{"id":2436,"date":"2021-10-29T10:00:23","date_gmt":"2021-10-29T08:00:23","guid":{"rendered":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\/"},"modified":"2024-03-15T14:06:58","modified_gmt":"2024-03-15T13:06:58","slug":"histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\/","title":{"rendered":"Histoire du poste SR Marseille et de Nice (2)"},"content":{"rendered":"<p><em>Nous poursuivons la publication du r\u00e9cit historique de notre prestigieux   camarade, le Colonel GIALLIZIA, dont le d\u00e9but a paru dans le B.L. 132.      Au printemps de 1941, le Commandant MANARANCHE, chef du Poste S.R \u00ab P.5 \u00bb   (Marseille) a envoy\u00e9 le Capitaine GALLIZIA \u00e0 Nice pour y reconstituer une   antenne. D\u00e8s son arriv\u00e9e sur les lieux le Capitaine s\u2019emploie \u00e0 d\u00e9velopper   un r\u00e9seau.<\/em><\/p>\n<p class=\"Style29 Style28\" align=\"justify\"><strong> L\u2019ENTR\u00c9E EN JEU DE LISA<\/strong><\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">Des industriels fran\u00e7ais obtinrent l\u2019autorisation de voyager en Italie. Ils   nous rapport\u00e8rent des renseignements \u00e9conomiques, des impressions   personnelles et des confidences qui ne manquaient pas d\u2019int\u00e9r\u00eat.      C\u2019est ici que Lisa entre en sc\u00e8ne. D\u00e9pit\u00e9e de ne plus \u00eatre utilis\u00e9e, elle   avait d\u00e9cid\u00e9 de se faire agent ind\u00e9pendant, s\u2019\u00e9tait d\u00e9barrass\u00e9e de son   restaurant et engag\u00e9e comme domestique chez un officier sup\u00e9rieur italien de   la garnison de MENTON, apr\u00e8s toutefois m\u2019en avoir demand\u00e9 la permission par   l\u2019interm\u00e9diaire de CAMBOURS. Je lui fis r\u00e9pondre qu\u2019elle \u00e9tait libre de tout   lien avec nous, mais que je la couvrirais en cas de difficult\u00e9 avec les   autorit\u00e9s fran\u00e7aises. CAMBOURS la rencontrait de temps en temps, l\u2019\u00e9coutait,   ne disait rien. R\u00e9duite ainsi \u00e0 ses propres ressources, elle se r\u00e9v\u00e9la   incapable de fournir le moindre renseignement qui e\u00fbt une valeur quelconque.   Un jour m\u00eame, elle nous en passa un d\u2019une telle absurdit\u00e9 que je voulus la   voir pour m\u2019assurer de sa bonne foi.      Maintenant, nous savions que le fichier du S.R. n\u2019\u00e9tait pas tomb\u00e9 dans les   mains des Allemands. Je r\u00e9solus de la mettre \u00e0 l\u2019\u00e9preuve. Ni intelligente,   ni jolie, ni instruite, elle avait l\u2019air d\u2019une fine mouche. Je lui proposai   une place de femme de chambre \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Miramar, boulevard Carnot, o\u00f9   logeaient les officiers italiens de la Commission d\u2019Armistice et dont je   pouvais toucher le directeur. Elle accepta sans h\u00e9siter.      Mais je n\u2019en tirai gu\u00e8re que la chronique des aventures galantes de ces   messieurs. Je fis convoquer, afin de tenter de la recruter, une de leurs   petites amies par un commissaire de la Surveillance du Territoire qui la   jugea inepte. Lisa ramassa dans les corbeilles des bouts de papier   insignifiants, suivit la d\u00e9l\u00e9gation \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Hermitage sans plus de succ\u00e8s   et, lasse de ma d\u00e9convenue, s\u2019\u00e9clipsa discr\u00e8tement.      \u00c9t\u00e9 1941. Les Lieutenants CIMA et MALET, affect\u00e9s \u00e0 P. 5 \u00e0 MARSEILLE, sont,   le premier, adjoint au Capitaine MARTIN, le second, pr\u00e9pos\u00e9 au M.G.   26 janvier 1942. J\u2019ai le plaisir de revoir \u00e0 Nice le Capitaine PAILLOLE, mon   camarade des \u00e9quipes d\u2019escrime de Saint-Cyr. Chef de notre service de C.E.,   install\u00e9 \u00e0 MARSEILLE, il a obtenu la lib\u00e9ration d\u2019une dizaine de Fran\u00e7ais   condamn\u00e9s en Italie pour espionnage et confie \u00e0 ma sollicitude ceux qui   habitent le d\u00e9partement : POLACCI, FOULD, SALMON. Deux mois apr\u00e8s, ce sera   le tour de GAGGERO, GASIGLIA et VALORI.      Il y avait bien six mois que j\u2019\u00e9tais sans nouvelles de Lisa quand elle   \u00e9mergea pour m\u2019annoncer n\u00e9gligemment qu\u2019elle travaillait comme femme de   m\u00e9nage dans les bureaux de la D\u00e9l\u00e9gation italienne pour l\u2019Assistance et le   Rapatriement, \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Continental, place Mozart. Je n\u2019ignorais pas que l\u00e0   si\u00e9geait le fameux \u00ab dottore BARRANCO \u00bb. Nous le connaissions bien,   commissaire de police, il assumait avant la guerre la responsabilit\u00e9 de la   s\u00e9curit\u00e9 au consulat g\u00e9n\u00e9ral de NICE, couverture qui dissimulait son   appartenance \u00e0 l\u2019O.V.R.A (<strong>1<\/strong>). et au CS (<strong>2<\/strong>) Cela changeait tout. Les   corbeilles de BARRANCO devaient contenir autre chose que des lettres   f\u00e9minines. D\u00e8s lors, j\u2019en aurai la preuve constante, dix-huit mois durant.   