Vidéo : “De Gaulle : La bataille pour la France”

Dans cette nouvelle émission, Alain Juillet et Claude Medori reçoivent Eric Branca, journaliste et historien spécialiste du gaullisme.

Des défis de la guerre froide et de la décolonisation jusqu’aux tensions historiques autour d’Israël et de la Palestine, sa vision continue de résonner, alors même que le film récent à son sujet fait l’actualité et que les futurs candidats aux élections se disputent son héritage.

Date de mise en ligne : 24 juillet 2026
Durée : 00:48:21
Animateurs : Alain Juillet et Claude Medori
Invité : Eric Branca, journaliste et historien spécialiste du gaullisme
Compte YouTube : Open Box TV




Géopolitique : Connaître les faits, comprendre les évènements

Nouvelle donne en Allemagne.
En Europe ?

« Les lignes bougent. Le mouvement est général » remarque Jean Leymarie pour France culture, sans feindre la surprise. « Cette élection en Saxe-Anhalt va-t-elle changer la donne ? Pour le dire, c’est trop tôt ». En effet, deux autres élections attendent les électeurs dans l’est de l’Allemagne le 20 septembre, à Berlin et en Poméranie occidentale. En Saxe, le 6 septembre, les électeurs décidaient de la composition de leur parlement régional. Les résultats ont confirmé les sondages (1), sachant qu’il faut atteindre 5% pour obtenir un siège de député.

–      Alternativ of Deutschland (AfD) remporte 43,8% des suffrages

–      CDU (chrétiens-démocrates) 17,2%

–      SPD (sociaux-démocrates) 9,3%

–      Verts 8,9%

–      Die Linke (gauche) 8,6%

–      BSW (gauche radicale) 5,3%

–      FDP (libéraux) 2,6%

–      Autres partis : 4,3%

Ainsi, née en 2013 d’économistes anti-euro et critiques de l’UE, l’AfD remporte plus du double des voix de la CDU, le parti de Konrad Adenauer ou d’Angela Merkel, qui régnait quasiment depuis 1945 avec, en alternance, le SPD, le parti d’Helmut Schmidt, de Gerhard Scröder ou d’Olaf Scholz – avec en complément, les libéraux du FPD. Le Land de Saxe-Anhalt ne compte que 2 millions d’habitants ? Certes, mais l’AfD est bien présente partout, plus dans l’ancienne Allemagne de l’est qu’à l’ouest (2, voir l’infographie), avec aujourd’hui, selon les sondages réguliers de l’INSA résumés en tableau depuis 2012 (3), une domination générale dans le pays tout entier de 9 points sur la CDU. Au 8 septembre :

–      AfD : 29%

–      CDU : 19,5%

–      Grüne (les Verts) : 13,5%

–      SPD : 12,5%

–      Die Linke (gauche) : 10,5%

–      FDP (libéraux) : 4,5%

–      BSW (gauche radicale) : 4%

–      Autres : 6,5%

Notons qu’au début de l’année, CDU et AfD étaient à l’égalité (autour de 25% au niveau fédéral). Et qu’en mai 2025, lors de l’arrivée du chancelier Friedrich Merz, les deux formations politiques étaient au coude-à-coude (24,5% chacune). On se souvient aussi que Friedrich Merz lui-même avait déjà sollicité l’appui de l’AfD en janvier 2025 pour appuyer une motion visant à renforcer les contrôles policiers de l’immigration – même s’il a cherché, avec un groupe transpartisan de 124 députés (5), à déclarer l’AfD illégale, ce qu’a refusé la Cour allemande de Karlsruhe.

Pour les deux élections à venir le 20 septembre, l’AfD est donnée gagnante dans le Mecklembourg-Poméranie par l’INSA et d’autres (4) avec près de 36 %, devant la ministre-présidente SPD Manuela Schwesig à 29 %. Qui pourrait néanmoins conserver le pouvoir avec une coalition de gauche. A Berlin, les derniers sondages montrent une légère avance de Die Linke sur la CDU et l’AfD (6). Rien n’est donc certain. Mais en Saxe Anhalt, c’est le parti (BSW) de la belle Sahra Wagenknecht, qui a fait sécession de la gauche (Die Linke) en octobre 2023 qui pourrait offrir à l’AfD la possibilité d’une majorité absolue : elle a gagné 5 sièges au nouveau parlement du Land, quand l’AfD en a remporté 39 sur 83. Les discussions sont ouvertes.

