{"id":6937,"date":"2023-10-04T22:08:00","date_gmt":"2023-10-04T20:08:00","guid":{"rendered":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/?p=6937"},"modified":"2024-03-02T15:22:09","modified_gmt":"2024-03-02T14:22:09","slug":"1935-1940-les-services-speciaux-face-a-la-montee-des-perils-vitaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/1935-1940-les-services-speciaux-face-a-la-montee-des-perils-vitaux\/","title":{"rendered":"1935-1940 : Les services sp\u00e9ciaux face \u00e0 la mont\u00e9e des p\u00e9rils"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center\">Photo : g\u00e9n\u00e9ral Louis Rivet, chef du contre-espionnage et des services de renseignement (1936-1944)<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong><em>1er extrait de la s\u00e9rie : \u201cRetour sur les heurs et malheurs du service de renseignement de l\u2019arm\u00e9e avant et pendant la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale\u201d<\/em><\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Au milieu des ann\u00e9es 1930, le Service de Renseignement (SR) existe depuis un peu plus de soixante ans(1). Cr\u00e9\u00e9 sur une base minimale et dot\u00e9 de moyens d\u00e9risoires(2) au lendemain de la guerre de 1870(3), il s\u2019est \u00e9toff\u00e9 au fil du temps. D\u2019une part \u00e0 la faveur de la premi\u00e8re Guerre Mondiale. D\u2019autre part \u00e0 la suite des recommandations contenues dans les rapports pr\u00e9sent\u00e9s en 1932 et 1933 par le <strong>colonel Lainey<\/strong>(4), lequel avait plaid\u00e9, \u00e0 juste raison, pour un renforcement du r\u00e9seau des postes d\u00e9ploy\u00e9s aux fronti\u00e8res (ce qui d\u00e9bouchera, entre autres, sur la cr\u00e9ation du Bureau d\u2019\u00c9tudes du Nord-Est \u00e0 Lille) et pour un effort plus marqu\u00e9 dans le domaine des moyens techniques.<\/p>\n\n\n\n<p>Au moment o\u00f9 le <strong>colonel Rivet<\/strong> en prend le commandement au mois de juin 1936 (c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0<br>peine trois mois apr\u00e8s le choc majeur qu\u2019a \u00e9t\u00e9 l\u2019occupation de la Rh\u00e9nanie), le SR\/SCR peut \u00eatre caract\u00e9ris\u00e9 sur les bases suivantes :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>C\u2019est une institution de caract\u00e8re militaire et, plus pr\u00e9cis\u00e9ment, une composante de l\u2019\u00c9tat-Major, charg\u00e9e tout \u00e0 la fois de collecter un maximum de renseignements \u00e0 l\u2019\u00e9tranger(5) et de contrecarrer les entreprises d\u2019espionnage, quelle qu\u2019en soit la nature et d\u2019o\u00f9 qu\u2019elles viennent. Ce qui appara\u00eet a priori comme une \u00e9vidence n\u2019en m\u00e9rite pas moins d\u2019\u00eatre pr\u00e9cis\u00e9. D\u2019une part parce que le SR\/SCR n\u2019est qu\u2019un des acteurs du renseignement (qu\u2019il partage avec le SR\/Marine et, \u00e0 partir de 1938, avec le SR Intercolonial) et du contre-espionnage (l\u2019ensemble des proc\u00e9dures \u00e9tant diligent\u00e9es et g\u00e9r\u00e9es par la Surveillance du Territoire). Ensuite parce qu\u2019il ne rapporte qu\u2019\u00e0 la hi\u00e9rarchie militaire (soit directement, soit par le biais du 2e Bureau) et n\u2019est que rarement en contact avec l\u2019\u00e9chelon politique, sauf \u00e0 ce que l\u2019\u00e9chelon politique le sollicite directement(6).<br><\/li>\n\n\n\n<li>C\u2019est une institution dont les moyens sont compt\u00e9s, pour ne pas dire contraints, qu\u2019il s\u2019agisse de ses moyens en personnel(7), de ses moyens financiers(8) ou de ses moyens techniques(9). Comme c\u2019est souvent le cas dans l\u2019institution militaire, a fortiori dans le milieu du renseignement, les cadres sont recrut\u00e9s par cooptation(10). Il n\u2019est pas rare qu\u2019ils y fassent l\u2019essentiel de leur carri\u00e8re(11) ou qu\u2019ils y reviennent apr\u00e8s y avoir servi(12).<br><\/li>\n\n\n\n<li>C\u2019est une institution dont l\u2019image et la r\u00e9putation ont \u00e9t\u00e9 durablement et profond\u00e9ment ternies par l\u2019<strong>affaire Dreyfus<\/strong>, et ce \u00e0 double titre. D\u2019abord dans l\u2019opinion publique, comme on le constatera lorsqu\u2019une campagne de Presse sera lanc\u00e9e apr\u00e8s l\u2019arrestation de l\u2019intendant Frog\u00e9, convaincu d\u2019espionnage et condamn\u00e9 en 1935 \u00e0 cinq ans de prison, c\u2019est-\u00e0-dire au maximum de la peine applicable \u00e0 l\u2019\u00e9poque(13). Ensuite, ce qui est plus surprenant, au moins a priori, dans l\u2019institution militaire elle-m\u00eame, car le fait de passer ou d\u2019\u00eatre pass\u00e9 par le SR\/SCR n\u2019est consid\u00e9r\u00e9 ni comme valorisant, ni comme \u00ab porteur \u00bb dans une carri\u00e8re d\u2019officier. Le fait qu\u2019aucun de ceux qui l\u2019ont command\u00e9 n\u2019ait d\u00e9pass\u00e9 le grade de colonel (\u00e0 l\u2019exception de Louis Rivet qui n\u2019a acc\u00e9d\u00e9 au grade d\u2019officier g\u00e9n\u00e9ral que lors de son d\u00e9part en retraite et \u00e0 la demande insistante de Jacques Soustelle) n\u2019est pas le fait du hasard.<br><\/li>\n\n\n\n<li>Loin de vivre en vase clos et d\u2019\u00eatre un \u00ab \u00e9lectron libre \u00bb dans le syst\u00e8me administratif, le SR\/SCR doit, par la force des choses, travailler et \u00ab cohabiter \u00bb avec un certain nombre de partenaires autres que l\u2019\u00c9tat-Major(14) et les services du minist\u00e8re de la Guerre. Pour autant que les archives permettent d\u2019en juger, les rapports avec les services du minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur (Direction G\u00e9n\u00e9rale de la S\u00fbret\u00e9 Nationale, Surveillance du Territoire, 5e Section des Renseignements G\u00e9n\u00e9raux de la Pr\u00e9fecture de Police) et avec ceux du minist\u00e8re de la Justice, o\u00f9 le SR\/SCR dispose d\u2019un correspondant privil\u00e9gi\u00e9 et d\u2019un relais efficace en la personne d\u2019<strong>Henry Corvisy<\/strong>(15), peuvent \u00eatre qualifi\u00e9s d\u2019apais\u00e9s, \u00e0 d\u00e9faut d\u2019\u00eatre pleinement harmonieux (notamment parce que la comp\u00e9tence des juridictions civiles \u00e0 traiter les affaires d\u2019espionnage est consid\u00e9r\u00e9e comme approximative et les peines qu\u2019elles prononcent comme insuffisantes par construction).