Congrès 2014 à Ramatuelle

Le congrès annuel de l'AASSDN s'est tenu à Ramatuelle,
70 ans après le débarquement de 1944

 

Photo : Cérémonie du 9 Mai 2014 à Fréjus

 

 

 

 

 

Cérémonie du 8 Mai 2014 à Ramatuelle

 

Photo : Discours du Colonel Henri Debrun, Président de l'AASSDN,
prononcés lors de la cérémonie du 8 Mai 2014 à Ramatuelle et Fréjus
pour le 70e anniversaire du débarquement de 1944 :

 

Congrès 2011 à Paris

Congrès AASSDN les 19, 20 et 21 mai 2011 à Paris

Après le renseignement militaire abordé l'an dernier, nous nous sommes penchés sur le renseignement à caractère civil d'intérêt national qui touche notre potentiel économique, technologique , industriel et sur la nécessaire protection de nos entreprises...

19 mai - Ralliement au Cercle National des Armées - Puis messe en l'église Saint Augustin à la mémoire de nos disparus.

20 mai - Ravivage de la Flamme à l'Arc de Triomphe en présence d'Anciens Combattants et de l'Escadrille

20 mai - Table ronde animée par M. Arnaud KALIKA " Intelligence économique,espionnage économique et industriel "
avec la participation de :

M. Bernard CARAYON, Député

M. Olivier BUQUEN, Délégué interministériel à l'Intelligence économique

M. l'Amiral Pierre LACOSTE,

M. Alain JUILLET, Président de l'Académie de l'Intelligence économique

Un haut fonctionnaire de la DCRI

20 mai - Visite guidée de l'Hotel de la Marine pour les conjoints et accompagnants

21 mai - Croisière avec déjeuner à bord ( Compagnie des Bateaux-Mouches )

Congrès 2010 à Metz

2010 - " Programme pour tous "

Présentation du Congrès : Mots du Président de l'AASSDN et du Général D.P. commandant la Brigade de Renseignement

( format .pdf 388 Ko - lecture Acrobat reader 9 et ultérieur )

Voir également le site de l'Amicale de la Guerre Electronique de l'Armée de Terre : http://ageat.asso.fr/

Metz - 28 mai
Assemblée générale ordinaire AASSDN
Conférence sur le renseignement d'opérations
Visite touristique au Centre Pompidou-Metz pour les conjoints et accompagnants
Metz - 28 mai

Cérémonie de " Promesse solennelle d'amitié " AASSDN - Brigade de renseignement ( en présence des autorités )

Metz - 28 mai
Concert du Choeur de l'Armée française à l'opéra de Metz
Metz - 29 mai
Messe en l'Eglise Saint Martin
Cérémonie au Monument aux morts de Metz, en présence des autorités civiles et militaires et des Anciens Combattants
Réception à l'Hotel de Ville
« Le Figaro » a été invité au congrès annuel des anciens du renseignement et du contre­
espionnage tricolores. » - PAR CHRISTOPHE CORNEVIN ENVOYE SPÉCIAL A METZ