Et oui, donc, les lignes ont bougé.

En dehors de « l’émotion » convenue exprimée par la presse générale en Europe, avec l’évocation chez certains d’un retour aux années trente et à la résurrection de « l’extrême droite » nazie, peut-on réfléchir ?

« Dans la région, la majorité des électeurs de l’AfD sondés disent qu’ils veulent montrer au gouvernement qu’ils sont insatisfaits » constate l’enseignante-chercheuse Valérie Dubslaff interrogée par France-Info (7). Ajoutant : « Leur vote devient néanmoins de plus en plus un vote d’adhésion ». Insatisfaits de quoi, les électeurs ? Du chancelier lui-même, (« Seuls 16% d’Allemands ont une opinion positive de leur dirigeant, selon un sondage YouGov publié en juillet »), de l’état de l’économie allemande qu’ils jugent très dégradé, de leur relégation réelle de la prospérité générale – le PIB par habitant y est d’environ 38 500 euros, contre 53 500 euros pour l’ensemble de l’Allemagne, selon les statistiques officielles du pays (8). « Selon une note de la chercheuse au Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l’IFRI, Jeanette Süss, constate le Figaro (1), « ‘le choc de la transformation’ après la chute du Mur, la désindustrialisation et l’émigration vers l’Ouest ont laissé une trace durable. Beaucoup d’Allemands de l’Est se considèrent comme les “perdants de la réunification”, des laissés-pour-compte d’un processus piloté depuis l’Ouest ».

Certes. Mais à l’aune du succès de l’AfD partout dans le pays, quelle trace auront laissé les multiples crises subies depuis plus de vingt ans ? « L’afflux migratoire de 2015, la pandémie de Covid-19, la guerre en Russie, la flambée des prix de l’énergie, les attentats islamistes sur le sol national – (qui) affectent tout le pays, (et) le parti anti-establishment gagne du terrain partout » constate encore le quotidien. En fait, c’est aussi le modèle de société que la coalition au pouvoir à Berlin, « l’establishment », leur a proposé que les électeurs allemands contestent, quand ils souhaitent conserver leur culture et leur mode de vie.

Que refuse l’AfD ? Une immigration que préconisent Bruxelles et l’UE comme nouveau modèle européen par exemple. Elle était déjà eurosceptique à sa naissance, en 2013, à l’époque de l’échec de la stratégie de Lisbonne décidée en 2000 et remplacée par une « stratégie Europe 2020 » elle-même sans résultat, comme le reconnaissait avec honnêteté le site français du Premier ministre Vie publique (9). Le contexte allemand ? Sous la pression des Verts, Angela Merkel a renoncé au nucléaire. Soit. Mais elle bénéficiait de l’énergie à bas prix russe, indispensable à son industrie lourde ? Oui, et l’Allemagne y a renoncé aussi, en sacrifiant le tube rescapé de l’attentat contre le gazoduc Nord Stream en septembre 2022. L’AfD conteste la rupture des relations avec la Russie, où l’Allemagne était le premier investisseur. Elle préconise une reprise apaisée d’un dialogue, le retour d’une voix allemande sinon européenne, ce qui peut inquiéter si l’on parle de mainmise sur l’Europe.

Pourquoi ? Parce que le monde bouge, sans que l’Europe y ait prise.

Le constat des faits est sans appel. Ni à Washington, ni à Pékin, ni à Moscou, où se profile son avenir sans elle, l’Europe n’est plus écoutée – alors que les envoyés américains discutent du moyen de mettre fin à un conflit qui embarrasse le président Trump et qu’il faudra bien aborder la question essentielle de l’architecture de sécurité européenne pour un règlement durable. Havre de paix prospère, l’UE ? L’image appartient au passé. Exemple ? Non, ont répondu les électeurs islandais le 29 août dernier par référendum, nous ne souhaitons pas rouvrir des négociations d’adhésion. L’Union européenne actuelle n’est plus une réponse au monde qui vient.