<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><\/h3>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019inverse, les rapports avec les services du minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 le plus souvent conflictuels, pour ne pas dire tendus. D\u2019une part parce qu\u2019ils se sont oppos\u00e9s autant qu\u2019ils l\u2019ont pu \u00e0 la nomination d\u2019agents op\u00e9rant sous couverture diplomatique, y compris dans des cas o\u00f9 elle \u00e9tait pleinement justifi\u00e9e(16). D\u2019autre part parce que, comme une bonne partie de l\u2019administration et de la classe politique, ils n\u2019ont compris que partiellement et tardivement ce qu\u2019impliquait la lutte contre les entreprises de l\u2019Axe, que ce soit sur le terrain de l\u2019espionnage ou sur celui de la propagande(17). Ils persisteront \u00e0 s\u2019opposer jusqu\u2019au mois de juin 1939 \u00e0 l\u2019expulsion d\u2019<strong>Otto Abetz<\/strong>, organisateur et plaque tournante de la propagande du Reich en France(18). Apr\u00e8s la d\u00e9claration de guerre, ils s\u2019opposeront \u00e9galement \u00e0 la fermeture des consulats italiens dans la zone des Arm\u00e9es alors qu\u2019ils \u00e9taient commun\u00e9ment utilis\u00e9s par l\u2019Abwehr pour collecter un maximum de renseignements d\u2019ordre militaire, motif pris de ce qu\u2019il ne faut ni \u00ab jeter Mussolini dans les bras d\u2019Hitler \u00bb (dans un contexte o\u00f9 le Pacte d\u2019Acier avait \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 au mois de mai 1939), ni le pousser \u00e0 d\u00e9clarer la guerre \u00e0 la France \u00bb (ce qu\u2019il fera, en tout \u00e9tat de cause, au d\u00e9but du mois de juin 1940). \u00ab Le SR dut combattre deux adversaires principaux : le contre-espionnage allemand et le minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res. Des deux, ce fut le second qui entrava le plus efficacement notre action \u00bb, \u00e9crira apr\u00e8s la signature de l\u2019armistice le commandant Navarre (qui avait pass\u00e9 les ann\u00e9es 1937 \u00e0 1940 \u00e0 la section \u00ab Allemagne \u00bb du SR)(19).<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><\/h3>\n\n\n\n<p> Si surprenant que cela puisse para\u00eetre aujourd\u2019hui, il n\u2019y a pas de branche \u00ab Action \u00bb au SR\/ SCR, \u00e0 l\u2019inverse de ce qu\u2019on observe \u00e0 l\u2019\u00e9poque en Grande-Bretagne par exemple(20). La section MG (pour Mat\u00e9riel de Guerre) du 5e Bureau (qui regroupe depuis la d\u00e9claration de guerre le 2e Bureau et le SR\/SCR) ne commencera \u00e0 s\u2019int\u00e9resser au sabotage que dans les derniers mois de l\u2019ann\u00e9e 1939(21). Aucune des op\u00e9rations envisag\u00e9es en liaison plus ou moins \u00e9troite avec l\u2019alli\u00e9 britannique (l\u2019obstruction du Danube notamment) ne d\u00e9bouchera sur quoi que ce soit. Il faudra attendre les premiers mois de l\u2019ann\u00e9e 1943 pour que le commandant Lejeune soit charg\u00e9 de jeter les bases d\u2019un service \u00ab Action \u00bb \u00e0 la DSR-SM(22), mission dont l\u2019objet m\u00eame devint caduc apr\u00e8s la cr\u00e9ation de la DGSS(23) \u00e0 la fin du mois de novembre 1943 et, plus encore, apr\u00e8s la fusion effective du BCRA et de la DSR-SM \u00e0 la fin du mois d\u2019avril 1944.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><\/h3>\n\n\n\n<p>2) Les caract\u00e9ristiques du SR\/SCR et celles de son environnement institutionnel \u00e9tant pos\u00e9es, reste \u00e0 savoir si, dans quelle mesure et comment il s\u2019est acquitt\u00e9 de ses missions tout au long des ann\u00e9es 1930. Sch\u00e9matiquement parlant, elles sont au nombre de trois :<br>\u2013 <strong>La connaissance, l\u2019analyse et le suivi <\/strong>du ou des dispositifs mis en place par le ou les pays consid\u00e9r\u00e9s comme des \u00ab adversaires potentiels \u00bb, l\u2019Allemagne et l\u2019Italie en tout premier lieu.<br>\u2013 <strong>La lutte contre l\u2019espionnage<\/strong>, quelles qu\u2019en soient la nature et l\u2019origine.<br>\u2013 <strong>L\u2019identification, le signalement, le suivi et la surveillance<\/strong> de ceux qui sont susceptibles d\u2019\u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme \u00ab suspects au point de vue national \u00bb (suivant la terminologie commun\u00e9ment utilis\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9poque).<\/p>\n\n\n\n<p>2.1) S\u2019agissant de la connaissance, de l\u2019analyse et du suivi actualis\u00e9 des dispositifs mis en place par les pays consid\u00e9r\u00e9s comme des \u00ab adversaires potentiels \u00bb (Allemagne, Italie), le d\u00e9pouillement des archives(24) ne laisse que peu de place au doute et ne permet pas ou quasiment pas d\u2019instruire le proc\u00e8s du SR\/SCR. D\u2019abord parce que les documents disponibles montrent qu\u2019il a compris et analys\u00e9, d\u00e8s avant l\u2019accession d\u2019Hitler au pouvoir, l\u2019objectif poursuivi par l\u2019Allemagne \u00e0 la fois sur le plan politique et sur le plan militaire, c\u2019est-\u00e0-dire vider le Trait\u00e9 de Versailles de sa substance(25).<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite parce qu\u2019il a rapidement mis \u00e0 jour et \u00e0 peu pr\u00e8s parfaitement suivi les efforts d\u00e9ploy\u00e9s par l\u2019Allemagne dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 des ann\u00e9es 1930 pour contourner les clauses militaires du Trait\u00e9 de Versailles et pour renforcer aussi discr\u00e8tement que possible \u00e0 la fois les effectifs et l\u2019\u00e9quipement de la Reichswehr(26). Enfin parce que les sources de tous ordres dont le SR\/SCR disposait, y compris et surtout en Allemagne(27), lui ont permis d\u2019informer le commandement et l\u2019\u00e9chelon politique de la d\u00e9cision prise par Hitler de r\u00e9tablir le service militaire obligatoire au mois de mars 1935, d\u2019occuper la zone d\u00e9militaris\u00e9e de la Rh\u00e9nanie au mois de mars 1936, de sceller la mort de la Tch\u00e9coslovaquie en tant qu\u2019\u00c9tat ind\u00e9pendant au mois de septembre 1938, d\u2019occuper la Boh\u00e8me-Moravie au mois de mars 1939 et d\u2019envahir la Pologne au mois de septembre 1939. <\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><\/h3>\n\n\n\n<p>Les sources disponibles ne permettent manifestement pas de reprocher au SR\/SCR de n\u2019avoir pas transmis en temps et heure au commandement et \u00e0 l\u2019\u00e9chelon politique les informations n\u00e9cessaires pour appr\u00e9cier \u00e0 la fois les intentions d\u2019Hitler et les cons\u00e9quences qu\u2019elles \u00e9taient susceptibles d\u2019avoir dans l\u2019hypoth\u00e8se o\u00f9 il d\u00e9ciderait de les mettre \u00e0 ex\u00e9cution, ce qui, \u00e0 lire les notes r\u00e9dig\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9poque, \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9 comme plus que probable. La question qui reste pos\u00e9e est de savoir pourquoi l\u2019un et l\u2019autre ont fait le choix soit de minimiser, soit de mettre en doute, soit d\u2019ignorer purement et simplement les informations et les analyses dont ils disposaient pour en venir in fine \u00e0 ne pas les exploiter. Est-ce parce qu\u2019ils parce qu\u2019ils ne le jugeaient pas n\u00e9cessaire (ce qui semble \u00eatre le cas au mois de mars 1935 et, plus encore, au mois de mars 1936) ou parce qu\u2019ils estimaient ne pas ou ne plus en avoir les moyens, militaires notamment (ce qui est le sentiment dominant avant les accords de Munich) ?