Chaque soir, Lisa emportait, dans une poche cach\u00e9e sous sa robe, une   incroyable quantit\u00e9 de morceaux de papier. J\u2019allais les chercher le dimanche   chez elle, quelque fois en semaine dans un caf\u00e9 de la place Mozart, et nous   passions avec CAMBOURS des jours et des nuits \u00e0 les recoller. Le puzzle est   un bon exercice de S.R. Depuis ma jeunesse, l\u2019affaire Dreyfus me   passionnait. Je croyais la revivre. Moi aussi, j\u2019avais une Mme BASTIAN.      La plupart des informations qui sortaient de la poche de Lisa int\u00e9ressaient   le contre-espionnage. Elles \u00e9taient transmises au T.R. 115, le poste C.E. de   MARSEILLE. Si elles r\u00e9v\u00e9laient une menace sur des personnes que je   connaissais, je les pr\u00e9venais aussit\u00f4t. Ce fut le cas en mai pour le G\u00e9n\u00e9ral   CARTIER, ancien Commandant de la 27e Division d\u2019Infanterie Alpine, que   MANARANCHE et moi, nous avions eu pour chef et admirions \u00e9galement. MANA   m\u2019envoya \u00e0 ANNECY dont le g\u00e9n\u00e9ral \u00e9tait maire, et celui-ci se d\u00e9termina \u00e0 se   r\u00e9fugier en Suisse (<strong>3<\/strong>). Je ne sus pas, au contraire, comment toucher mon   camarade de promotion Henri FRENAY, fondateur du mouvement COMBAT, dont un   agent de BARRANCO signalait le passage sur la C\u00f4te, et PAILLOLE s\u2019en   chargera.      Juillet 1942. Arriv\u00e9e \u00e0 P.5 du Lieutenant BONNARD. Polytechnicien,   artilleur, il sera l\u2019officier M.G. du poste, en remplacement du Lieutenant   MALET.      Revenons \u00e0 Nino. Les contrebandiers, en g\u00e9n\u00e9ral, concentr\u00e9s sur leur   affaire, ne sont pas propres au renseignement. Nino cependant s\u2019\u00e9tait piqu\u00e9   au jeu. Il avait progressivement r\u00e9ussi \u00e0 constituer dans la province   d\u2019IMPERIA un v\u00e9ritable r\u00e9seau d\u2019informateurs plus ou moins conscients. Vers   la fin de l\u2019\u00e9t\u00e9, l\u2019ensemble de leurs indications d\u00e9celait un important   rassemblement de troupes \u00e0 notre fronti\u00e8re.       Nino, orient\u00e9 sur la raison de ces mouvements, r\u00e9pondit que la r\u00e9gion \u00e9tait   une zone de repos pour les unit\u00e9s combattantes. Cela me sembla plausible,   mais on pouvait avoir une autre id\u00e9e d\u2019autant plus qu\u2019\u00e0 la m\u00eame \u00e9poque,   VICHY demandait \u00e0 P.5 d\u2019organiser son territoire dans la perspective de   l\u2019occupation totale.<\/p>\n<p class=\"Style29 Style28\" align=\"justify\">\n<p class=\"Style29 Style28\" align=\"justify\"><strong>DE L\u2019OCCUPATION DE LA ZONE SUD A LA CAPITULATION DE L\u2019ITALIE<\/strong><\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">11 novembre 1942. Je me trouvais place Saluzzo, au pied de la Moyenne   Corniche, quand, apr\u00e8s 13 heures, s\u2019y pr\u00e9sent\u00e8rent les premiers \u00e9l\u00e9ments des   troupes italiennes qui entraient dans NICE. La colonne prit la direction du   bord de mer. Je la devan\u00e7ai pour aller m\u2019asseoir \u00e0 la terrasse du caf\u00e9 de   l\u2019h\u00f4tel Savoy, sur la Promenade des Anglais, et assister \u00e0 la revue parmi sa   client\u00e8le \u00e9l\u00e9gante. Les unit\u00e9s passaient au sans cadence, dans un certain   d\u00e9sordre, les hommes harass\u00e9s, couverts de poussi\u00e8re, les muletiers   accroch\u00e9s \u00e0 la queue de l\u2019animal qui les pr\u00e9c\u00e9dait, sous l\u2019oeil curieux et   narquois des consommateurs vautr\u00e9s dans leurs fauteuils, et l\u2019on e\u00fbt dit   plut\u00f4t d\u2019un d\u00e9fil\u00e9 de prisonniers que de celui d\u2019une arm\u00e9e conqu\u00e9rante. Les   soldats italiens portaient encore leurs \u00e9cussons, flammes ou mostrines, et   d\u00e8s l\u2019abord j\u2019iden- tifiai les r\u00e9giments. Je constatai avec satisfaction   qu\u2019ils figuraient tous sur la liste des corps de troupe qui, d\u2019apr\u00e8s Nino,   se d\u00e9lassaient sur la Rivi\u00e8re du Ponant.      Le lendemain, je me rendis \u00e0 la poste Thiers o\u00f9 fonctionnait le contr\u00f4le   t\u00e9l\u00e9phonique. Les subordonn\u00e9s de Pierre DESCAVES ne m\u2019avaient pas attendu   pour se mettre \u00e0 l\u2019\u00e9coute des occupants, qui utilisaient \u00e0 fond et sans fard   les lignes des P.T.T. Dans l\u2019espace de quelques jours, nous parv\u00eenmes \u00e0   dresser de leur ordre de bataille, de leur d\u00e9ploiement et de leurs effectifs   un \u00e9tat digne de la r\u00e9putation de la S.E.R. Puis cette source tarit parce   que le commandement militaire italien posa ses propres lignes et pla\u00e7a des   surveillants au contr\u00f4le.      L\u2019occupation de NICE provoqua de l\u2019\u00e9motion dans tous les milieux.   Quarante-huit heures ne s\u2019\u00e9taient pas \u00e9coul\u00e9es que je re\u00e7us la visite de   deux des amis les plus pond\u00e9r\u00e9s de DARNAND, d\u00e9sireux de conna\u00eetre mon avis   sur la situation. Le tableau que j\u2019en fis devait achever de les d\u00e9tacher de   l\u2019inspecteur g\u00e9n\u00e9ral des S.O.L. Dix minutes apr\u00e8s arriva un autre militant   du m\u00eame clan, un petit commer\u00e7ant nomm\u00e9 B\u2026. \u00ab Maintenant, j\u2019ai compris,   me dit-il en substance. Je me mets \u00e0 votre disposition. Demandez- moi ce que   vous voudrez. \u00bb Mais B\u2026 \u00e9tait un homme de violence, il ne convenait pas \u00e0   mon syst\u00e8me. Je le remerciai et l\u2019oubliai. Il retourna \u00e0 son d\u00e9mon.   