Plongée dans la mémoire des Services Spéciaux
Le Figaro du mercredi 2 juin 2010

Des héros plus que discrets. Auteurs de hauts faits d'armes ayant incarné les pages les plus glorieuses, et parfois les plus sombres, de l'Histoire de France, ces hommes et ces femmes de l'ombre ont érigé la culture du secret et le sens de la patrie au niveau d'un art de vivre. Membres du cercle très fermé de l'Amicale des Anciens des Services Spéciaux de la Défense Nationale (AASSDN) fondée un jour de Noël 1953, ils sont aujourd'hui environ 1500 issus du monde du renseignement et du contre-espionnage. Soucieux d'entretenir la mémoire et de promouvoir les valeurs d'une communauté méconnue du public et souvent décriée, ils viennent de tenir leur congrès national à Metz, au coeur de la Lorraine. Une ville symbole, écartelée pendant soixante-quinze ans entre l'annexion par l'Allemagne et son attachement à la France. Là, trois jours durant, quelque 150 « grognards » issus des services spéciaux de la guerre, de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE), de la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense (DPSD), de la Direction du Renseignement Militaire (DRM), mais aussi de l'ex-Direction de la Surveillance du Territoire (DST) dépendant du ministère de l'Intérieur ou encore de la Direction Nationale des Recherches et Enquêtes Douanières (DNRED) se sont retrouvés pour évoquer leurs souvenirs sur fond de franche camaraderie. Le temps que les ex-espions fassent leur nid. Qu'ils soient en costume cravate ou en tailleur chic, alertes ou appuyés sur une canne, les membres de l'amicale portent volontiers leurs décorations à la boutonnière. Et un pin's tricolore en forme de bouclier barré d'un glaive comme signe de reconnaissance.


Ambiance surréaliste pour le néophyte
Après un dîner assez sage où il est question, pêle-mêle, de la Seconde Guerre mondiale, de l'engagement français en Afrique du Nord, du bloc de l'Est, de la CIA, du renseignement anglo-saxon, des techniques d'infiltration ou encore de l'art du camouflage, les convives se dévoilent à mots couverts. Ambiance sur­réaliste garantie pour le néophyte. À côté d'un ex-colonel au physique de rugbyman qui révèle être l'un des protagonistes majeurs de l'affaire « Farewell », un ancien cadre à lunettes du contre-espionnage pilotant la « section soviétique » lors de la guerre froide déplore « l'absence de culture du renseignement en France, où l'on s'imagine à tort que les agents des services sont tous des solitaires à sang froid, pervers et sans famille... ». Non loin, un « malgré nous » enrôlé de force dans l'armée allemande à 17 ans raconte comment il a échappé à un funeste destin en rejoignant les résistants communistes albanais d'Enver Hodja, puis les services spéciaux français déployés en Italie. S'ils livraient tous leurs secrets, chaque récit ferait rêver un éditeur. Donner lieu à d'ébouriffants scénarios pour les salles obscures. Invité de marque et membre récent de l'amicale, Charles Hoffmann, charismatique directeur du renseignement du Grand-Duché du Luxembourg de 1995 à 2003 - record de longévité dans une fonction par essence volatile -, fait croire que son métier, « pas passionnant », se résumait à « essayer de compléter des puzzles en évitant de voir des ennemis et des conspirations partout ». Avant de se remémorer ses discussions, au lendemain de la chute du rideau de fer, avec l'ex-responsable du KGB, et ancien premier ministre russe, Evgueni Primakov, ou les premiers contacts avec les agents russes venus dans son service. « Mes hommes étaient à cran, l'arme à la ceinture, comme si le diable entrait au Vatican », sourit de manière énigmatique l'ex-maître espion au regard bleu délavé. Expert incontesté de l'histoire du renseignement et promoteur d'un futur musée de l'espionnage à Berlin, Wolfgang Krieger étoffe lui aussi la foisonnante « famille » de l'ASSDN. Professeur de l'université allemande de Marburg, il vient de publier aux éditions du CNRS un opus de référence intitulé Services secrets, une histoire des pharaons à la CIA. « Les historiens ont trouvé les premiers rapports confidentiels rédigés en hiéroglyphes et remontant à environ 1500 ans avant Jésus-Christ, affirme ce futur professeur à Sciences-Po Paris. Les agents de l'époque y évoquaient les humeurs des peuples non égyptiens et les risques de révolte contre le pouvoir pharaonique. Pendant des siècles, l'espionnage a été un métier d'amateurs, d'autodidactes dénués de toute formation particulière. Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que le milieu commence à se professionnaliser. L'apparition des premières techniques de cryptage et de décryptage a nécessité un vrai savoir-faire... »
La plongée dans la mémoire des services paraît sans fin. Simone, une des doyennes de l'illustre assemblée, se rappelle avoir répondu à 17 ans à l'appel du 18 juin à la BBC qu'elle écoutait chaque soir en sourdine avec ses parents en Dordogne. Après avoir fourni le maquis en vêtements et en chaussures, elle devient agent de liaison. Par codes et mots de passe, elle signale les positions ennemies et participe au sabotage à l'explosif des voies ferrées. Traquée par la Gestapo à la fin 1943, la « Mata Hari » rejoint alors les agents secrets du Bureau central de renseignement et d'action (BCRA) où elle passe ses nuits à crypter des messages ultraconfidentiels pour Londres. Celle qui se faisait appeler « Françoise » dans la Résistance fut rebaptisée « RAB 141 » jusqu'à la Libération. Auréolée de gloire, notamment décorée de la Croix de guerre et élevée au grade de commandeur de la Légion d'honneur, la pimpante octogénaire reconnaît avoir agi « avec tout le temps la peur au ventre ». Philosophe, elle confesse : « Si mes faits de guerre ne m'ont pas apporté un centime, qu'à cela ne tienne ! J'ai la fierté d'avoir rendu à la France sa liberté et sa grandeur. » Un même sentiment anime Gérard de C., dernier survivant de la redoutable « Base Espagne », ambassade clandestine gaulliste installée à Madrid dès la fin 1942: le réseau qu'il fonde à 20 ans aura organisé l'évasion de quelque 20 000 Français via les Pyrénées à destination de l'Afrique du Nord.
Dignes représentants d'une armée couleur passe muraille, chacun recèle une trajectoire hors du commun. Et la retrace du bout des lèvres, avec une modestie qui force le respect. « Longtemps présidée par le colonel Paillole qui, pendant la guerre et jusqu'à la fin de sa vie en 2002, fut une figure tutélaire du contre-espionnage français, notre association appelée fort justement amicale par l'esprit qui y règne a su ouvrir ses rangs aux générations postérieures, rappelle le colonel HD, président national de l'AASSDN. Au fil des années, elle a noué aussi des liens privilégiés avec des unités des trois armées dont les missions correspondent à notre champ d'action... » L'amicale, à ce tItre, a célébré lors de son congrès de Metz une « promesse solennelle d'amitié » avec les soldats d'élite de la Brigade de renseignement, engagée en particulier en Afghanistan avec ses drones et ses moyens électroniques. Une occasion pour les anciens des services spéciaux de parler « boutique » avec des soldats revenant d' « opex » et passer en revue avec délice une série de gadgets tout droit sortis d'un roman de Fleming. Bain de jouvence pour ceux qui ont déjà noué des liens forts avec l'ensemble de la communauté du renseignement et des opérations spéciales.