<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019agissant de la connaissance, de l\u2019analyse et du suivi r\u00e9gulier du dispositif d\u00e9ploy\u00e9 par l\u2019Allemagne face \u00e0 la France, l\u2019appr\u00e9ciation qu\u2019il est possible d\u2019en faire, a posteriori et sur la base des archives disponibles, permet de les consid\u00e9rer \u00e0 tout le moins comme \u00ab globalement positives \u00bb. On constate, y compris en fin de p\u00e9riode, un \u00e9cart entre les donn\u00e9es produites par le SR\/ SCR et la r\u00e9alit\u00e9 telle qu\u2019on la conna\u00eet aujourd\u2019hui(28). Ce n\u2019est pas surprenant. D\u2019abord parce que l\u2019exercice ne rel\u00e8ve \u00e9videmment pas de la science exacte. Ensuite parce que l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information \u00e9tait \u00ab verrouill\u00e9 \u00bb dans l\u2019Allemagne de l\u2019\u00e9poque, a fortiori quand elle portait sur un sujet plus que \u00ab sensible \u00bb, ce qui contraignait ceux qui travaillaient sur le potentiel militaire du Reich soit \u00e0 des approximations, soit \u00e0 des extrapolations. Enfin parce que, si relative que puisse para\u00eetre la pr\u00e9cision et\/ou la fiabilit\u00e9 des donn\u00e9es produites sur tel ou tel point \u00e0 un moment donn\u00e9 du temps, il reste que le SR\/SCR a correctement appr\u00e9hend\u00e9 et actualis\u00e9 \u00e0 intervalle r\u00e9gulier le dispositif d\u00e9ploy\u00e9 par l\u2019Allemagne bien avant la d\u00e9claration de guerre(29) et que le rapport des forces dans le domaine a\u00e9rien n\u2019a cess\u00e9 de pencher de plus en plus nettement en faveur du Reich au fil des ann\u00e9es, que ce soit quantitativement ou qualitativement(30).<\/p>\n\n\n\n<p>Loin d\u2019\u00eatre limit\u00e9 \u00e0 l\u2019ordre de bataille allemand, le SR\/SCR a \u00e9videmment fait le m\u00eame travail sur le dispositif italien, notamment \u00e0 partir de la seconde moiti\u00e9 de l\u2019ann\u00e9e 1938. Il a \u00e9t\u00e9, pour l\u2019essentiel, le fait du poste de Marseille(31) et de ses annexes, celles de Nice, de Chamb\u00e9ry et d\u2019Annemasse en tout premier lieu.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><\/h3>\n\n\n\n<p>La lutte contre l\u2019espionnage a \u00e9t\u00e9 une des missions essentielles du SR\/SCR dans la seconde moiti\u00e9 des ann\u00e9es 1930. Elle a pris une importance croissante au fil des ann\u00e9es. D\u2019une part parce que la perception de la menace que repr\u00e9sentent les ing\u00e9rences \u00e9trang\u00e8res, celles de l\u2019Allemagne et de l\u2019Italie en tout premier lieu, est beaucoup plus aigu\u00eb en fin de p\u00e9riode qu\u2019en d\u00e9but de p\u00e9riode. D\u2019autre part parce que les instruments utilis\u00e9s et les moyens d\u00e9ploy\u00e9s pour lutter contre l\u2019espionnage ont sensiblement \u00e9volu\u00e9 sur la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Les textes permettant de r\u00e9primer l\u2019espionnage ont chang\u00e9 du tout au tout. \u00c0 la loi du 18 avril 1886, qui \u00e9tait commun\u00e9ment consid\u00e9r\u00e9e comme inop\u00e9rante(32) et dont l\u2019application avait \u00e9t\u00e9 de jure suspendue pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale(33), va succ\u00e9der, non sans mal(34), la loi du 26 janvier 1934. M\u00eame si elle comble \u00e0 tout le moins une partie des lacunes dont souffrait la loi du 18 avril 1886, elle ne r\u00e8gle qu\u2019une partie des probl\u00e8mes pos\u00e9s. D\u2019une part parce que l\u2019espionnage reste consid\u00e9r\u00e9 comme un d\u00e9lit (au lieu d\u2019\u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un crime, comme il l\u2019est en Allemagne). D\u2019autre part parce que la peine applicable en mati\u00e8re d\u2019espionnage est limit\u00e9e \u00e0 cinq ans de prison alors m\u00eame que l\u2019espionnage est passible de la peine de mort en Allemagne(35). Il n\u2019en reste pas moins que le nombre des pr\u00e9venus soup\u00e7onn\u00e9s d\u2019espionnage augmente fortement, passant de 18 par an en moyenne entre 1930 et 1933 \u00e0 95 en 1934 et 141 en 1935(36).<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><\/h3>\n\n\n\n<p>D\u2019abord parce que le d\u00e9cret-loi du 30 octobre 1935 va donner comp\u00e9tence aux tribunaux militaires pour statuer \u00e0 tout le moins sur une partie des dossiers d\u2019espionnage et leur donner la facult\u00e9 de prononcer des peines sup\u00e9rieures \u00e0 cinq ans de prison. Ensuite parce que le d\u00e9cret-loi du 17 juin 1938 \u00e9tend la comp\u00e9tence des tribunaux militaires \u00e0 l\u2019ensemble des dossiers d\u2019espionnage et fait de l\u2019espionnage un crime de droit commun, justiciable des travaux forc\u00e9s et de la peine de mort. Enfin parce que le d\u00e9cret-loi du 29 juillet 1939 va d\u00e9finir et d\u00e9tailler les actes consid\u00e9r\u00e9s comme relevant de l\u2019espionnage, tous \u00e9tant passibles de la peine de mort, que ce soit en temps de guerre (ce qui avait \u00e9t\u00e9 le cas entre 1914 et 1918) ou en temps de paix(37).<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le m\u00eame temps, les moyens consacr\u00e9s \u00e0 la lutte contre l\u2019espionnage vont \u00eatre \u00e0 la fois \u00ab professionnalis\u00e9s \u00bb et renforc\u00e9s. C\u2019est moins, voire beaucoup moins, vrai pour la SCR(38) que pour l\u2019instance charg\u00e9e de diligenter les enqu\u00eates et les proc\u00e9dures, c\u2019est \u00e0 dire la S\u00fbret\u00e9 Nationale. Alors que la lutte contre l\u2019espionnage n\u2019\u00e9tait qu\u2019une des missions confi\u00e9es \u00e0 136 \u00ab commissaires sp\u00e9ciaux \u00bb de la S\u00fbret\u00e9, les choses changent du tout au tout au milieu des ann\u00e9es 1930.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019abord parce que le minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur va cr\u00e9er au mois d\u2019avril 1934 un service sp\u00e9cialis\u00e9 dans la lutte contre l\u2019espionnage(39), n\u2019ayant pas de comptes \u00e0 rendre au corps pr\u00e9fectoral et rattach\u00e9 au Contr\u00f4le G\u00e9n\u00e9ral de la Surveillance du Territoire(40). Ensuite parce que l\u2019organisation m\u00eame de la Surveillance du Territoire est progressivement rationalis\u00e9e, notamment par rapport \u00e0 celle des Arm\u00e9es(41). Enfin parce que ses effectifs vont sensiblement augmenter, passant d\u2019une trentaine de fonctionnaires au milieu des ann\u00e9es 1930 \u00e0 une centaine de fonctionnaires \u00e0 la veille de la d\u00e9claration de guerre(42).