La réalité ? Rien de sûr n’a filtré des entretiens de Steve Witkoff et Jared Kushner avec Vladimir Poutine à Moscou le 5 septembre – sauf que les Européens n’y étaient en aucune façon invités. Notons que le BSW de Sahra Wagenknecht fait le même constat, le monde bouge sans l’Europe ni l’Allemagne, ce qui explique les discussions étonnantes entre un parti qualifié « d’extrême droite » et un mouvement de « gauche radicale ».

Les cris d’orfraie de la presse comme des politiques de l’establishment ne peuvent pas réduire à rien la question que posent les électeurs aujourd’hui allemands, demain ailleurs en Europe : quelle société voulons-nous, quel rôle voulons-nous jouer demain dans le monde avec notre culture et nos intérêts, comment y parvenir quand nous sommes en plein brouillard ?

Pour le dire, il est trop tôt. Pas pour y travailler.

Hélène NOUAILLE
La lettre de Léosthène
le 9 septembre 2026

Notes :

(1) Résultats de l’élection dans le land de Saxe-Anhalt le 6 septembre 2026 (infographie le Figaro, source Deutsche Welle)
https://datawrapper.dwcdn.net/9OWR6/4/

L’article au complet du Figaro le 7 septembre 2026, Dolène Vary et service infographie (abonnés)
https://www.lefigaro.fr/international/victoire-historique-en-saxe-anhalt-que-pese-l-afd-dans-les-autres-laender-allemands-20260907

 (2) La présence de l’AfD dans les différents Länder allemands au 6 septembre (infographie du Figaro, source Walhrecht.de)
https://datawrapper.dwcdn.net/3j1AC/2/

 (3) INSA, tableau des sondages (depuis 2012)
https://www.wahlrecht.de/umfragen/insa.htm

 (4) Sondages élections du 20 septembre 2026 dans le Land du Mecklembourg-Poméranie-occidentale
https://www.epocinfo.fr/sondages_veille.php?election=Mecklenburg-Vorpommern+State+Parliament+-+Popular+Vote+9%2F20%2F2026

 (5) Le Monde, le 31 janvier 2025, Elsa Conesa, correspondante à Berlin, Allemagne : l’interdiction de l’AfD, le parti d’extrême droite en plein essor électoral, discutée pour la première fois au Bundestag
https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/31/en-allemagne-l-interdiction-de-l-afd-en-debat-au-bundestag_6524485_3210.html?srsltid=AfmBOoq8UApNXrNCRzBQEVO3z8YnxrWWaC-ieC-3yofNaAC8PZJhyzFt

(6) PolitPro.eu, Tendance électorale pour les élections législatives à Berlin au 8 septembre 2026
https://politpro.eu/fr/berlin

(7) France-Info, le 7 septembre 2026, Fabien Jannic-Cherbonnel, Valentine Pasquesoone, Pourquoi la victoire de l’AfD lors des élections en Saxe-Anhalt est un séisme politique en Allemagne
https://www.franceinfo.fr/monde/europe/allemagne/pourquoi-la-victoire-de-l-afd-lors-des-elections-en-saxe-anhalt-est-un-seisme-politique-en-allemagne_8176916.html

(8) VGR Monitor der Länder (en allemand seulement) https://interaktiv.statistik.nrw/app_proxy/84c10c53-dd1c-428e-bc4c-8976aae104f2/

(9) Vie publique, le 11 novembre 2028, Marion Gaillard, De la stratégie de Lisbonne à la stratégie Europe 2020
https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/38558-de-la-strategie-de-lisbonne-la-strategie-europe-2020

Source création de l’mage : IA




Marine nationale : Des équipements qui arrivent au compte-goutte

Communiqué de presse
du ministère des Armées et des Anciens combattants

Paris, le 8 septembre 2026

La DGA livre les deux premiers avions de surveillance et d’intervention maritime Albatros à la Marine nationale

  • La Direction générale de l’armement (DGA) a livré les deux premiers avions Falcon 2000 LXS Albatros à la Marine nationale les 27 et 31 juillet 2026, dans le cadre du programme d’avions de surveillance et d’intervention maritime (AVSIMAR). Ils sont destinés à la Flottille 24F, implantée sur la base d’aéronautique navale de Lann-Bihoué (56).
  • Le programme AVSIMAR prévoit l’acquisition de douze appareils : sept ont été commandés en décembre 2020 et cinq en septembre 2025. Il assurera le renouvellement et le renforcement de la composante aéronavale de la Marine nationale, dédiée à la surveillance et à l’intervention, dans le cadre de la défense maritime du territoire et de l’action de l’État en mer.
  • Ces douze Albatros, produits par Dassault Aviation, remplaceront les huit Falcon 50 M et les cinq Falcon 200 Gardian de l’aéronautique navale, respectivement basés dans le Morbihan (56) et dans le Pacifique, dont le retrait de service a commencé en 2025.