Milicien, il appartiendra \u00e0 l\u2019\u00e9quipe qui assassina MANDEL le 7 juillet 1944   et il sera fusill\u00e9 \u00e0 MONTROUGE \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e pour intelligences avec   l\u2019ennemi.<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">\u00b0\u00b0\u00b0   Le Commandant MANARANCHE r\u00e9unit tous ses officiers \u00e0 MARSEILLE, dans les   combles de la Bourse. Il les informa du d\u00e9part pour ALGER du Colonel RIVET,   rappela que depuis le 11 novembre leur activit\u00e9 relevait des tribunaux   militaires de l\u2019occupant (<strong>4<\/strong>), pr\u00e9cisa que la dissolution de l\u2019arm\u00e9e les   rendait libres de leur sort, mais qu\u2019il serait possible, s\u2019ils le   souhaitaient, de les diriger sur l\u2019Afrique du Nord. Enfin, il demanda \u00e0   chacun de prendre parti sur-le-champ. Nous \u00e9tions sept. La r\u00e9ponse fut   unanime. Le poste, au complet, resterait en place sous les ordres du chef du   Service.<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">(<strong>4<\/strong>) MARSEILLE \u00e9tait occup\u00e9 par les Allemands.   Le bureau de la rue de Rome avait d\u00e9j\u00e0 disparu. La clandestinit\u00e9 devenait   totale. Le patron modifia le dispositif. Il ne gardait \u00e0 MARSEILLE que   BONNARD. GOBIS irait \u00e0 TOULON, MARTIN \u00e0 NIMES, CIMA en Corse. Ces trois   officiers avaient dans leurs nouvelles affectations des moyens personnels de   renseignement, et, de plus, une telle dispersion, qui accroissait la   s\u00e9curit\u00e9, assurerait un meilleur contr\u00f4le de la fa\u00e7ade m\u00e9diterran\u00e9enne dont   l\u2019importance se manifestait d\u00e9sormais sans conteste.<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">Malheureusement, P.5 se trouvait isol\u00e9. C\u2019\u00e9tait, para\u00eet-il, le Lieutenant-   Colonel PETETIN, adjoint depuis ao\u00fbt au Colonel RIVET, qui rempla\u00e7ait en   France ce dernier, avec le Lieutenant-Colonel DELOR \u00e0 la t\u00eate du S.R. Mais   MANARANCHE ne savait pas comment les toucher, ni m\u00eame o\u00f9 adresser le   courrier.<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">De retour \u00e0 NICE, j\u2019appris par LE BAS que PETETIN s\u00e9journait \u00e0 SAINT   GERVAIS-LES-BAINS. Je le signalai \u00e0 MANARANCHE, et celui-ci me d\u00e9p\u00eacha   aupr\u00e8s de notre chef pr\u00e9sum\u00e9 afin de lui r\u00e9clamer des instructions. Je   d\u00e9nichai dans une villa charmante un vacancier d\u00e9tendu. Il m\u2019accueillit fort   aimablement, mais en guise d\u2019instructions, il d\u00e9clara que DELOR et lui   consid\u00e9raient le vieil S.R. comme incurablement br\u00fbl\u00e9 et qu\u2019ils avaient   d\u00e9cid\u00e9 d\u2019en reformer un tout neuf avec des officiers de r\u00e9serve.<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">De quelle fa\u00e7on se r\u00e9tablirent le commandement et les liaisons est une   histoire que je connais mal. Quoi qu\u2019il en soit, le poste ne s\u2019arr\u00eata pas un   seul instant.<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">Le Commandant CURET, engag\u00e9 pour des raisons personnelles dans le r\u00e9seau   GILBERT, ne s\u2019opposait pas \u00e0 mes accointances avec BURG. Gr\u00e2ce aux documents   que recevait des Italiens \u00e0 la Commission d\u2019Armistice la d\u00e9l\u00e9gation   fran\u00e7aise, mon camarade me fournissait maintenant nombre de renseignements   sur les troupes d\u2019occupation. Son caract\u00e8re droit et son jugement sain lui   valaient la sympathie des fonctionnaires fran\u00e7ais avec qui il traitait et on   lui glissait volontiers des notes qui nous int\u00e9ressaient, num\u00e9ros,   effectifs, emplacements, mouvements d\u2019unit\u00e9s, travaux de fortification, etc.<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">L\u2019heure avait sonn\u00e9 de se faire agent. C\u2019est alors que d\u00e9buta cette longue   s\u00e9rie de reconnaissances qu\u2019en voiture d\u2019abord, puis \u00e0 bicyclette lorsqu\u2019on   nous retira nos permis de circulation, j\u2019ai jusqu\u2019aux derniers jours   effectu\u00e9 personnellement sur toutes les routes des Alpes-Maritimes,   exploration syst\u00e9matique et continue qui m\u2019apportait une indispensable   lumi\u00e8re. Un dimanche que je patrouillais avec LE BAS sur la route Napol\u00e9on,   nous ramass\u00e2mes dans un foss\u00e9 deux soldats italiens bless\u00e9s par suite du   d\u00e9rapage de leur side-car et nous en ramen\u00e2mes un \u00e0 son cantonnement, \u00e0   SAINT-VALLIER. J\u2019inspectai l\u2019unit\u00e9 \u00e0 loisir et ne manquai pas de lire sa   pancarte. C\u2019\u00e9tait une compagnie de transport divisionnaire dont je ne   soup\u00e7onnais pas l\u2019existence.<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">A SAINT-RAPHA\u00cbL, MOREAU, charg\u00e9 du ravitaillement, que ses fonctions   mettaient en relations avec les occupants, commen\u00e7ait, seul, en observant et   en conversant, \u00e0 brosser le volet gauche d\u2019un diptyque dont \u00e0 NICE on   ex\u00e9cutait le volet droit.