<\/p>\n\n\n\n<p>2.2.3) La perception croissante de l\u2019ampleur prise ou susceptible de l\u2019\u00eatre par les ing\u00e9rences de l\u2019Axe, le durcissement de l\u2019arsenal r\u00e9pressif et le renforcement marqu\u00e9 des moyens d\u00e9volus \u00e0 la Surveillance du Territoire(43) vont rapidement produire des r\u00e9sultats. D\u2019une part parce que les peines prononc\u00e9es \u00e0 partir de 1936, pour une bonne part par les tribunaux militaires, sont sensiblement plus lourdes qu\u2019elles ne l\u2019\u00e9taient dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 des ann\u00e9es 1930(44). D\u2019autre part parce que le nombre des arrestations augmente dans des proportions significatives(45). D\u2019apr\u00e8s le d\u00e9compte op\u00e9r\u00e9 par la SCR sur la base des comptes-rendus qui lui sont adress\u00e9s au jour le jour, leur nombre serait pass\u00e9 de 45 en 1935 \u00e0 97 en 1936, 153 en 1937, 274 en 1938 et 494 sur les huit premiers mois de l\u2019ann\u00e9e 1939. Il va \u00ab exploser \u00bb apr\u00e8s l\u2019ouverture des hostilit\u00e9s et la d\u00e9claration de l\u2019\u00e9tat de si\u00e8ge, lequel a \u2013 entre autres \u2013 pour cons\u00e9quence de transf\u00e9rer les pouvoirs de police \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 militaire. On compte 221 arrestations pendant les quatre derniers mois de l\u2019ann\u00e9e 1939(46) et 1251 sur l\u2019ensemble de l\u2019ann\u00e9e 1940, la plupart d\u2019entre elles intervenant avant la signature de l\u2019armistice.<\/p>\n\n\n\n<p>Si spectaculaires qu\u2019ils puissent para\u00eetre, les chiffres pr\u00e9cit\u00e9s et, plus encore, l\u2019\u00e9volution dont ils t\u00e9moignent m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre nuanc\u00e9s. D\u2019abord parce que toutes les arrestations ne d\u00e9bouchent ni sur un ordre d\u2019informer, ni sur une condamnation, une partie d\u2019entre elles se soldant soit par un acquittement, soit par un non-lieu. Ensuite parce qu\u2019une fraction non n\u00e9gligeable de ceux qui sont arr\u00eat\u00e9s pour espionnage \u00e0 partir de l\u2019\u00e9t\u00e9 1939 ne seront jamais jug\u00e9s, beaucoup profitant de l\u2019exode pour s\u2019\u00e9vader. Enfin parce qu\u2019une partie de ceux qui ont \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s, condamn\u00e9s pour espionnage et incarc\u00e9r\u00e9s seront lib\u00e9r\u00e9s juste avant ou juste apr\u00e8s l\u2019armistice par l\u2019occupant ou sous la pression de l\u2019occupant(47).<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><\/h3>\n\n\n\n<p>L\u2019identification, le signalement et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, la surveillance ou le suivi de ceux qui sont, \u00e0 tort ou \u00e0 raison, soup\u00e7onn\u00e9s d\u2019\u00eatre \u00ab suspects au point de vue national \u00bb constituent le quotidien du SR\/SCR et de ses postes en r\u00e9gion. Les renseignements et les demandes d\u2019enqu\u00eate(48) qui les concernent repr\u00e9sentent une fraction plus que significative des courriers et, d\u2019une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, des dossiers contenus dans les cartons de la s\u00e9rie 7 NN(49). <br><br>On peut les caract\u00e9riser comme suit :<\/p>\n\n\n\n<p>2.3.1) Ils couvrent <strong>un spectre tr\u00e8s large de personnes physiques et morales<\/strong>, qu\u2019elles soient de nationalit\u00e9 fran\u00e7aise ou, ce qui est fr\u00e9quent, de nationalit\u00e9 \u00e9trang\u00e8re. La qualit\u00e9 des renseignements qu\u2019ils contiennent est pour le moins in\u00e9gale. Elle peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme bonne, voire plus, notamment quand les renseignements donn\u00e9s sont de premi\u00e8re main et quand ils proviennent d\u2019interceptions \u00ab techniques \u00bb(50) ou, \u00e0 l\u2019inverse, \u00ab approximative \u00bb, voire \u00e0 ce point faible qu\u2019on peut les assimiler \u00e0 des ragots. Une partie non n\u00e9gligeable des enqu\u00eates demand\u00e9es par le SR\/SCR montre que les renseignements invoqu\u00e9s pour justifier la saisine des services de police sont soit empreints de malveillance, soit \u00e0 peu pr\u00e8s d\u00e9nu\u00e9s de tout fondement(51).<\/p>\n\n\n\n<p>2.3.2) Ils montrent que le SR\/SCR a une conception pour le moins \u00ab extensive \u00bb de sa mission. Loin de se borner \u00e0 identifier et surveiller les individus, les associations et les mouvements susceptibles de porter pr\u00e9judice soit \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 ext\u00e9rieure de l\u2019\u00c9tat, soit \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de la D\u00e9fense Nationale, a fortiori quand ils sont originaires des puissances de l\u2019Axe(52) ou quand ils en sont proches \u00e0 un titre ou \u00e0 un autre(53), le SR\/SCR travaille, pour ainsi dire, \u00ab tous azimuts \u00bb, surveillant tout \u00e0 la fois les mouvements autonomistes, en particulier en Alsace(54), les mouvements qui militent soit contre le statu quo, soit pour l\u2019accession \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance en AFN(55) et, d\u2019une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, tous ceux dont le \u00ab profil \u00bb, les convictions et l\u2019activit\u00e9 sont consid\u00e9r\u00e9s comme une menace, au moins potentielle. On y trouve p\u00eale-m\u00eale des cercles et des personnalit\u00e9s class\u00e9es soit \u00e0 l\u2019extr\u00eame gauche, soit \u00e0 l\u2019extr\u00eame droite, les premiers \u00e9tant soumis \u00e0 surveillance car consid\u00e9r\u00e9s comme proches de l\u2019URSS ou de la mouvance \u00ab radicale de la R\u00e9publique espagnole et les seconds l\u2019\u00e9tant car consid\u00e9r\u00e9s comme proches de l\u2019Allemagne et\/ou de l\u2019Italie. Font, indiff\u00e9remment et entre autres, l\u2019objet d\u2019une attention, pour ne pas dire d\u2019une vigilance, particuli\u00e8re le PCF et ses dirigeants les plus en vue(56), <strong>Marceau Pivert<\/strong>, leader de la tendance \u00ab Gauche R\u00e9volutionnaire \u00bb de la SFIO et jug\u00e9 proche du POUM(57), <strong>Marcel Bucard<\/strong> (fondateur et principal dirigeant du \u00ab Mouvement Franciste \u00bb),<strong> Fran\u00e7ois Coty<\/strong> (fondateur en 1933 de \u00ab Solidarit\u00e9 Fran\u00e7aise \u00bb) ou <strong>Eug\u00e8ne Deloncle<\/strong>, fondateur de l\u2019OSARN, plus connue sous le nom de CSAR(58). Sans revenir sur les responsabilit\u00e9s qui reviennent au SR\/SCR dans la gestion du Carnet B(59), le contr\u00f4le des \u00e9tablissements travaillant ou susceptibles de travailler pour le compte de la D\u00e9fense Nationale(60) ou la surveillance de la main-d\u2019\u0153uvre \u00e9trang\u00e8re, notamment celle qui est employ\u00e9e sur les chantiers de la ligne Maginot(61) ou dans les familles d\u2019officiers, en particulier quand elles vivent \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, les sources disponibles montrent que le champ d\u2019action du SR\/SCR est ou devient tel au fil du temps qu\u2019il finit par d\u00e9border le terrain technique pour prendre un caract\u00e8re beaucoup plus large, pour ne pas dire un caract\u00e8re \u00ab global \u00bb(62).