L’Albatros sera principalement employé pour des missions de surveillance et de protection, mais sera également mis en œuvre pour le soutien aux populations en cas de catastrophe naturelle. Il est développé sur la base civile du Falcon 2000 LXS équipé des capteurs nécessaires aux missions de surveillance et d’intervention maritime ainsi que de systèmes permettant une réelle exploitation de la situation tactique. L’autonomie et la vitesse du Falcon 2000 LXS lui permettent de surveiller des zones très étendues et d’y intervenir rapidement. Il dispose d’un rayon d’action 10 à 30 % supérieur à celui des avions de surveillance maritime actuels. 

Doté de capacités de connectivité de type SATCOM, il dispose également d’un détecteur de balise Search and Rescue, d’un système de largage de canot de survie et de marqueurs fumigènes pour les missions de sauvetage en mer. Les capteurs principaux de haute performance – le radar de surveillance maritime à antenne active (AESA) opérant en bande X SearchMaster de Thales et la boule optronique EuroFLIR 410 de Safran – sont gérés par un système de mission développé par Naval Group. Ce développement croisé reflète l’excellence technique des industriels français dans ces domaines.

Après un premier vol réussi le 24 janvier 2025, l’Albatros a fait l’objet de vols d’essais et de certification, conduits avec la contribution du Centre DGA Essais en vol sur le site d’Istres (13). Les deux appareils ont été réceptionnés par la DGA avant de rejoindre la base d’aéronautique navale de Lann-Bihoué les 27 et 31 juillet 2026 où le Centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale (CEPA) y initie les expérimentations militaires en vue d’une première capacité opérationnelle (PCO).

La livraison d’un troisième Albatros est prévue fin 2026. Les livraisons suivantes se poursuivront à raison de deux avions par an.

Conduit par étapes, le programme AVSIMAR vise, dans un premier temps, à acquérir une flotte de douze avions pour assurer l’intégralité des missions d’intervention et une partie des missions de surveillance. La seconde phase du programme prévoit l’acquisition de moyens complémentaires, notamment de type drones, afin d’atteindre 100 % des objectifs de surveillance.

Contacts médias :
Service presse de la direction générale de l’armement
Centre médias du ministère des Armées et des Anciens combattants

Crédit photo : Direction Générale de l’Armement (DGA)




Hommage à Jacques Morlanne, résistant et créateur du Service Action en 1946



Jacques Morlanne (ou souvent écrit Morlane), alias de Henri Fille-Lambie, né le 2 mai 1909 à Vaillant (Haute-Marne) et mort le 30 janvier 1978 à Toulon (Var), était un colonel de l’Armée française.

Officier de l’Armée de l’Air, il rejoignit la Résistance au sein de l’Organisation de résistance de l’Armée (ORA) puis du Bureau central de renseignements et d’action (BCRA), les services secrets de la France libre. En 1945, il participa aux débuts de la guerre d’Indochine au sein de la Force 136.

En 1946, de retour en France, il crée puis dirige jusqu’en 1957 le Service Action des services secrets français, le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE).

Production de la vidéo : AASSDN




Actualité : Un légionnaire valide l’excellence de sa formation

Formé à la Légion

José Olger Melo Charry, caporal colombien de la Légion étrangère française, a réussi à échapper aux dissidents des ex-FARC qui le retenaient dans le sud-ouest de la Colombie.
En permission dans son pays, il avait été enlevé le 6 août dans le département de Nariño.

Après avoir réussi à fausser compagnie à ses ravisseurs, le militaire a passé quatre jours, seul, dans la nature avant de rejoindre par ses propres moyens un poste de police dans la soirée de samedi, rapporte le quotidien colombien El Tiempo.