<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">Les services italiens install\u00e9s \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Continental s\u2019\u00e9taient d\u00e9velopp\u00e9s.   Ils occupaient tout le premier \u00e9tage de l\u2019h\u00f4tel, trente-deux chambres ou   suites am\u00e9nag\u00e9es en bureaux, et se composaient de deux \u00e9l\u00e9ments fort   diff\u00e9rents, s\u00e9par\u00e9s par l\u2019escalier central. L\u2019un \u00e9tait la D\u00e9l\u00e9gation pour   l\u2019Assistance et le Rapatriement qui, en sus de son r\u00f4le consulaire, servait   de couverture \u00e0 l\u2019autre, les services secrets. Ceux-ci comprenaient un tr\u00e8s   puissant centre de C.S. (contre-espionnage) et la direction de l\u2019O.V.R.A. en   France, assum\u00e9e par le dottore BARRANCO.<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">Lisa vaquait au nettoyage de l\u2019ensemble des locaux mais, suivant mes   consignes, ne s\u2019attaquait qu\u2019aux papiers des services secrets. Excit\u00e9e par   l\u2019importance de l\u2019enjeu, elle ne se contentait plus de puiser dans les   corbeilles, elle d\u00e9robait des pi\u00e8ces sur les tables et dans les armoires.   Elle s\u2019enhardit m\u00eame, le jour o\u00f9 le Major PESCARA, chef du C.S., se tua dans   un accident d\u2019auto, \u00e0 enlever de son bureau plusieurs dossiers \u00e9pais dans   leurs chemises souples. Nous d\u00e9couvrions des agents italiens, des menaces   sur nos agents et sur des r\u00e9sistants inconnus. Il y avait dans ces services   un tel d\u00e9sordre que personne ne s\u2019apercevrait de rien(<strong>5<\/strong>).      Apr\u00e8s l\u2019arrestation \u00e0 VICHY, le 9 janvier 1943, de GISCARD, d\u00e9nonc\u00e9 par un   agent licenci\u00e9, le chef de P. 5 estima que j\u2019\u00e9tais vuln\u00e9rable \u00e0 NICE et   d\u00e9cida de m\u2019en \u00e9loigner provisoirement. Je proposai de m\u2019abriter \u00e0 GRENOBLE,   ma ville natale, o\u00f9 j\u2019avais beaucoup d\u2019amis et o\u00f9 je pourrais sans   difficult\u00e9, f\u00fbt-ce par simple observation, me renseigner sur l\u2019occupation   italienne. Il \u00e9tait convenu que je gardais le commandement de mon annexe et   que je passerais une semaine \u00e0 NICE chaque mois.<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">Je partis donc en auto pour le Dauphin\u00e9, vers le 20 f\u00e9vrier, avec ma femme   et mes enfants, et m\u2019installai dans notre vieille propri\u00e9t\u00e9 de famille, \u00e0   BRESSON, \u00e0 6 kilom\u00e8tres au sud de GRENOBLE. Un soir, en ville, je rencontrai   HUMM. Il avait \u00e9chapp\u00e9 de justesse aux Allemands le 11 novembre \u00e0 MACON o\u00f9   il commandait une annexe de P.4, l\u2019ex-S.C.M. C\u2019est \u00e0 la mi-mai, je crois,   que je le vis arriver \u00e0 BRESSON, portant une valise : il venait d\u2019apprendre   l\u2019arrestation de ses camarades de P.4 \u00e0 LYON (5bis) et me demandait asile.   Il resta une quinzaine de jours chez nous, puis il loua une chambre \u00e0 une   brave femme du village et y v\u00e9cut en paix.      Le patron avait du flair. A NICE, la S\u00e9curit\u00e9 Militaire italienne me   recherchait. Le G\u00e9n\u00e9ral REMUSAT, alors Commandant, me l\u2019a racont\u00e9. Rentr\u00e9 de   captivit\u00e9 en octobre 1942, il s\u2019\u00e9tait affili\u00e9 au r\u00e9seau ALLIANCE. Ami de LE   BAS, il me pria de lui pr\u00eater son concours, ce que je d\u00e9clinai,   naturellement. Rien n\u2019\u00e9tait plus dangereux que ces interf\u00e9rences. Arr\u00eat\u00e9 en   mars, conduit \u00e0 la villa \u00ab Lynwood \u00bb \u00e0 Cimiez, il lisait \u00e0 l\u2019envers mon nom   en haut d\u2019une feuille pos\u00e9e sur la table de l\u2019officier qui l\u2019interrogeait.   Au bout de plusieurs s\u00e9ances, celui-ci lan\u00e7a : \u00ab Vous connaissez GALLIZIA,   n\u2019est-ce-pas ?<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">REMUSAT le nia : \u00ab Mais si, vous le connaissez. Nous ne lui   voulons pas de mal, nous d\u00e9sirons seulement causer avec lui. Donnez-moi son   adresse. \u00bb Il insista en vain. Mon adresse ! Que ne consultait-il l\u2019annuaire   du t\u00e9l\u00e9phone? Pas celui des P.T.T., celui de l\u2019agence Havas qui m\u2019y avait   inscrit sans mon assentiment. On ne m\u2019aurait plus trouv\u00e9 l\u00e0 en mars, il est   vrai, mais on n\u2019y alla pas. Petite le\u00e7on de C.E. Le risque pour moi \u00e9tait-il   si grand? Aujourd\u2019hui que je suis au courant des tentatives de tractation de   diverses autorit\u00e9s italiennes avec les Alli\u00e9s en ce printemps 1943, je me   demande si les gens de la villa \u00ab Lynwood \u00bb ne voulaient pas vraiment \u00ab   causer \u00bb avec moi.      A chacune de mes tourn\u00e9es sur la C\u00f4te, je voyais Nino, Lisa, BURG, MOREAU,   mes H.C., mes amis. CAMBOURS assurait la permanence. L\u2019aviateur s\u2019\u00e9tait   envol\u00e9 pour ALGER, le marin avait plong\u00e9. Ce dernier, \u00e0 mon insu, utilisait   les services d\u2019un de nos H.C., officier de r\u00e9serve mobilis\u00e9 en 1939 au   Bureau des Liaisons, M. CARENCO, fond\u00e9 de pouvoir d\u2019une grande banque de   NICE.