<br><br>Si constants et r\u00e9els qu\u2019ils aient pu \u00eatre(63), la vigilance et le suivi mis en place, \u00e0 plus ou moins juste titre suivant les cas, par le SR\/SCR n\u2019en ont pas moins rencontr\u00e9 une limite importante, au demeurant ressentie et reconnue par ses chefs, le <strong>g\u00e9n\u00e9ral Schlesser <\/strong>notamment(64). Elle porte sur les probl\u00e8mes rencontr\u00e9s pour contrecarrer la propagande du Reich et l\u2019influence qu\u2019elle pouvait avoir sur toute une partie de la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise, en particulier par le biais de la Presse, un certain nombre de titres \u00e9tant d\u2019autant plus enclins \u00e0 la complaisance (pour ne pas dire plus) qu\u2019ils \u00e9taient, directement ou indirectement, soutenus, financi\u00e8rement parlant, soit par l\u2019ambassade d\u2019Allemagne \u00e0 Paris, soit par Berlin. Rien n\u2019avait pr\u00e9par\u00e9 les cadres du SR\/SCR (qui s\u2019interdisaient, sauf exception, toute forme de contact avec la Presse) \u00e0 combattre ce qu\u2019on appellerait aujourd\u2019hui une \u00ab diplomatie d\u2019influence \u00bb et, plus encore, \u00e0 en pr\u00e9venir les effets. Ils ont manifestement eu le sentiment d\u2019\u00eatre confront\u00e9s \u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne qu\u2019ils ne connaissaient pas ou peu et qu\u2019ils n\u2019avaient pas les moyens de ma\u00eetriser si peu que ce soit. Le fait qu\u2019ils se soient de plus en plus int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 la Presse, \u00e0 son financement et aux rapports qu\u2019un certain nombre de journalistes entretenaient avec les puissances de l\u2019Axe, l\u2019Allemagne en tout premier lieu, \u00e0 partir de la seconde moiti\u00e9 des ann\u00e9es 1930 n\u2019est pas le fait du hasard et doit \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme un signe des temps. Il faudra attendre les mois pr\u00e9c\u00e9dant la d\u00e9claration de guerre pour qu\u2019ils commencent \u00e0 r\u00e9colter les fruits de leur travail et \u00e0 enregistrer des succ\u00e8s tangibles sur ce terrain, comme l\u2019attestent l\u2019expulsion d\u2019<strong>Otto Abetz<\/strong> (obtenue, non sans mal, \u00e0 la fin du mois de juin 1939 sur arbitrage d\u2019\u00c9douard Daladier), l\u2019arrestation pour espionnage d\u2019<strong>Heinrich Baron<\/strong>, journaliste accr\u00e9dit\u00e9 \u00e0 Paris et, plus encore, les poursuites engag\u00e9es au mois de juillet 1939 contre <strong>Alo\u00efs Aubin<\/strong>, journaliste au Temps, et Julien Poirier, journaliste au Figaro, qui op\u00e9raient l\u2019un et l\u2019autre, moyennant r\u00e9tribution, pour le compte d\u2019un r\u00e9seau constitu\u00e9 et dirig\u00e9 par la <strong>baronne von Einem<\/strong>(65).<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><\/h3>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 1940, le SR\/SCR peut l\u00e9gitimement avoir le sentiment du devoir accompli, que ce soit dans le domaine de l\u2019acquisition du renseignement ou dans celui du contre-espionnage. Il a aussi, davantage encore peut-\u00eatre, le sentiment d\u2019\u00eatre ou d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 \u00ab une voix qui crie dans le d\u00e9sert \u00bb, les informations et les analyses qu\u2019il n\u2019a cess\u00e9 d\u2019adresser au commandement et, dans une moindre mesure, \u00e0 l\u2019\u00e9chelon politique ayant \u00e9t\u00e9, \u00e0 tout le moins jusqu\u2019aux derniers mois de l\u2019ann\u00e9e 1938, largement ignor\u00e9es, <strong>\u00c9douard Daladier<\/strong> n\u2019\u00e9tant gu\u00e8re qu\u2019une exception \u00e0 cet \u00e9gard. Ses chefs et l\u2019essentiel de ses cadres, \u00e0 commencer par ceux qui travaillent ou qui ont travaill\u00e9 \u00e0 la section \u00ab Allemagne \u00bb du SR et \u00e0 celle de la SCR, en sont d\u2019autant plus \u00e0 la fois amers et inquiets qu\u2019ils savent ce qu\u2019est r\u00e9ellement le rapport des forces entre la France et l\u2019Allemagne(66).<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le t\u00e9moignage oral qu\u2019il a laiss\u00e9 au Service Historique de la D\u00e9fense(67), le <strong>colonel Paillole<\/strong> (qui \u00e9tait \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1930 l\u2019adjoint du lieutenant-colonel Schlesser \u00e0 la SCR) rapporte une anecdote qui n\u2019est pas sans rappeler ce qu\u2019il avait v\u00e9cu avant la guerre. Intervenant devant une partie des cadres de la DGSE dans le courant des ann\u00e9es 1990, un de ses auditeurs l\u2019interroge sur la conduite \u00e0 tenir si et quand les informations et les analyses qu\u2019il transmet ne sont prises en compte et exploit\u00e9es ni par sa hi\u00e9rarchie, ni par l\u2019\u00e9chelon politique, exactement comme ce fut le cas, au moins pour l\u2019essentiel, tout au long des ann\u00e9es 1930. Pris de court par la question qui lui est pos\u00e9e, il ne peut qu\u2019avouer qu\u2019il n\u2019est pas en mesure d\u2019y r\u00e9pondre. Comme l\u2019a \u00e9crit en son temps <strong>Marguerite Yourcenar<\/strong>, \u00ab on a souvent tort d\u2019avoir raison trop t\u00f4t \u00bb. La formule n\u2019a rien perdu de sa pertinence. Elle reste d\u2019actualit\u00e9 \u00e0 bien des \u00e9gards, y compris dans le domaine du renseignement.<br><br><strong>Jacques de Lajugie<\/strong><br>Administrateur de l\u2019AASSDN<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">NOTES DE L\u2019AUTEUR<\/h3>\n\n\n\n<p>(1) La Section de Centralisation du Renseignement, charg\u00e9e du contre-espionnage,<br>ne sera cr\u00e9\u00e9e qu\u2019\u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e 1915. Elle sera confi\u00e9e au commandant Ladoux<br>(qui traitera, entre autres, le dossier Mata Hari).<br>(2) En 1894 (i.e. au moment o\u00f9 \u00e9clate l\u2019affaire Dreyfus), la \u00ab Section de Statistique<br>et de Reconnaissance Militaire (devenue \u00ab Section de Statistique \u00bb) comprend en tout<br>et pour tout cinq officiers et quatre auxiliaires.<br>(3) Laquelle avait mis en lumi\u00e8re la carence \u00e0 peu pr\u00e8s totale de l\u2019arm\u00e9e de Terre<br>en mati\u00e8re de renseignement.<br>(4) Le colonel Lainey avait command\u00e9 le SR\/SCR entre 1924 et 1928. Il sera de<br>ceux qui remarqueront le travail fourni par le lieutenant-colonel Rivet, \u00e0 Varsovie<br>notamment, et qui plaideront, le moment venu, en faveur de sa nomination \u00e0 la t\u00eate<br>du SR\/SCR.<br>(5) Renseignements dont le 2e Bureau a pour mission de faire une synth\u00e8se \u00e0 <br>destination du commandement.<br>(6) Le colonel Rivet sera sollicit\u00e9 directement par L\u00e9on Blum et par \u00c9douard<br>Daladier. Le SR\/SCR participera, par ailleurs, aux r\u00e9unions interminist\u00e9rielles que<br>L\u00e9on Blum demander \u00e0 Marx Dormoy d\u2019organiser sur le renseignement \u00e0 partir du<br>mois de f\u00e9vrier 1937. Il n\u2019en sortira malheureusement pas grand-chose.<br>(7) On ne trouve dans les archives ni un document exhaustif, ni un document fiable<br>sur les effectifs du SR\/SCR. On peut \u00e9valuer \u00e0 un peu plus de 120 (Paris et province)<br>le nombre de ses cadres \u00e0 la veille de la guerre. Une partie d\u2019entre eux sont des civils<br>(11 sur 81 \u00e0 la SCR au d\u00e9but du mois de f\u00e9vrier 1940).