Dimanche matin, il a été «héliporté d’El Ejido à Pasto, capitale de l’État de Nariño. Arrivé à Pasto, il a été conduit dans un centre médical où il demeure sous observation, accompagné de sa famille», précise le journal.

La guérilla de l’EMC, principale dissidence issue des anciennes FARC, avait revendiqué l’enlèvement du caporal, capturé alors qu’il circulait sur une route de Nariño.

Le Figaro
Lundi 07 septembre 2026




Mercosur : La France à perdu sa souveraineté alimentaire

Accord UE / Mercosur :
Epilogue d’un désastre annoncé

Comme on pouvait le prévoir, la Commission européenne a décidé de mettre en vigueur à titre provisoire l’accord signé, avec les pays du Mercosur sans qu’il ait été ratifié par le Parlement Européen et avant même que la Cour de Justice ait examiné le recours dont elle a été saisie. Ce n’est malheureusement pas une surprise pour qui connaît l’obstination idéologique et l’impérialisme institutionnel de la Commission.

Elle n’aime ni la démocratie, ni les états-membres (sauf quand ils sont « dociles »), ni les peuples (a fortiori quand ils s’expriment). Elle est en train de devenir une institution illibérale et, par voie de conséquence, dangereuse. D’une part parce qu’elle n’hésite plus à s’affranchir des Traités (dont elle est pourtant la gardienne) dès lors qu’ils font obstacle ou qu’ils sont susceptibles de faire obstacle à l’extension de son pouvoir. D’autre part parce qu’elle ne conçoit plus et n’admet plus qu’il puisse y avoir le moindre frein, pour ne pas dire la moindre opposition, aux initiatives qu’elle prend, le plus souvent par esprit de système et sans même avoir pris la précaution élémentaire d’en évaluer si peu que ce soit les conséquences potentielles. C’est une « machine » que plus personne n’est réellement en mesure de contrôler, a fortiori depuis que l’élargissement à marche forcée de l’Union Européenne a augmenté inconsidérément le nombre des états-membres.

Loin de n’être qu’un déni de démocratie, la décision prise par la Commission doit également être considérée comme une véritable gifle pour notre pays. D’abord parce qu’elle n’a tenu aucun compte ni des réserves exprimées, ni des avertissements lancés par un certain nombre d’états-membres, la France en tout premier lieu, pour la dissuader de passer outre la saisine de la Cour de Justice. Ensuite parce qu’elle a pris soin de mettre les Autorités françaises devant le fait accompli en ne les informant de la décision qu’elle avait prise que juste avant qu’elle soit rendue publique. Enfin parce qu’elle l’a prise et l’a fait connaître alors même que le Salon de l’Agriculture n’avait pas encore fermé ses portes, ce qui montre, s’il en était besoin, le peu de cas qu’elle fait de nos agriculteurs et, plus encore, le mépris foncier qu’elle leur voue. Comment peut-on encore compter sur la Commission pour défendre si peu que ce soit les intérêts de notre agriculture, ceux de nos éleveurs notamment, dans les négociations à venir ? Son objectif étant, par construction et comme d’habitude, de conclure à n’importe quel prix, elle n’hésitera pas plus à les sacrifier pour y parvenir qu’elle ne l’a fait dans le cadre de la négociation avec les pays du Mercosur.

[…]

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Informations sur la revue dont est extrait l’article

Nom de la revue : Services Spéciaux
Numéro : 275
Dossier principal : Les différentes dimension de l’influence : profilage des comportement, diasporas, langues, religions …
Thème de la revue : 
Influence
Parution : Juin 2026
Pages : 128

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DIOR : Un nom qui allie sacrifice et excellence française

Catherine DIOR :
Une héroïne de la résistance rescapée des camps

Ginette Dior, dite Catherine Dior, naît à Granville en 1917. Sœur cadette du célébrissime couturier Christian Dior, elle intègre le réseau de résistance franco-polonais F2 en 1943. Arrêtée par la Gestapo un an plus tard à Paris, elle est torturée mais ne cède pas. Déportée à Ravensbrück, en Allemagne, elle en réchappe en mai 1945 et revient en France.

