique.

Date de mise en ligne : 09/01/2026
Durée : 00:56:13
Compte YouTube : Open Box TV

Chapitrage minuté de la vidéo :

00:00 : Introduction
02:50 : Venezuela : Une opération d’envergure !
07:05 : Un exemple de guerre moderne
10:30 : Une attaque prévisible ?
12:30 : La manipulation du monde par les USA
13:20 : Trump et la stratégie du jeu de go !
17:00 : Pourquoi le Venezuela est-il pauvre ?
19:50 : Quel seront les répercussions de l’opération américaine sur le monde ?
21:30 : Le retour des empires
24:40 : Trump contre l’OPEP
27:00 : Quelle relation entre la Chine et le Venezuela ?
31:50 : La Guyane française et ses voisins
37:30 : Quelle répercussion sur Taïwan face à l’intervention américaine au Venezuela ?
39:30 : Amis ou ennemis des États-Unis
42:00 : Quel avenir pour l’Europe
52:00 : La spécificité Corse au Venezuela




Culture stratégique : La stratégie de la Chine et Taïwan

La stratégie de la Chine pour faire basculer Taïwan sans un coup de feu
ou l’art chinois de transformer les crises en opportunités

En évoquant « l’Incident de Xi’an » de 1936, cet article propose une grille de lecture historique pour comprendre comment la crise parlementaire taïwanaise de 2024 2025 pourrait servir les desseins du Parti communiste chinois (PCC). Il explore les conditions dans lesquelles le blocage institutionnel d’un pays peut être exploité par un acteur extérieur – en l’occurrence le PCC – sur les plans psychologique, informationnel et stratégique.

L’analyse met en parallèle les logiques de division, d’ingérence et de recomposition du pouvoir, tout en soulignant les différences fondamentales : nature du régime, solidité des institutions, neutralité des forces armées et environnement international dissuasif. L’analogie de Xi’an apparaît ainsi comme un outil d’analyse, un miroir qui invite à la vigilance, non une carte qui annoncerait le déclin.

Xi’an, décembre 1936

Deux généraux nationalistes enlèvent leur commandant en chef, Chiang Kai-shek, pour le forcer à cesser la guerre civile et s’unir avec leurs adversaires communistes contre le Japon. Ce qui aurait pu être un simple coup de force militaire devint, sous l’habile médiation du PCC, un tournant historique : la formation du Second Front uni. Huit décennies plus tard, Pékin semble s’inspirer des mêmes principes à Taïwan, mais avec des méthodes adaptées au XXIe siècle : subversion politique, guerre cognitive et pression économique plutôt que revolvers et négociations secrètes. Depuis les élections taïwanaises de janvier 2024, l’île fait face à une crise institutionnelle sans précédent faite de blocage parlementaire, de polarisation sociale et de division de la classe politique. Pour le PCC, cette situation n’est pas une menace, mais une opportunité stratégique.

[…]

Claude JAECK
AASSDN
Article publié dans la Revue Services Spéciaux de décembre 2025

Pour lire l’article “La stratégie de la Chine pour faire basculer Taïwan sans un coup de feu ou l’art chinois de transformer les crises en opportunités, dans son intégralité, cliquez ICI

Vous pouvez également lire, dans leur intégralité, les articles parus dans la Revue Services Spéciaux de décembre 2025 :

…..

Informations sur l’article :

Titre : “La stratégie de la Chine pour faire basculer Taïwan sans un coup de feu ou l’art chinois de transformer les crises en opportunités” 
Auteur : Claude JAECK (AASSDN)
Pages : 4
Rubrique : Culture stratégique
Paru dans la revue : Revue Services spéciaux
Numéro : 273
Périodicité : Décembre 2025
Revue de : AASSDN

Pour acheter la revue Revue Services Spéciaux de l’AASSDN à partir de notre boutique, cliquez ICI