<br>(8) \u00c0 titre d\u2019exemple, le SR\/SCR ne disposait que d\u2019un v\u00e9hicule de service et d\u2019un<br>poste E\/R en 1938.<br>(9) Le budget du SR\/SCR ne d\u00e9passait pas 15 MF (soit l\u2019\u00e9quivalent de 8 M\u20ac 2022)<br>en 1939. Ce chiffre n\u2019en est pas moins trompeur car il ne comprend ni les d\u00e9penses<br>de personnel (qui sont imput\u00e9es sur le budget du minist\u00e8re de la Guerre), ni les fonds<br>secrets, ni les pr\u00e9l\u00e8vements susceptibles d\u2019\u00eatre effectu\u00e9s sur la \u00ab cagnotte \u00bb du Service<br>(dont le montant avait sensiblement augment\u00e9 pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale).<br>(10) \u00ab Je ne recrute que des gens que je connais \u00bb dit le commandant Darbou au<br>lieutenant Rigaud, candidat \u00e0 un poste au Bureau d\u2019\u00c9tudes du Nord-Est (BENE) \u00e0<br>Lille. Dans ses \u00ab Carnets \u00bb, le colonel Rivet note qu\u2019un chef de corps vient le voir pour<br>lui recommander un de ses officiers, le lieutenant d\u2019Hoffelize (qui dirigera plus tard le<br>poste TR 125 de Barcelone).<br>(11) Tel est le cas, entre autres, du colonel Paillole, du colonel Bonnefous, du<br>lieutenant-colonel Doudot et du colonel Lafont (plus connu sous le pseudonyme de<br>\u00ab Verneuil \u00bb).<br>(12) Tel est le cas, entre autres, du g\u00e9n\u00e9ral Schlesser et, dans une moindre mesure,<br>du g\u00e9n\u00e9ral Rivet.<br>(13) Dans sa livraison en date du 20 juillet 1936, le \u00ab Cahier des Droits de<br>l\u2019Homme \u00bb consacre un article de deux pages \u00e0 l\u2019affaire Frog\u00e9. Il est intitul\u00e9 : \u00ab Une<br>machination du 2e Bureau contre Frog\u00e9 ? \u00bb.<br>(14) Avec le 2e Bureau en tout premier lieu, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que les rapports entre<br>le colonel Rivet et le colonel Gauch\u00e9, chef du 2e Bureau entre 1935 et 1940, sont<br>manifestement \u00ab fluides \u00bb sur la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e. Ils le seront \u00e9galement avec le<br>successeur du colonel Gauch\u00e9, le colonel Baril.<br>(15) Henry Corvisy sera nomm\u00e9 directeur des Affaires Criminelles et des Gr\u00e2ces au<br>mois de d\u00e9cembre 1940. Il le restera jusqu\u2019au mois de janvier 1944. Il recommandera<br>quasiment toujours au Mar\u00e9chal P\u00e9tain (qui suivra son avis) de rejeter les recours en<br>gr\u00e2ce pr\u00e9sent\u00e9s par les justiciables condamn\u00e9s \u00e0 mort pour espionnage. Tel sera le cas,<br>entre autres, dans l\u2019affaire Devillers, agent de p\u00e9n\u00e9tration que l\u2019Abwehr avait infiltr\u00e9<br>au c\u0153ur du mouvement \u00ab Combat \u00bb.<br>(16) Cf. le cas de Maurice Dejean qui \u00ab op\u00e9rera \u00bb, plusieurs ann\u00e9es durant, au<br>Service de Presse de l\u2019ambassade de France \u00e0 Berlin.<br>(17) C\u2019est d\u2019autant plus surprenant que les ambassadeurs qui se sont succ\u00e9d\u00e9 \u00e0<br>Berlin entre le d\u00e9but des ann\u00e9es 1930 et la d\u00e9claration de guerre, Andr\u00e9 Fran\u00e7ois Poncet <br>et Robert Coulondre, avaient largement compris ce qu\u2019il fallait penser \u00e0 la fois<br>d\u2019Hitler et de la menace qu\u2019il repr\u00e9sentait.<br>(18) Notamment en faisant valoir qu\u2019Otto Abetz \u00e9tait \u00ab francophile \u00bb et que son<br>\u00e9pouse \u00e9tait fran\u00e7aise (Otto Abetz avait \u00e9pous\u00e9 en 1932 l\u2019assistante de Jean Luchaire).<br>(19) On trouve un propos comparable sous la plume du g\u00e9n\u00e9ral Schlesser, chef de<br>la SCR entre 1936 et 1940 (Bulletin de l\u2019AASSDN n\u00b0 9 en date du mois de janvier<br>1956).<br>(20) O\u00f9 le minist\u00e8re de la Guerre a mis en place la Military Intelligence Research<br>et le Secret Intelligence Service la section D, l\u2019une et l\u2019autre travaillant surtout sur les<br>sabotages. Voir \u00e0 ce sujet l\u2019ouvrage publi\u00e9 en 2016 par S\u00e9bastien Albertelli Histoire<br>du sabotage, pages 176 \u00e0 190).<br>(21) Plac\u00e9e sous l\u2019autorit\u00e9 du commandant Brochu, la section MG comprend<br>quatre officiers, dont le lieutenant Gilbert Turck (qui parviendra \u00e0 s\u2019embarquer pour<br>l\u2019Angleterre \u00e0 la fin du mois de juin 1940 et qui sera parachut\u00e9 en France au d\u00e9but<br>du mois d\u2019ao\u00fbt 1941. Interpell\u00e9 par la gendarmerie d\u00e8s son atterrissage, il sera lib\u00e9r\u00e9<br>apr\u00e8s intervention du commandant Brochu et du colonel Rivet).<br>(22) D\u00e9nomination du SR\/SCR \u00e0 Alger \u00e0 partir de la fin de l\u2019ann\u00e9e 1942.<br>(23) Direction G\u00e9n\u00e9rale des Services Sp\u00e9ciaux. Elle fut confi\u00e9e \u00e0 Jacques Soustelle.<br>(24) Notamment celles des s\u00e9ries 7 N (archives du 2e Bureau de l\u2019EMA) et 7 NN<br>(Fonds de Moscou). Voir \u00e9galement l\u2019ouvrage publi\u00e9 en 1953 (en partie pour r\u00e9pondre<br>aux M\u00e9moires du g\u00e9n\u00e9ral Gamelin) par le g\u00e9n\u00e9ral Gauch\u00e9, Le 2e Bureau au travail.<br>(25) On le voit (entre autres) au travers des positions qu\u2019il recommande au g\u00e9n\u00e9ral<br>Weygand, chef d\u2019\u00c9tat-Major G\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Arm\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9poque, de prendre tout au long<br>de la Conf\u00e9rence de Gen\u00e8ve sur le d\u00e9sarmement entre 1932 et 1934.<br>(26) C\u2019est sur la base des archives du 2e Bureau que Georges Castellan \u00e9crira en<br>1954 un ouvrage intitul\u00e9 Le r\u00e9armement clandestin du Reich 1930-1935.<br>(27) La plus connue \u00e9tant Hans Thilo Schmidt, \u00e0 qui Paul Paillole et Fr\u00e9d\u00e9ric<br>Guelton ont consacr\u00e9 un ouvrage en 2011, Notre espion chez Hitler.<br>(28) C\u2019est moins le cas dans le domaine terrestre (aux probl\u00e8mes de p\u00e9rim\u00e8tre<br>pr\u00e8s) que dans le domaine a\u00e9rien, peut-\u00eatre parce que l\u2019entourage de Goering, ministre<br>de l\u2019Aviation, avait pris le parti de transmettre \u00e0 notre attach\u00e9 de l\u2019Air, le capitaine<br>Stehlin, des chiffres qui \u00ab gonflaient \u00bb \u00e0 la fois les capacit\u00e9s op\u00e9rationnelles de la<br>Luftwaffe et la capacit\u00e9 de production de l\u2019industrie a\u00e9ronautique en mati\u00e8re d\u2019avions<br>de combat, l\u2019objectif \u00e9tant de dissuader par avance les Autorit\u00e9s fran\u00e7aises de s\u2019opposer <br>si peu que ce soit aux entreprises du Reich. La man\u0153uvre produisit manifestement<br>l\u2019effet recherch\u00e9, comme le montrent les positions prises par le g\u00e9n\u00e9ral Vuillemin,<br>chef d\u2019\u00c9tat-Major de l\u2019arm\u00e9e de l\u2019Air, \u00e0 son retour d\u2019une visite en Allemagne au mois<br>d\u2019ao\u00fbt 1938, juste avant la crise qui devait d\u00e9boucher sur les accords de Munich.<br>(29) Voir \u00e0 ce sujet l\u2019article publi\u00e9 en 1949 dans la Revue Historique des Arm\u00e9es<br>par Georges Castellan (\u00ab La Wehmacht vue de France, septembre 1939 \u00bb) et l\u2019article publi\u00e9 <br>par le g\u00e9n\u00e9ral de Coss\u00e9-Brissac en 1964 dans la Revue d\u2019Histoire de la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale <br>(\u00ab L\u2019Arm\u00e9e allemande dans la campagne de France de 1940 \u00bb).