Catherine Dior intègre le réseau de résistance franco-polonais F2 en 1943.

Tout commence à Granville, en Normandie. Les parents de Catherine, Alexandre Maurice Louis Dior et Marie-Madeleine Dior, mènent une vie aisée et paisible entourés de leurs quatre premiers enfants, dont Christian, le second, grâce au commerce d’engrais et d’eau de Javel dans lequel s’enrichit le père de famille. Les Dior vivent dans une vaste villa, Les Rhumbs, face à la Manche. Catherine, benjamine de ses frères et soeurs, naît en 1917 et connaîtra, contrairement à sa fratrie, une enfance parisienne, la famille ayant déménagé à Paris sept ans avant sa naissance.

Les années qui suivent sont difficiles. Le krach boursier de 1929 contraint la famille à déménager dans le Sud, dans le petit village varois de Callian, à 800 kilomètres de la capitale. Ruiné « en quelques jours », racontera plus tard Christian Dior, Maurice Dior perd ensuite brutalement son épouse en 1931, à l’âge de cinquante-deux ans. Le frère de Catherine, Bernard, est quant à lui interné pour schizophrénie. À 18 ans, Catherine Dior se rend à Paris à l’invitation de son frère Christian et travaille auprès de lui. Malgré leurs douze ans d’écart, ils s’entendent à merveille et partagent une même passion pour les fleurs et les jardins, héritée de leur mère, mais aussi pour la musique et l’art. Catherine est par ailleurs la seule à qui Christian Dior confie son homosexualité.

Cinq ans plus tard, le grondement des canons de la Seconde Guerre mondiale contraint la jeune femme à retourner auprès de son père dans le Sud. Elle s’installe dans son petit mas sans confort ni électricité, Les Naÿssès, acquis par Maurice Dior suite à la vente de sa propriété granvillaise. « En ces temps de guerre, Catherine Dior y vit sans électricité ni agrément, cultivant sur le terrain qui entoure la maison de son père quelques haricots verts et petits pois pour leur subsistance. Des dispositions difficiles qui sont pourtant bien loin des enfers qui l’attendent », souligne un article de Madame Figaro qui lui est consacré en 2024. Christian est quant à lui mobilisé en septembre 1939, rejoignant la 47e compagnie du génie.

[…]

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Parution : Juin 2026
Pages : 128

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Douanes : Un outil essentiel pour mener la guerre impitoyable contre la drogue

Moyens, méthodes et valeurs de la douane française

L’administration des douanes exerce des missions variées : lutte contre les trafics et la criminalité organisée, accompagnement personnalisé des entreprises évoluant à l’international, contrôle des marchandises à l’import et à l’export. Elle possède des moyens humains et matériels adaptés à la spécificité de ses missions et une charte des valeurs pour atteindre ses objectifs.

Les moyens et méthodes

Les moyens humains

Plus de 16 000 agents (toutes catégories confondues), dont 38,5 % de femmes et 61,5 % d’hommes

Les agents des douanes sont répartis en deux branches d’activité :

  • 52 % d’agents en civil exerçant dans le domaine du contrôle des opérations du commerce international et de l’administration générale ;
  • 48 % d’agents en uniforme et armés affectés à des missions de surveillance du territoire.

Les agents des douanes sont répartis en deux branches d’activité :

  • 52 % d’agents en civil exerçant dans le domaine du contrôle des opérations du commerce international et de l’administration générale ;
  • 48 % d’agents en uniforme et armés affectés à des missions de surveillance du territoire.

Les moyens matériels

La douane dispose également d’équipements en constante modernisation :

  • un armement et un habillement adapté (gilets pare-balles) ;
  • des scanners fixes et mobiles, densimètres, appareils à rayons X ;
  • un parc terrestre : motos et véhicules routiers ;
  • une flotte navale : patrouilleurs garde-côtes, vedettes de surveillance ;
  • une flotte aérienne : avions et hélicoptères.