<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">Un jour, en avril, je tapai \u00e0 la porte de son bureau, j\u2019ouvris,   entrevis un client. CARENCO me retint. Je tombais bien, s\u2019exclama-t-il. Son   visiteur \u00e9tait Marco, le meilleur agent de P\u2026(<strong>6<\/strong>). . Marco ne savait pas   comment atteindre son employeur. Il me fit des offres all\u00e9chantes, il   ravitaillait les foyers des garnisons italiennes en France. Je r\u00e9pondis   prudemment, lui fixai un rendez-vous \u00e0 la banque le mois suivant. Cette   affaire me paraissait louche. Je ne comprenais surtout pas que Palis ait   abandonn\u00e9 un tel agent (<strong>7<\/strong>). Je conseillai \u00e0 CARENCO de se m\u00e9fier et   j\u2019avan\u00e7ai d\u2019une semaine mon voyage de mai. CARENCO fut arr\u00eat\u00e9 peu apr\u00e8s la   date du rendez-vous, auquel, bien entendu, je n\u2019\u00e9tais pas all\u00e9. Beaucoup   plus tard, j\u2019appris que Marco \u00e9tait un agent du C.S.(<strong>8<\/strong>)      Le Colonel des CC.NN. BANDINI (<strong>9<\/strong>) venait souvent \u00e0 NICE. Il semble qu\u2019il   dirigeait \u00e0 Rome un service charg\u00e9 de pr\u00e9parer l\u2019annexion de l\u2019ancien comt\u00e9.   Il avait un bureau \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Continental.., avec une corbeille. Aussi   f\u00fbmes-nous assez bien instruits des men\u00e9es des \u00ab groupes d\u2019action ni\u00e7oise \u00bb   (<strong>10<\/strong>) dont il \u00e9tait l\u2019animateur. Il prenait contact avec de nombreuses   personnalit\u00e9s locales et relatait ces conversations sur de longues fiches de   carton bleu serr\u00e9es dans une bo\u00eete. Lisa en pr\u00e9leva dix-sept. \u00ab Il s\u2019en   apercevra s\u00fbrement. Elle aurait d\u00fb tout emporter \u00bb, me dit MANARANCHE. Il y   eut en effet un beau remue-m\u00e9nage au Continental : enqu\u00eate, fouilles,   sanctions. Mais Lisa en sortit blanche comme neige. Apr\u00e8s tout, Mme BASTIAN   \u00e9tait rest\u00e9e huit ans \u00e0 l\u2019ambassade d\u2019Allemagne sans \u00e9veiller aucun soup\u00e7on.    <\/p>\n<p class=\"Style29 Style28\" align=\"justify\">\n<p class=\"Style29 Style28\" align=\"justify\"><strong>DE LA CAPITULATION DE L\u2019ITALIE A LA LIB\u00c9RATION<\/strong><\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">9 septembre 1943. Les Allemands d\u00e9sarment les Italiens et leur succ\u00e8dent. Le   Commandant MANARANCHE me renvoya \u00e0 NICE. Je laissai les miens \u00e0 GRENOBLE et   je m\u2019installai dans une villa de la rue Fran\u00e7ois-Aune, \u201d la petite turquoise   \u201c, o\u00f9 un capitaine de r\u00e9serve favorablement connu du Service tenait une   pension de famille (<strong>11<\/strong>). Un de nos H.C., l\u2019architecte belge Robert STREITZ,   mit \u00e0 ma disposition son atelier, perdu sous les combles du palais   Marie-Christine (<strong>12<\/strong>), dont je fis un bureau que CAMBOURS seul connaissait.   Mon camarade de promotion Paul DEMIDOFF, qui \u00e0 sa sortie de l\u2019\u00c9cole avait   quitt\u00e9 l\u2019arm\u00e9e et g\u00e9rait \u00e0 NICE un cabinet d\u2019assurances, me munit d\u2019une   serviette de d\u00e9marcheur. Enfin, j\u2019embauchai un gendarme \u00e0 la retraite pour   porter le courrier \u00e0 MARSEILLE. Ainsi \u00e9quip\u00e9, fraternellement entour\u00e9, je me   sentais solide.      On affecta \u00e0 l\u2019annexe un radio avec un poste \u00e9metteur fonctionnant sous 50   p\u00e9riodes alors que la C\u00f4te \u00e9tait aliment\u00e9e en 25 p\u00e9riodes. Un industriel de   MONACO, Jacques TAFFE, ami de LE BAS, se procura, non sans mal et sans   risques \u2014 car la Gestapo y fourra le nez \u2014 un transformateur appropri\u00e9, mais   le poste ne marcha pas mieux et, l\u2019op\u00e9rateur ne voulant pas le reprendre, je   cong\u00e9diai ce jeune homme et je rangeai soigneusement l\u2019appareil sur une   poutre du fa\u00eetage de Marie-Christine o\u00f9 je le r\u00e9cup\u00e9rerai \u00e0 la Lib\u00e9ration.      Fin ao\u00fbt, les Italiens avaient proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 des arrestations dans la d\u00e9l\u00e9gation   fran\u00e7aise aupr\u00e8s de la Commission d\u2019Armistice. Le Lieutenant-Colonel CURET,   l\u2019un des plus vis\u00e9s, r\u00e9ussit par bonheur \u00e0 s\u2019y soustraire. BURG, lui-m\u00eame   menac\u00e9, jugea exp\u00e9dient de se retirer de la d\u00e9l\u00e9gation et me d\u00e9clara son   d\u00e9sir de servir \u00e0 plein temps dans notre r\u00e9seau. Il ne serait certes pas de   trop. MANARANCHE et moi, nous lui donn\u00e2mes de grand coeur notre accord, et   je le pris pour premier adjoint, CAMBOURS devenant le second.      J\u2019ignorais tout de la Wehrmacht. Notre adaptation \u00e0 ce nouvel objectif \u00e9tait   d\u2019autant plus difficile que, depuis le printemps, ses totems divisionnaires   et ses panneaux de fl\u00e9chage avaient disparu. Cependant, les v\u00e9hicules   hippomobiles des r\u00e9giments qui occupaient la r\u00e9gion portaient un signe   caract\u00e9ristique et le num\u00e9ro de la compagnie ou batterie, ce qui permettait   de reconstruire petit \u00e0 petit le d\u00e9ploiement de la division. D\u2019autre part,   les travaux de fortification entrepris par les Allemands offraient \u00e0   l\u2019observation directe un champ illimit\u00e9.      