Tribut payé pendant la Seconde Guerre
« Très attachée au respect d'une histoire dont elle s'estime être la gardienne, notre amicale reste cependant insérée dans le temps présent grâce à des études menées sur des questions d'actualité, insiste le président HD. Ceux qui ont eu l'honneur de servir ce noble métier, l'un des plus vieux du monde, peuvent encore apporter quelque chose à l'univers du renseignement sans jamais s'ingérer dans le domaine opérationnel. » Les membres des services ont déjà payé un lourd tribut pendant la Seconde Guerre, comme en témoigne un mémorial inauguré le 3 mai 1959 à Ramatuelle : plus de 320 noms sont gravés sur la pierre blanche de ce lieu de mémoire, dont 200 ont péri en déportation. Le 15 octobre prochain, une cérémonie inédite réunira les anciens des forces spéciales françaises et anglaises pour commémorer le souvenir de sept officiers français et 24 combattants du Special Operations Executive (SOE) de Churchill déportés dans le même wagon, fin août 1944, vers le camp de la mort de Buchenwald. Sans relâche, les anciens évoquent aussi certains de leurs camarades exécutés, étouffés, tués à coups de cravache ou décapités à la hache. Tous se souviennent, sans ostentation. Comme l'a écrit Marie Descours-Gatard, une des adhérentes de l'amicale, dont le père figure parmi ces martyrs : « Les agents de ces services sont de "vieux" messieurs restés peu loquaces. Ce sont des muets par nature, incapables même d'énumérer les bonnes raisons qu'ils ont de se taire. Une parole peut toujours nuire. Il peut toujours y avoir une suite à une affaire à laquelle ils ont participé, des recoupements, des méthodes qu'il importe de ne pas dévoiler, un informateur à ne pas compromettre, un agent encore en piste quelque part (...). Dans le doute, ils se taisent éternellement. » Comme si leur devise était : « Excellence et discrétion. »∎