[…]

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Nom de la revue : Services Spéciaux
Numéro : 275
Dossier principal : Les différentes dimension de l’influence : profilage des comportement, diasporas, langues, religions …
Thème de la revue : 
Influence
Parution : Juin 2026
Pages : 128

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Souveraineté énergétique : L’Allemagne contre La France

OPÉRATION ATOME ZÉRO
Comment l’Allemagne a méthodiquement torpillé le fleuron énergétique français, et comment la France contre-attaque

Il existe des guerres que l’on ne déclare pas. Des guerres sans uniformes, sans canons, sans traités de paix. Des guerres où les armes sont des fondations politiques, des ONG-relais, des directives européennes savamment rédigées, des bourses universitaires, des colloques bienveillants et des campagnes médiatiques soigneusement orchestrées.

La guerre que l’Allemagne mène depuis trente ans contre la filière nucléaire française est de cette nature-là : une guerre de l’influence, totale dans ses ambitions, furtive dans ses méthodes, dévastatrice dans ses effets. Ce n’est plus la guerre militaire d’autrefois. L’ Allemagne, après avoir perdu deux conflits mondiaux en 1918 et en 1945, a troqué les Panzer et les divisions blindées contre une arme bien plus insidieuse et durable : la guerre économique et énergétique.

Une forme de revanche froide, calculée, menée non pas sur les champs de bataille mais sur le terrain de l’énergie, de l’industrie et de la souveraineté. Une vengeance qui ne dit pas son nom, habillée des oripeaux de la « transition écologique », mais qui vise, avec une détermination belliqueuse, à effacer l’avantage stratégique que la France s’est construit grâce à son nucléaire civil et militaire. Je l’ai documentée dans mes livres. Je la dénonce depuis des années sur les plateaux de télévision, devant les commissions parlementaires, dans les colonnes des revues qui acceptent encore de publier ce qui dérange. Et je dois reconnaître, avec une satisfaction mêlée d’amertume, que la France commence enfin à ouvrir les yeux. Trop tard pour Superphénix. Trop tard pour Fessenheim. Peut-être pas trop tard pour ce qui reste — si nous agissons vite, lucidement, et avec la fermeté qu’exige la défense d’un intérêt stratégique vital.

[…]

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Nom de la revue : Services Spéciaux
Numéro : 275
Dossier principal : Les différentes dimension de l’influence : profilage des comportement, diasporas, langues, religions …
Thème de la revue :
Influence
Parution : Juin 2026
Pages : 128

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Géopolitique : Le Liban cherche l’appui du Vatican face à Israël

Au Vatican, Joseph Aoun demande l’appui de Léon XIV face à Israël

Le pape Léon XIV a reçu le président libanais Joseph Aoun au Vatican ce 20 août. Le président libanais a demandé au Pape de soutenir diplomatiquement le Liban pour parvenir au “retrait israélien complet des territoires libanais occupés” et l’arrêt des “agressions quotidiennes qui visent particulièrement les civils”.

Alors qu’une partie du sud du Liban est occupée par l’armée israélienne et que la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) devrait quitter le pays dans les prochains mois, le président libanais Joseph Aoun a été reçu par Léon XIV au Vatican ce 20 août 2026. L’homme d’État a appelé le pontife américano-péruvien à soutenir diplomatiquement le Liban face à “l’occupation et aux agressions israéliennes”.

Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, la présidence libanaise a indiqué que Joseph Aoun avait remercié le Pape “pour tous les efforts qu’il déploie” afin de soutenir le Liban face à “l’occupation et aux agressions israéliennes contre son territoire”. Le président libanais a demandé au Pape de soutenir diplomatiquement le Liban pour parvenir au “retrait israélien complet des territoires libanais occupés” et l’arrêt des “agressions quotidiennes qui visent particulièrement les civils”.

“Cette visite était éminemment politique”, glisse à I.Media Fadi Assaf, l’ambassadeur du Liban près le Saint-Siège, qui voit dans cette rencontre “une étape très importante, étant donné les relations existantes entre le Saint-Siège et le Liban”. “Le Saint-Siège est pour nous une superpuissance morale, mais également un poids lourd diplomatique”, insiste-t-il. Outre la question du respect du cessez-le-feu par Israël, le diplomate explique que les deux chefs d’État ont échangé sur les chrétiens du Liban : le Pape “ne conçoit le Liban que comme un modèle de coexistence et de tolérance”, assure Fadi Assaf.