C\u2019est \u00e0 ce moment que jaillit la plus enviable des sources. Ing\u00e9nieur   \u00e9lectricien sorti de l\u2019Institut Electrotechnique de GRENOBLE, ce qui cr\u00e9ait   un lien entre nous, directeur du T\u00e9l\u00e9phone \u00e0 MONACO, Pierre BLANCHY, qui   b\u00e9n\u00e9ficiait de la double nationalit\u00e9 fran\u00e7aise et mon\u00e9gasque, avait \u00e9t\u00e9   mobilis\u00e9 chez GISCARD pendant la campagne 1939-1940. Devant nos peines, il   pensa \u00e0 exploiter la possibilit\u00e9 d\u2019intercepter les communications des \u00e9tats-majors allemands sur le c\u00e2ble international France-Italie qui comporte une   coupure au central de MONACO. Justement sa secr\u00e9taire, Mlle G\u2026 comprenait   tr\u00e8s bien l\u2019allemand. L\u2019int\u00e9r\u00eat de ces conversations, qui se situaient le   plus souvent \u00e0 un niveau \u00e9lev\u00e9, \u00e9tait consid\u00e9rable, et notre connaissance   des forces qui occupaient la C\u00f4te arriva \u00e0 d\u00e9passer celle que nous avions   eue des Italiens en 1943. BLANCHY, qui habitait NICE, me remettait lui-m\u00eame   les informations capt\u00e9es et ne craignait pas de s\u2019attarder dans le jardinet   de \u00ab la petite turquoise \u00bb o\u00f9 il paraissait se plaire.      P.5 n\u2019a subi, du commencement \u00e0 la fin de la guerre, aucune perte. Nous   f\u00fbmes enclins \u00e0 nous en attribuer le m\u00e9rite. D\u2019autres peut-\u00eatre nous en   auront fait grief. A la v\u00e9rit\u00e9, nous e\u00fbmes beaucoup de chance.      BONNARD ne me d\u00e9mentira pas. En mars 1943, le Capitaine BOIRON, repr\u00e9sentant   du S.R. AIR \u00e0 MARSEILLE, lui avait remis divers renseignements concernant,   en particulier, l\u2019ordre de bataille de la Wehrmacht dans les   Bouches-du-Rh\u00f4ne et le Var et les coordonn\u00e9es des pi\u00e8ces d\u2019artillerie de   marine allemandes dans les \u00eeles du Frioul.<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">BONNARD, portant dans sa   serviette ces documents et des victuailles, fut interpell\u00e9 sur le quai de la   gare Saint-Charles par des policiers allemands qui v\u00e9rifi\u00e8rent ses papiers,   l\u2019interrog\u00e8rent, ouvrirent sa serviette.., et laiss\u00e8rent l\u00e0 leur contr\u00f4le   sur l\u2019intervention de l\u2019inspecteur fran\u00e7ais qui les accompagnait : c\u2019\u00e9tait   une m\u00e9prise, d\u00e9clara ce dernier qui ne s\u2019\u00e9tait pas m\u00e9pris, lui, du moins sur   la nature de l\u2019embarras de BONNARD. Bis repetita\u2026<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">En novembre de la m\u00eame   ann\u00e9e, pendant qu\u2019il participait \u00e0 une esp\u00e8ce de battue organis\u00e9e par le   chef de P. 5 dans le massif de l\u2019Est\u00e9rel, la Gestapo perquisitionna chez   lui, \u00e0 OPPEDE, o\u00f9 il habitait depuis deux mois. Elle cherchait un poste   \u00e9metteur qu\u2019on lui avait confi\u00e9 comme poste de secours (l\u2019op\u00e9rateur, arr\u00eat\u00e9,   avait parl\u00e9). Mais elle ne sut pas le retrouver et repartit bredouille. Ce   fut la Milice qui le d\u00e9couvrit le surlendemain. Dans l\u2019intervalle, Mme   BONNARD avait rejoint \u00e0 CANNES son mari qui, naturellement, ne remit plus   les pieds \u00e0 OPPEDE.      MARTIN n\u2019eut pas moins bonne fortune au cours de ce mois. Charg\u00e9 d\u2019une   mission du c\u00f4t\u00e9 de DRAGUIGNAN, Il en profita pour reconna\u00eetre, \u00e0 la demande   de l\u2019aviateur, le terrain de FAYENCE. Deux hasards successifs l\u2019incit\u00e8rent,   au retour, \u00e0 br\u00fbler l\u2019\u00e9tape de MARSEILLE qu\u2019il avait pr\u00e9vue afin d\u2019aller   chez BOIRON rendre compte de ses observations, et il continua sur NIMES.   C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il apprit que, durant son voyage, la Gestapo avait arr\u00eat\u00e9 notre   tr\u00e8s vaillant coll\u00e8gue et ami du S.R. AIR et \u00e9tabli une sourici\u00e8re \u00e0 son   domicile (<strong>13<\/strong>).      Quant \u00e0 moi, j\u2019ai cont\u00e9 mes alertes. Fin 1943, le Capitaine B.. pr\u00e9d\u00e9cesseur   de GISCARD \u00e0 la t\u00eate du Bureau des Liaisons, que ses opinions d\u2019extr\u00eame   droite avaient conduit \u00e0 la Milice, m\u2019avisa que celle-ci s\u2019int\u00e9ressait \u00e0 mes   occupations. Je ne pensais pas qu\u2019elle put y d\u00e9celer de quoi m\u2019incriminer.   Je pris n\u00e9anmoins quelques pr\u00e9cautions mais, gr\u00e2ce \u00e0 B\u2026 probablement, les   hommes de DARNAND ne m\u2019inqui\u00e9t\u00e8rent pas.      * *      Il existait tout de m\u00eame \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Continental quelqu\u2019un qui avait fini par   percer le man\u00e8ge de Lisa, sans doute \u00e0 force de la regarder. L\u2019amour n\u2019est   pas toujours aveugle. C\u2019\u00e9tait un sous-officier des carabiniers affect\u00e9 au   C.S. et d\u00e9tach\u00e9 \u00e0 l\u2019O.V.R.A., Remo, et il garda le silence. Apr\u00e8s la   capitulation italienne, il entra au service de l\u2019Abwehr, avec l\u2019accord de   ses chefs. Un beau jour de f\u00e9vrier 1944, sortant de l\u2019h\u00f4tel avec Lisa, il   l\u2019emmena chez lui, la fouilla et d\u00e9couvrit la poche bourr\u00e9e de papiers. Il   lui demanda pour qui elle travaillait. Intuitive et audacieuse, elle   r\u00e9pondit froidement que c\u2019\u00e9tait \u00ab pour un officier du deuxi\u00e8me bureau \u00bb.   Remo \u2014 j\u2019abr\u00e8ge \u2014 exprima son d\u00e9sir d\u2019en faire autant. Elle avait confiance   en lui, j\u2019eus confiance en elle et j\u2018acceptai de rencontrer le carabinier,   en d\u00e9pit des protestations de CAMBOURS.      Quel \u00e9tait le mobile de Remo ? Lisa y voyait clair. Joueur inv\u00e9t\u00e9r\u00e9, il   avait de gros besoins d\u2019argent. Et, la d\u00e9faite approchant, il jugeait le   moment venu de changer de camp. Il n\u2019\u00e9tait pas alors le seul de son esp\u00e8ce.      MANARANCHE supposait que, f\u00fbt-il sinc\u00e8re, Remo m\u2019\u00e9pierait, chercherait \u00e0   p\u00e9n\u00e9trer mon organisation afin de se couvrir en cas d\u2019accident. C\u2019est du   moins ce qu\u2019il m\u2019expliqua pour justifier sa d\u00e9cision de contacter et de   manipuler lui-m\u00eame ma nouvelle recrue. Lisa invita mon patron \u00e0 d\u00eener avec   Remo dans le coquet petit appartement o\u00f9 logeait celui-ci, rue de Russie.<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">MANARANCHE arriva la veille, descendit \u00e0 l\u2019h\u00f4tel de Berne qui appartenait \u00e0   un de nos H.C. Je lui pr\u00e9sentai Lisa, et nous ne parl\u00e2mes plus de l\u2019affaire.   Il paraissait tout \u00e0 fait d\u00e9contract\u00e9. A l\u2019instant de partir, il me dit   simplement : \u00ab Est-ce que vous \u00eates s\u00fbr que je peux y aller ? Que feriez-   vous maintenant, vous? \u00bb Je r\u00e9pondis qu\u2019il y avait un certain risque, mais   que je le croyais mineur et que je le courrais. Je l\u2019attendis \u00e0 son h\u00f4tel.   Le couvre-feu \u00e9tait \u00e0 23 heures. Il ne rentrait pas. L\u2019inqui\u00e9tude me saisit.   A 23 h 30 enfin, il s\u2019encadra dans la porte. L\u2019entretien s\u2019\u00e9tait prolong\u00e9,   et Remo lui avait donn\u00e9 un sauf-conduit (<strong>14<\/strong>).   Le lendemain, il me raconta la soir\u00e9e, m\u2019instruisit de l\u2019accord conclu. Nous   r\u00e9gl\u00e2mes les d\u00e9tails de la liaison avec Remo : elle exigeait mon   intervention, on verra pourquoi. MANARANCHE revint \u00e0 NICE le mois suivant   pour v\u00e9rifier le bon fonctionnement de ce que nous avions con\u00e7u et, persuad\u00e9   de la bonne foi de notre agent, il me le rendit.      L\u2019Abwehr confiait \u00e0 Remo des enqu\u00eates pr\u00e9paratoires \u00e0 l\u2019arrestation de   r\u00e9sistants gravement compromis. Il m\u2019en informait imm\u00e9diatement par une note   que Lisa d\u00e9posait dans un h\u00f4tel (<strong>15<\/strong>) o\u00f9 je passais tous les trois ou quatre   jours. Comme il devait fournir son rapport dans le d\u00e9lai d\u2019une semaine, je   disposais au minimum de trois jours pour pr\u00e9venir les int\u00e9ress\u00e9s. Souvent   nous les connaissions, CAMBOURS, moi ou l\u2019un de mes fid\u00e8les amis. Sinon, Je   t\u00e9l\u00e9phonais ou j\u2019envoyais une lettre anonyme. Je d\u00eenais chez Remo une fois   par mois. Lisa faisait la cuisine. La chair \u00e9tait excellente, l\u2019atmosph\u00e8re,   intime. Apr\u00e8s le repas, en prenant les liqueurs, Remo m\u2019\u00e9clairait sur   l\u2019activit\u00e9 des services secrets allemands et me racontait les intrigues qui   les divisaient.      Il ne l\u00e2chait pas toutes ses proies, assur\u00e9ment. C\u2019eut \u00e9t\u00e9 trop dangereux   pour lui. Et nous, nous ne r\u00e9ussissions pas toujours. Ainsi ne p\u00fbmes-nous   pas alerter \u00e0 temps M. BORGHINI, secr\u00e9taire du Conseil National de MONACO,   et M. HARANG, commissaire de police \u00e0 BEAUSOLEIL, tous deux du m\u00eame r\u00e9seau,   dont l\u2019arrestation avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9e avant que Remo e\u00fbt termin\u00e9 son enqu\u00eate.   Lisa me rapporta que celui-ci avait eu tr\u00e8s peur parce qu\u2019il s\u2019imaginait que   BORGHINI se rattachait \u00e0 nous, ce qui, entre parenth\u00e8ses, prouvait qu\u2019il ne   me surveillait pas. (<strong>16<\/strong>)      En revanche, nous p\u00fbmes, la semaine suivante, sauver l\u2019abb\u00e9 GIRAUD, aum\u00f4nier   du Lyc\u00e9e de jeunes filles de NICE, au domicile de qui, depuis novembre 1943,   se r\u00e9unissait un groupe de membres du Comit\u00e9 d\u00e9partemental de la Lib\u00e9ration.   C\u2019est LE BAS qui alla le pr\u00e9venir \u00e0 la chapelle du boulevard Carabacel o\u00f9 il   disait sa messe quotidienne. L\u2019abb\u00e9 fit un saut chez lui et partit avec LE   BAS qui lui offrait l\u2019hospitalit\u00e9. Vingt minutes apr\u00e8s, la Gestapo frappait   \u00e0 sa porte. Elle gagnait de vitesse l\u2019Abwher, elle n\u2019en arrivait pas moins   trop tard.      D\u00e8s ma premi\u00e8re rencontre avec Remo, Lisa avait quitt\u00e9 le Continental.   