<br>(30) Notamment pour ce qui concerne l\u2019aviation de bombardement et, dans une<br>mesure un peu moindre, l\u2019aviation de combat.<br>(31) D\u00e9nomm\u00e9 Section d\u2019\u00c9tudes R\u00e9gionales, le poste de Marseille et ses annexes<br>(celle de Nice notamment) ont \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s sous l\u2019autorit\u00e9 du commandant Barbaro<br>de 1936 \u00e0 1940. Il avait une connaissance pr\u00e9cise et exhaustive du dispositif italien.<br>Ses collaborateurs et ses coll\u00e8gues avaient coutume de dire que Mussolini l\u2019appelait<br>quand il voulait savoir o\u00f9 \u00e9tait d\u00e9ploy\u00e9 tel ou tel de ses r\u00e9giments.<br>(32) D\u2019apr\u00e8s les chiffres contenus dans le Compte G\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Administration de<br>la Justice Criminelle (chiffres qui ne sont probablement pas exhaustifs), le nombre<br>des pr\u00e9venus poursuivis pour espionnage ne d\u00e9passe pas 72 entre 1930 et 1933. 12<br>sont acquitt\u00e9s et 60 condamn\u00e9s, dont 43 \u00e0 plus d\u2019un an de prison. \u00c0 noter que sur les<br>49 instructions ouvertes pour espionnage en 1933, 34 concernent l\u2019Allemagne et 10<br>l\u2019Italie.<br>(33) 737 pr\u00e9venus ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s pour espionnage entre 1914 et 1918. 169 ont<br>\u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s \u00e0 mort et ex\u00e9cut\u00e9s, dont 44 (soit 26 %) \u00e9taient de nationalit\u00e9 fran\u00e7aise.<br>(34) La premi\u00e8re mouture du projet de loi qui d\u00e9bouchera in fin sur la loi du 26<br>janvier 1934 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e en 1922.<br>(35) Convaincues d\u2019espionnage au profit de la Pologne, Benita von Falkenhayn et<br>Renate von Natzmer seront d\u00e9capit\u00e9es \u00e0 la hache au mois de f\u00e9vrier 1935.<br>(36) Quant aux condamnations, leur nombre passe en moyenne 15 par an (dont 11<br>\u00e0 plus d\u2019un an de prison) entre 1930 et 1933 \u00e0 85 (dont 35 \u00e0 plus d\u2019un an de prison) en<br>1934 et \u00e0 122 (dont 44 \u00e0 plus d\u2019un an de prison) en 1935.<br>(37) Le d\u00e9cret-loi du 29 juillet 1939 sera compl\u00e9t\u00e9 par deux d\u00e9crets en date du 9<br>avril 1940. Le premier compl\u00e9tait les articles 75 et 76 du Code P\u00e9nal sur la trahison.<br>Quant au second, il d\u00e9finissait les sanctions encourues par les fonctionnaires et agents<br>publics qui se livrent \u00e0 une propagande de nature \u00e0 nuire \u00e0 la D\u00e9fense Nationale.<br>(38) Dont les moyens en personnel restent pour le moins limit\u00e9s. \u00c0 titre d\u2019exemple,<br>la section \u00ab Allemagne \u00bb de la SCR ne comprend pas plus de quatre officiers et la<br>section \u00ab Italie \u00bb pas plus de deux officiers \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1930.<br>(39) Ses effectifs ont \u00e9t\u00e9 progressivement port\u00e9s de 1 \u00e0 10 commissaires et de 10<br>\u00e0 20 inspecteurs.<br>(40) Dirig\u00e9 \u00e0 partir de 1935 et jusqu\u2019en 1942 par le Contr\u00f4leur G\u00e9n\u00e9ral Andr\u00e9<br>Castaing. Il sera arr\u00eat\u00e9 et d\u00e9port\u00e9 par l\u2019occupant en 1943.<br>(41) Outre le Service Central (situ\u00e9 \u00e0 Paris), les effectifs de la Surveillance du<br>Territoire sont r\u00e9partis entre 11 circonscriptions r\u00e9gionales \u00e0 partir du mois de juin<br>1934 et entre six r\u00e9gions \u00e0 partir du mois de d\u00e9cembre 1935.<br>(42) Une bonne partie des commissaires de la Surveillance du Territoire ont une<br>relation ancienne et \u00ab fluide \u00bb avec la SCR. Ils la maintiendront, dans un contexte<br>pour le moins compliqu\u00e9 , sous l\u2019Occupation, souvent \u00e0 leurs risques et p\u00e9rils, comme<br>ce fut le cas du commissaire Triffe (qui arr\u00eatera Henri Devillers au mois de janvier<br>1942), du commissaire Hacq (qui sera r\u00e9voqu\u00e9 au mois d\u2019octobre 1943, arr\u00eat\u00e9 par<br>l\u2019occupant au mois de novembre 1943 apr\u00e8s avoir rejoint le r\u00e9seau Ajax et d\u00e9port\u00e9 \u00e0<br>Mauthausen), du commissaire Osvald (qui avait arr\u00eat\u00e9 l\u2019enseigne de vaisseau Aubert,<br>lequel sera condamn\u00e9 \u00e0 mort et ex\u00e9cut\u00e9, au mois de novembre 1938) ou, dans un<br>registre diff\u00e9rent, du commissaire Bl\u00e9mant (qui est en poste \u00e0 Lille jusqu\u2019\u00e0 la d\u00e9claration <br>de guerre, puis \u00e0 Marseille jusqu\u2019\u00e0 l\u2019invasion de la zone libre).<br>(43) M\u00eame si le Contr\u00f4leur G\u00e9n\u00e9ral Castaing et ses collaborateurs rel\u00e8vent r\u00e9guli\u00e8rement <br>qu\u2019ils ne sont pas suffisants, notamment pour assurer l\u2019ensemble des filatures<br>n\u00e9cessaires.<br>(44) M\u00eame si les officiers de la SCR critiquent r\u00e9guli\u00e8rement la faiblesse (suppos\u00e9e) des <br>verdicts rendus par les tribunaux militaires et n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 mettre en cause<br>le comportement du pr\u00e9sident du tribunal et\/ou les r\u00e9quisitions de l\u2019avocat g\u00e9n\u00e9ral.<br>(45) Cf. le carton 7 NN 2525. On trouve \u00e9galement des fiches manuscrites (sans<br>indication de date ou d\u2019origine) sur le sujet dans le Fonds Paillole (1 K 545).<br>(46) Sur les 221 personnes arr\u00eat\u00e9es au cours des quatre derniers mois de l\u2019ann\u00e9e<br>1939, 170 travaillaient pour l\u2019Allemagne et 32 pour l\u2019Italie.<br>(47) Pour autant, une partie au moins des peines de mort qui ont \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9es<br>pour espionnage depuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 1939 seront ex\u00e9cut\u00e9es tout au long des<br>six premiers mois de l\u2019ann\u00e9e 1940, y compris apr\u00e8s l\u2019armistice. Quatre ex\u00e9cutions<br>auront lieu \u00e0 Pessac le 22 juin 1940, une pour espionnage, une pour sabotage et deux<br>pour complicit\u00e9 de sabotage. Le premier des quatre condamn\u00e9s \u00e9tait Jean Amourelle,<br>membre de la SFIO depuis 1934. Secr\u00e9taire st\u00e9nographe au S\u00e9nat, il avait \u00e9t\u00e9 charg\u00e9<br><\/p>\n\n\n\n<p>de st\u00e9nographier, sous la foi du serment, les d\u00e9bats secrets des Commissions de l\u2019Arm\u00e9e <br>de la Chambre des D\u00e9put\u00e9s et du S\u00e9nat. Il \u00e9tait en train d\u2019en n\u00e9gocier la vente \u00e0<br>l\u2019Allemagne pour la somme de 400 000 francs quand il a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 \u00e0 la fin du mois<br>d\u2019avril 1940. Traduit devant le Tribunal Militaire de Paris, il fut condamn\u00e9 \u00e0 mort le<br>29 mai 1940 et ex\u00e9cut\u00e9 trois semaines apr\u00e8s.