La rencontre privée entre les deux hommes a duré une demi-heure. Ils ont échangé en anglais. Joseph Aoun était accompagné d’une délégation restreinte, composée de deux conseillers politiques. Il a offert au pape une statuette représentant le patriarche Élias Hoayek et contenant des reliques de cette figure centrale de l’histoire nationale libanaise. Celui qui fut patriarche maronite de 1899 à 1931 a été béatifié le 25 juillet dernier.

Retrait prochain de la Finul

Le président libanais a également été reçu en secrétairerie d’État où il a rencontré le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État, et Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États. Leurs échanges ont “essentiellement porté sur le Trilateral Framework Agreement, signé par les États-Unis, Israël et le Liban […] afin de parvenir à une paix juste et durable”, a indiqué un communiqué du Bureau de presse du Saint-Siège. Si le Saint-Siège s’est félicité de la signature de ce document, il a également “fait part de ses vives préoccupations face aux difficultés rencontrées dans sa mise en œuvre”.

Le 21 juillet dernier, l’ambassadeur du Liban près le Saint-Siège avait rencontré le cardinal Parolin. “Il y a un suivi et un dialogue régulier », souligne Fadi Assaf. Il remarque que les diplomates du Vatican “sont toujours aussi bien informés des évolutions au Liban et dans la région” et “maîtrisent parfaitement bien les dossiers concernant le Liban et son environnement.”

Face au refus d’Israël de prolonger le mandat de la Finul – force internationale de maintien de la paix présente dans le Sud-Liban depuis 1978, dont le retrait est prévu le 31 décembre 2026 -, l’Italie et la France ont proposé en juin la création d’une coalition internationale composée de troupes européennes. Face à l’opposition d’Israël à cette initiative, Joseph Aoun est en quête de soutiens internationaux. Lors de ce passage à Rome, le président libanais rencontrera ainsi le président italien Sergio Mattarella et la Première ministre Giorgia Meloni. À la fin du mois de juillet, il s’était rendu à la Maison-Blanche pour s’entretenir avec le président des États-Unis, Donald Trump, et avait été reçu quelques jours plus tard à Ankara par le président turc, Recep Tayyip Erdogan.

Au printemps, Israël et le Liban avaient entamé des négociations de paix à Washington sous égide américaine. En juin, elles avaient abouti à la signature d’un accord-cadre qui prévoyait le désarmement du Hezbollah et le retrait progressif des troupes israéliennes du sud du Liban. Des négociations s’étaient poursuivies à Rome durant l’été.

Bombardements réguliers

Malgré le cessez-le-feu en vigueur, des bombardements réguliers ont continué d’avoir lieu dans la région frontalière, provoquant régulièrement la mort de civils. Après un retrait temporaire à la suite de l’accord, des troupes israéliennes occupent à nouveau une partie du territoire libanais. Ces dernières heures, des bombardements israéliens se poursuivaient dans plusieurs localités du sud du pays, selon des médias libanais.

Il s’agissait aujourd’hui de la troisième visite au Vatican de Joseph Aoun depuis le début du pontificat de Léon XIV. L’homme d’État, président depuis janvier 2025, s’était rendu à la messe d’installation du 267e pape le 18 mai 2025 puis avait été reçu en audience privée le 13 juin 2025. Le successeur de Pierre s’était, pour sa part, rendu au Liban du 30 novembre au 2 décembre 2025 au terme de son voyage apostolique qui l’avait d’abord conduit en Turquie pour la commémoration du Concile de Nicée. À son départ, le président Aoun avait décrit le Pape comme un “père” venu réconforter le peuple libanais et lui rappeler que le monde ne l’avait pas oublié.

Depuis le début de son pontificat, Léon XIV alerte régulièrement sur la situation au Liban. Dans un message diffusé le 7 avril dernier, le Pape avait exprimé “sa proximité et sa tendresse paternelles” aux chrétiens du Sud-Liban pour Pâques. S’adressant plus particulièrement aux habitants de Debel, un village alors encerclé par l’armée israélienne, le Pape avait souhaité que “malgré les sentiments de peine, d’angoisse et de deuil”, les fidèles libanais puissent connaître “une joie profonde” en célébrant la résurrection de Jésus.

La Croix
20Août 2026

Source photo : Vatican Media

Légende de la photo : Léon XIV et le président libanais Joseph Aoun, ce jeudi 20 août