Les anciens agents spéciaux sortent de l'ombre - samedi 29 mai 2010

Durant trois jours, les anciens agents spéciaux français ont tenu un congrès au quartier Colin de Montigny-lès-Metz. ; anciens de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure), de la DPSD (Direction de la protection et de la sécurité de la Défense), de la DRM (Direction du renseignement militaire) , mais aussi d'autres personnes qui ont accompli, à une période donnée, des missions de contre-espionnage ou de sécurité.


Il a été l'un des meilleurs agents spéciaux de la Seconde Guerre mondiale: Joseph Doudot,(1) un Mosellan né à Altrippe, « est celui qui a mystifié les services de renseignements allemands ! Il est allé jusqu'à prendre trois fausses identités pour pénétrer les services de l'Abwehr! », résume HD, président de l'Amicale des Anciens des Services Spéciaux de la Défense Nationale (services de renseignement et contre-espionnage) .
Cette année, l'Amicale organise son congrès national à Metz et honore, comme à son habitude. les figures et les services régionaux du renseignement.
Ainsi. les congressistes ont-ils rappelé le grand rôle du Bureau régional d'études de Metz (BREM) auquel appartenait le commandant Doudot.
« Metz a tenu une place capitale dans l'histoire de nos services en ces années trente de montée des périls qui ont abouti à mai 1940 ». a appuyé HD.

Autre époque, autre conflit. autre Lorrain illustre avec le colonel Serot. un Vosgien qui fut nommé chef des observateurs militaires français, en Palestine au moment du partage du pays entre Juifs et Arabes. Il fut assassiné avec le médiateur des Nations Unies en 1948 par des Israéliens.


" Après la guerre, on s'est dit qu'il fallait assurer le souvenir, 320 agents de nos services sont morts pour la France, et la cohésion entre nous '», a repris le président. C'est ainsi que l'Amicale est née en 1953, sous la houlette du colonel Paillole. Un mémorial a été érigé à Ramatuelle - c'est d'ici que partaient des missions sous-marines vers l'Afrique pour transporter 'des agents et des courriers hors du territoire métropolitain occupé - où les membres de l'Amicale viennent se recueillir "


Le congrès national permet également de réunir les anciens une fois par an. Ils ont ainsi passé trois jours au quartier Colin de Montigny-lès-Metz, saluant au passage leurs camarades de la brigade de renseignement qui doit quitter les lieux cette année; dans le cadre des restructurations militaires.

C.K

(1) Lieutenant-Colonel Joseph Doudot ( 2° guerre mondiale - B.R.E.M. ; Bureau Régional d'Etudes Militaires de Metz )

Congrès 2009 à Ramatuelle

En 2009, le Congrès était un rassemblement tripartite : AASSDN / Ville de Ramatuelle / Marine Nationale
pour le 50ème anniversaire de l'inauguration de notre Mémorial

Ramatuelle - 2 mai - matin
Assemblées Générales Ordinaire et Extraordinaire
Ramatuelle - 2 mai - après-midi

Présentation - Thème : " Les forces sous-marines : les SNA ( Sous-marins nucléaires d'attaque )"

par le Capitaine de Frégate Commandant l'équipage rouge du " Casabianca "