<br>(48) Elles sont, pour la plupart d\u2019entre elles, adress\u00e9es \u00e0 la Direction G\u00e9n\u00e9rale de<br>la S\u00fbret\u00e9 Nationale ou \u00e0 la 5e<br>Section des Renseignements G\u00e9n\u00e9raux de la Pr\u00e9fecture<br>de Police (dirig\u00e9e par le commissaire Gianviti).<br>(49) Comme c\u2019est \u00e9galement le cas des cartons de la s\u00e9rie 28 P 14 (qui regroupent<br>les archives du BMA de la 9e<br>Division Militaire entre le mois de septembre 1940 et le<br>d\u00e9but du mois de novembre 1942).<br>(50) Interceptions postales, t\u00e9l\u00e9phoniques ou t\u00e9l\u00e9graphiques.<br>(51) Il arrive m\u00eame que l\u2019individu mis en cause ne puisse pas \u00eatre identifi\u00e9 ou ne<br>puisse pas \u00eatre localis\u00e9.<br>(52) Cf. les diplomates allemands et italiens (qu\u2019ils soient bas\u00e9s \u00e0 Paris ou en province), <br>les dirigeants et les membres de la section fran\u00e7aise du NSDAP, la section<br>fran\u00e7aise du Groupement National Socialiste des Femmes Allemandes (dont la pr\u00e9sidente<br>est Mme Karl Epting), le bureau de l\u2019Agence des Chemins de Fer Allemands \u00e0<br>Paris et les journalistes allemands (\u00e0 commencer par Krug von Nidda, correspondant<br>\u00e0 Paris de la Deutsche Allgemeine Zeitung \u00e0 partir de 1933 et qui sera le repr\u00e9sentant<br>du Reich \u00e0 Vichy de 1941 \u00e0 1943).<br>(53) D\u2019o\u00f9 la surveillance exerc\u00e9e sur le Comit\u00e9 France-Allemagne ( dont la liste<br>des membres est soigneusement tenue \u00e0 jour) et sur les personnalit\u00e9s consid\u00e9r\u00e9es<br>comme proches, voire trop proches, du Reich, telles que Fernand de Brinon, Jean<br>Luchaire, Melchior de Polignac, Gabriel Jeantet (notamment \u00e0 cause du r\u00f4le qu\u2019il<br>joue au sein de la Cagoule) ou Bertrand de Jouvenel (qui r\u00e9alise une interview d\u2019Hitler pour le compte de \u00ab Paris-Midi \u00bb au mois de f\u00e9vrier 1936, son \u00e9pouse \u00e9tant, par ailleurs, une des filles du g\u00e9n\u00e9ral Duseigneur, pr\u00e9sident de l\u2019Union des Comit\u00e9s d\u2019Action D\u00e9fensive et membre important de la Cagoule).<br>(54) Sont notamment plac\u00e9s sous surveillance Hermann Bickler, Joseph Ross\u00e9,<br>Jean-Pierre Mourer,, Robert Ernst et Paul Schall. Tous seront arr\u00eat\u00e9s et intern\u00e9s \u00e0<br>Nancy le 31 octobre 1939. Ils seront lib\u00e9r\u00e9s et remis \u00e0 l\u2019occupant \u00e0 Chalon-sur-Sa\u00f4ne<br>le 17 juillet 1940.<br>(55) Le Destour et le N\u00e9o-Destour en Tunisie ; l\u2019\u00c9toile Nord-Africaine et le Parti<br>du Peuple Alg\u00e9rien en Alg\u00e9rie, l\u2019un et l\u2019autre ayant \u00e9t\u00e9 fond\u00e9s par Messali Hadj.<br>(56) On trouve dans les archives le compte-rendu, probablement r\u00e9dig\u00e9 par un<br>informateur infiltr\u00e9 \u00e0 bon niveau, de plusieurs r\u00e9unions internes du PCF, notamment<br>celle du 2 d\u00e9cembre 1937 (7NN2557 ).<br>(57) Parti Ouvrier d\u2019Unification Marxiste, mouvement consid\u00e9r\u00e9 (en partie \u00e0 tort)<br>comme \u00e9tant d\u2019ob\u00e9dience trotskyste. Il avait \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 en 1935 par Andreu Nin et<br>Joaquin Maurin.<br>(58) Comit\u00e9 Secret d\u2019Action R\u00e9volutionnaire. Sont \u00e9galement plac\u00e9s sous surveillance deux proches d\u2019Eug\u00e8ne Deloncle, Jean Filiol (qui sera, non sans raison, soup\u00e7onn\u00e9 d\u2019avoir activement particip\u00e9 \u00e0 l\u2019assassinat des fr\u00e8res Rosselli en 1937)<br>et Fran\u00e7ois M\u00e9t\u00e9nier (qui organisera l\u2019attentat commis contre l\u2019immeuble de la<br><\/p>\n\n\n\n<p>Conf\u00e9d\u00e9ration G\u00e9n\u00e9rale du Patronat Fran\u00e7ais au mois se septembre 1937 et n\u00e9gociera<br>avec le r\u00e9gime italien les livraisons d\u2019armes \u00e0 la Cagoule).<br>(59) On comptait 2000 noms \u00ab actifs \u00bb dans le Carnet B au d\u00e9but du mois de septembre 1939.<br>(60) D\u00e8s avant la d\u00e9claration de guerre, le compte rendu des visites effectu\u00e9es<br>dans les \u00e9tablissements travaillant pour la D\u00e9fense Nationale contenait un paragraphe<br>consacr\u00e9 \u00e0 la main- d\u2019\u0153uvre \u00e9trang\u00e8re, \u00e0 la pr\u00e9sence et \u00e0 l\u2019audience des syndicats et<br>au nombre (voire \u00e0 l\u2019identit\u00e9) des salari\u00e9s soup\u00e7onn\u00e9s de \u00ab proximit\u00e9 \u00bb avec le PCF.<br>(61) Pour des raisons \u00e9videntes, la surveillance exerc\u00e9e (qui est souvent lacunaire,<br>pour ne pas dire vaine, faute de moyens) vise par priorit\u00e9 la main-d\u2019\u0153uvre italienne et la<br>main-d\u2019\u0153uvre allemande. Dans l\u2019article qu\u2019il a publi\u00e9 en 1956 sur \u00ab Le contre-espionnage entre 1936 et 1940 \u00bb dans le Bulletin de l\u2019AASSDN (n\u00b0 9), le g\u00e9n\u00e9ral Schlesser<br>\u00e9crit (sans plus de pr\u00e9cision) que la main-d\u2019\u0153uvre \u00e9trang\u00e8re aurait repr\u00e9sent\u00e9 45 %<br>des effectifs employ\u00e9s sur les chantiers de fortifications et dans les \u00e9tablissements<br>travaillant pour la D\u00e9fense Nationale dans le d\u00e9partement de la Meurthe-et-Moselle.<br>(62) M\u00eame s\u2019il est partag\u00e9, au moins jusqu\u2019\u00e0 la d\u00e9claration de guerre avec les services de police et, dans une moindre mesure, avec le cabinet du ministre de la Guerre,<br>lequel reprendra \u00e0 son compte en 1938 les activit\u00e9s de la section PR (Propagande<br>R\u00e9volutionnaire) qui avaient assez largement \u00e9t\u00e9 r\u00e9duites \u00e0 la portion congrue. La<br>section PR (dont la mission principale \u00e9tait de lutter contre toute forme de propagande r\u00e9volutionnaire dans l\u2019Arm\u00e9e) sera dirig\u00e9e par le commandant Serre, puis par<br>le capitaine Jacquot (qui avait travaill\u00e9 sous les ordres du colonel Rivet en 1933 et qui<br>t\u00e9moignera en faveur d\u2019\u00c9douard Daladier au proc\u00e8s de Riom en 1942).<br>(63) Une partie des dossiers individuels qu\u2019on trouve dans la s\u00e9rie 7 NN courent<br>sur 20 ans, voire plus.<br>(64) Chef de la SCR entre 1936 et 1940.<br>(65) Alo\u00efs Aubin sera condamn\u00e9 \u00e0 dix ans de prison et Jules Poirier mourra en<br>prison d\u2019un infarctus apr\u00e8s avoir fait des aveux complets. Ils avaient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0<br>la baronne von Einem (que la SCR avait identifi\u00e9e depuis longtemps) par Fernand de<br>Brinon, \u00e0 l\u2019\u00e9poque journaliste au Matin.<br>(66) Dans une note qu\u2019il adresse au commandement le jour m\u00eame de la d\u00e9claration<br>de guerre, le colonel Gauch\u00e9, chef du 2e<br>Bureau, conclut son propos en \u00e9crivant :<br>\u00ab Jamais, \u00e0 aucune p\u00e9riode de son Histoire, la France ne s\u2019est engag\u00e9e dans une guerre<br>dans des conditions initiales aussi d\u00e9favorables \u00bb.<br>(67) Fonds 3 K 15<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6937?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\" ><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\" 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