Voir le Site du Ministère de la Défense: S 603 CASABIANCA

Voir également : Parrainages et patronages

Ramatuelle - 2 mai - après-midi
Au pied du Sémaphore du cap Camarat, le Délégué du département du Var rappelle les conditions dans lesquelles se déroulèrent les missions sous-marines clandestines de 1943 et le débarquement des agents du SSM/ TR. Voir extrait de notre Bulletin N°6
Dépôt d'un bouquet à la roche Escudelier
Ramatuelle - 3 mai - matin - Office religieux en la chapelle Sainte Annne - Messe en plein air
Office religieux célébré par l'Aumônier de notre Amicale
Ramatuelle - 3 mai - matin - Cérémonie au Mémorial AASSDN
et hommages au Colonel Paul PAILLOLE
Lettre d'informations stratégiques et de défense

Ramatuelle célèbre le renseignement
«Le renseignement est comme l'air qu'on respire, on s'aperçoit qu'il est indispensable lorsqu'on en manque», aimait à répéter Paul Paillole, ancien chef des services de contre-espionnage français de 1940 à 1945. L'une des priorités de Paillole fut de refuser l'oubli de ceux qui ont sacrifié leur vie dans l'ombre des opérations clandestines, alors que d'autres, «plus intrigants», recevaient des décorations. D'où la création de l'Amicale des anciens des services spéciaux (AASSDN) en 1953, qui inaugure un nouveau site Internet (www.aassdn.org). Présidée par HD, successeur de Paillole, l'AASSDN représente la communauté du renseignement et lutte contre les corporatismes et veut être un pont entre la mémoire et l'avenir. Son Congrès national vient d'avoir lieu du 1er au 3 mai, à Ramatuelle, fêtant le cinquantième anniversaire de l'inauguration du Mémorial à caractère national des membres des services spéciaux de la défense nationale, morts pour la France de 1940 à 1944, en présence de Roland Bruno, maire de Ramatuelle. 200 personnes étaient invitées (élus, représentants de la communauté militaire...). Au cours du vin d'honneur, le colonel HD et son épouse ont remis aux commandants des équipages bleu et rouge du SNA "Casabianca" l'écusson en bronze massif du sous-­marin "Casabianca" du capitaine de frégate L'Herminier, offert à l'amiral Nomy, et dont ils avaient fait l'acquisition. Ramatuelle et ses côtes échancrées furent le rendez-vous de tous les dangers, ceux des liaisons sous-marines clandestines, qui s'achevèrent les 26 et 27 novembre 1943, lorsqu'un groupe, où se trouvait la fille du général Giraud (épouse du préfet honoraire Marcel Blanc, ancien déporté résistant), tomba sur une patrouille allemande. Alsfasser se sacrifia pour sauver le groupe. L'AASSDN, au cours du Congrès, s'est aussi attachée à penser l'avenir, dans un monde où le renseignement continue encore trop souvent de figurer dans la rubrique "barbouzerie" des médias. Le potentiel de réflexion de l'AASSDN est riche. Il serait sain, lors de conférences, de laisser parler des anciens, plutôt que des experts de salon, qui glosent à la télévision, profitant de «l'effet Livre blanc» pour présupposer l'avenir de la DGSE ou de la DRM. Ramatuelle, c'est en quelque sorte un nouveau départ pour l'AASSDN, socle historique de la communauté future du renseignement.
TTU n°174

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Ramatuelle Le mémorial des services spéciaux a cinquante ans

Le monument fêté hier en présence de plus de 200 personnes.

Le 3 mai 1959, le mémorial national des anciens des services spéciaux de la Défense nationale était inauguré à Ramatuelle. Cinquante après, une importante cérémonie a été organisée, hier, en présence de nombreuses personnalités, parmi lesquelles le sous-préfet de Brignoles, le sénateur Trucy, les conseillers régionaux et généraux Laugier et Spada, le maire de Ramatuelle entouré de nombreux élus du golfe et un bon nombre de militaires issus en particulier des rangs de la Marine nationale.

Après la messe célébrée au même endroit qu'il y a cinquante ans, à la chapelle Sainte-Anne, les manifestations se sont déroulées au mémorial puis au monument aux morts.
Au mémorial, après le traditionnel dépôt de gerbes, le président national de l'amicale des anciens des services spéciaux de la Défense nationale, , a rappelé, dans son allocution, l'histoire des agents des services spéciaux, dont bon nombre périrent en service commandé sous la répression nazie. Le mémorial a été érigé à Ramatuelle compte tenu des liaisons ayant été organisées, par sous-marin, entre l'Afrique du Nord et la métropole, pour faire pénétrer les agents sur le sol français.

Un vin d'honneur en mairie, puis un repas officiel au village Léo-Lagrange, ont conclu ces manifestations qui avaient été précédées, samedi, d'une visite sur les sites de la commune, où, pendant la guerre, les femmes et les hommes des services spéciaux transitaient avant de remplir leurs missions en France occupée

Ramatuelle - 3 mai - matin - Cérémonie au Monument aux morts de Ramatuelle
( Cimetière ) - Recueillement sur la tombe d'Alphonse ALSFASSER

ICI REPOSE

Alphonse ALSFASSER

né le 21 novembre 1903 à Brest

Mort au champ d'Honneur dans la nuit du 26 au 27 novembre 1493 au cours d'un embarquement par sous-marin à la Caissine.

Cité en ces termes

" Chargé sur sa demande d'une mission particulièrement dangereuse en territoire occupé par l'ennemi, s'en est acquitté très brillamment. Surpris par une patrouille allemande alors que sa mission était terminée, s'est battu jusqu'au dernier souffle permettant à plusieurs de ses camarades de s'échapper avec un important courrier "

La présente citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme de Bronze

- lire les différents articles du Site ( utiliser la fonction Recherche - mot clé ALSFASSER)

Ramatuelle - 3 mai - matin - Vin d'Honneur de la Mairie
Le Président de l'AASSDN remet aux commandants du SNA S 603 le blason en bronze massif du sous-marin Casabianca commandé par Jean l'HERMINIER qu'il détenait à titre personnel

Congrès 2008 à Vittel

2008 - Conférence et Assemblée Générale Ordinaire à Vittel ( Membres exclusivement ) - Hommages au Colonel André Sérot à Xertigny, en présence des hautes autorités civiles et militaires.

Vittel - 22 mai

Cérémonie au Monument aux Morts pour la France

Vin d'honneur de la municipalité de Vittel

Déjeuner au Palais des Congrès

Conférence à l'Alhambra - Thème : " Le renseignement dans l'Armée de terre et spécialement au sein de la force d'action terrestre " par le Général adjoint au Commandant de la Force d'action terrestre.
Assemblée Générale Ordinaire à l'Alhambra

Sont annoncés:

- le parrainage/patronage du 44° Régiment de Transmission par AASSDN

- le baptême de la Promotion 2008 des Inspecteurs de la DPSD portant le nom de " Georges Vigier ", ancien de la Sureté navale pendant la guerre, puis de la DST.

Largage de parachutistes par le CPA 10, sur l'hippodrome

Hier ( Algérie - mars 1956 ), feu le Général Albert-Charles MEYER créa les Commandos Parachutistes de l'Air. ( lire Hommages rendus à notre ancien Président national adjoint et élevé à la distinction comme l'un de nos Présidents d'Honneur )

Aujourd'hui, Le CPA 10 - Commando Parachutiste de l'Air N°10 - fait partie des 11 unités des 3 Armées du premier cercle du COS ( Commandement des Opérations Spéciales ). AASSDN est fière et très honorée de s'être vu confier, en 2006, et par le Chef d'Etat-Major de l'Armée de l'Air, le patronage du CPA 10, en plus des autres liens d'amitié similaires qui nous unissent avec les différentes Armées.

Xertigny - 23 mai
( Cimetière ) - Hommages au Colonel André Sérot Pour le 60ème anniversaire de sa mort, à Jérusalem, avec le Comte Folke-Bernadotte, au service des Nations Unies. Y étaient présents, les hautes autorités civiles et militaires, les représentants de l'Ambassade de Suède et du Secrétariat Général de l'ONU.

Né à Xertigny en 1896 il avait servi dans le SR puis dans le CE pendant la guerre et avait créé la Sécurité Air avant de diriger au " 2bis Avenue de Tourville " le Service de Sécurité des forces armées. ( lire sa biographie )

Le Colonel André Sérot fut mis à la disposition de l'ONU, au printemps 1948, comme chef des observateurs militaires français en Palestine auprès du Comte Folke BERNADOTTE, neveu du Roi de Suède, médiateur des Nations Unies. Tous deux devaient mourir pour cette noble cause, à Jérusalem, le 17 septembre 1948, sous les balles d'un commando du groupe sioniste Stern. ( lire le récit de l'assassinat ). Ils étaient morts en Terre Sainte voici 60 ans. ( lire l'un de ses courriers, 3 jours avant sa mort ).

La France leur rendit des honneurs solennels et réserva au Colonel Sérot des obsèques nationales. De Saint-louis des Invalides à Xertigny où il repose, il fut accompagné par l'Armée de l'Air.

Figure emblématique, sa mort douloureusement ressentie par nos Anciens, fut pour beaucoup dans la naissance de notre Amicale ( voir création de l'Amicale ).

Extraits de l'article paru dans L’EST REPUBLICAIN du samedi 24 mai 2008

Le Colonel Sérot honoré .../... La mémoire reste intacte. Après l'office religieux célébré en l'église Sainte-Walburge par l'abbé Pierre Molin, membre de l'association, une imposante cérémonie commémorative s'est déroulée au monument aux morts et sur la toute nouvelle place du 18 juin 1940. De nombreuses autorités étaient présentes parmi lesquelles un représentant des Nations Unies et de l'ambassade de Suède, le général Mignaux représentant le corps d'armée Nord-Est, le sénateur et conseiller général Jackie Pierre représentant Christian Poncelet, Madame Marchal représentant le député Michel Heinrich, le Président national de l'AASSDN et ses collègues.../... Beaucoup d'élus et d'habitants du canton de Xertigny étaient présents aux côtés de nombreuses personnalités locales. La cérémonie était placée sous la présidence d'Albert Dupuy, préfet des Vosges, et de Véronique Marcot, maire de Xertigny, commune qui accueillait cet événement. Jamais le chef-lieu de canton de la Vôge avait accueilli autant d’autorités en si peu de temps. La Nouba du 1er RT d'Épinal, le drapeau et une section du commandement de parachutistes d'Orléans ont rehaussé la cérémonie. Tout ce « monde des officiels » maintient une mémoire encore très vive au sein de la commune, de la région et de la Nation même, comme ont pu en témoigner les nombreux discours chargés d'émotion. Une grande partie de la famille du colonel était présente elle aussi pour se souvenir de ce parent proche qui a participé à l'histoire de son pays.... Sa fille, Monique, et l'une de ses trois petites-filles, Leïla, son neveu le colonel Daniel Pégos, des petits-neveux et nièces, son filleul, une grande famille venue rappeler qu'au-delà de ses responsabilités nationales, il y avait un homme, un chrétien attaché à ses proches et à ses racines. Après un dernier hommage rendu sur sa tombe où il repose aux côtés de son épouse Marie-Berthe (1), Véronique Marcot a accueilli ses invités à la salle des fêtes où elle a reçu, ainsi que Jackie Pierre, la médaille de l'AASSDN des mains de son président, en remerciement d’un si bel accueil.

(1) NDLR : Madame Marie-Berthe Sérot, ancienne de la Direction-Dahlia " Réseau des Fleurs " est arrétée le 23 juin 1943, et sera déportée à Ravensbrück. En 1946, le Général Ronin, créateur du SR Air lui remet la Légion d'Honneur. Le 10 octobbre 1971, elle décède à son domicile parisien.