Italienne subtile, elle ne se sentait pas en s\u00e9curit\u00e9 chez les Tudesques.   Chose extraordinaire, elle me demanda mon avis. Je l\u2019approuvai enti\u00e8rement.   Form\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cole de la montagne, je percevais, moi aussi, qu\u2019il fallait faire   demi-tour (<strong>17<\/strong>).      Un rapport de GUIRAUD expose comment en 1943, \u201d bien des portes se ferm\u00e8rent   \u00e0 partir de l\u2019hiver \u201d (<strong>18<\/strong>)<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">Que ce soit par crainte ou sous l\u2019empire de la   propagande officielle, une partie de nos H.C. d\u00e9vou\u00e9s de 1940 nous \u00e9vitaient   ou se d\u00e9robaient. Le gros de la d\u00e9l\u00e9gation fran\u00e7aise aupr\u00e8s de la Commission   d\u2019Armistice \u00e9tait maintenant aux ARCS. BURG y alla, revit ses anciens   camarades. Non seulement ils ne lui donn\u00e8rent aucun renseignement, ils le   trait\u00e8rent encore en ind\u00e9sirable. Il fut plus heureux \u00e0 NICE m\u00eame o\u00f9 le chef   d\u2019escadrons C. de G. lui montra une note destin\u00e9e \u00e0 la division allemande   qui occupait le secteur (\u00e0 lui, envoy\u00e9e par erreur), ce qui permit   d\u2019identifier cette grande unit\u00e9 tout r\u00e9cemment arriv\u00e9e. Il conservait,   quoique r\u00e9duits, ses correspondants dans les administrations et les services   publics, notamment celui des Ponts et Chauss\u00e9es dont les ing\u00e9nieurs, par   leurs fonctions, \u00e9taient les mieux inform\u00e9s des destructions et des   r\u00e9parations sur les voies de communication. Circulant partout, en relations   \u00e9troites avec les entreprises de travaux publics, ils nous donn\u00e8rent aussi   sur les travaux de fortification des renseignements pr\u00e9cis.      Un noyau ind\u00e9fectible d\u2019H.C. \u2014 qui se connaissaient presque tous, mais   chacun ignorant la pr\u00e9sence des autres dans le r\u00e9seau \u2014 participa activement   \u00e0 cette phase d\u00e9cisive de notre longue lutte. Ils rep\u00e9raient les blockhaus,   voire les photographiaient, ils lisaient les num\u00e9ros des v\u00e9hicules   militaires, ils observaient l\u2019armement des unit\u00e9s, estimaient leurs   effectifs, jugeaient de leur qualit\u00e9 et quelquefois, ils avaient la chance   de les identifier, rare !<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">L\u2019atelier de montage et de r\u00e9parations de LE BAS   \u00e9tait r\u00e9quisitionn\u00e9 par les Allemands. Mon ami d\u00e9ployait son ing\u00e9niosit\u00e9 \u00e0   soutirer des secrets \u00e0 l\u2019officier qui le contr\u00f4lait, une certaine sympathie   s\u2019\u00e9tant cr\u00e9\u00e9e entre eux. Ainsi apprit-il l\u2019imminence d\u2019une exp\u00e9dition   punitive sur le village d\u2019ALLOS o\u00f9 un soldat allemand venait d\u2019\u00eatre tu\u00e9. LE   BAS put faire avertir le maquis local qui tendit une embuscade. La voiture   de t\u00eate de la colonne allemande fut stopp\u00e9e dans un col par un coup de   bazooka, ses occupants dont le chef de l\u2019exp\u00e9dition, tu\u00e9s, ce qui d\u00e9cida le   reste \u00e0 faire demi-tour.      Un autre exploit de LE BAS fut l\u2019ensemble de ses explorations du bord de mer   \u00e0 NICE qui \u00e9tait zone interdite. Il y allait avec des v\u00e9hicules allemands   confi\u00e9s \u00e0 son atelier, sous pr\u00e9texte de les essayer. Le relev\u00e9 des d\u00e9fenses   (blockhaus, tapis de rails, pi\u00e8ges divers) qu\u2019il \u00e9tablit ensuite avec une   minutie extraordinaire valait mieux qu\u2019une photographie.<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">Robert STREITZ avait retrouv\u00e9, employ\u00e9 par l\u2019organisation TODT, un ing\u00e9nieur   d\u2019origine russe, nomm\u00e9 TOUMAYEF, avec qui il avait effectu\u00e9 avant la guerre   de m\u00e9morables raids \u00e0 ski. TOUMAYEF, qui redoutait de futures repr\u00e9sailles,   accepta de nous aider. Il fournit \u00e0 STREITZ les plans d\u2019une base de   sous-marins en cours de construction dans la baie de Passable (<strong>19<\/strong>) et ceux   de la fortification de la colline du Ch\u00e2teau \u00e0 NICE (<strong>20<\/strong>). De plus, il lui   signala que les bunkers d\u2019artillerie du secteur \u00e9taient inutilisables, faute   de ventilateurs. STREITZ, dont la premi\u00e8re femme \u00e9tait autrichienne,   obtenait par elle d\u2019un major autrichien antinazi affect\u00e9 \u00e0 la Komandantur   des renseignements sporadiques sur la garnison et les mouvements de troupes.      BLANCHY et TAFFE qui, l\u2019un et l\u2019autre, avaient des possibilit\u00e9s, ne   laiss\u00e8rent pas \u00e9chapper grand chose de l\u2019occupation dans la Principaut\u00e9.   BLANCHY faisait chaque jour en car le trajet NICE-MONACO et retour par la   Basse-Corniche, zone interdite. Le capitaine qui contr\u00f4lait son central   t\u00e9l\u00e9phonique bavardait, et ses indiscr\u00e9tions paraissaient volontaires. \u00ab   Quel dommage, regrettait BLANCHY, que vous n\u2019ayez pas un million \u00e0 lui   donner \u00bb Un million en 1944, 100 millions de francs anciens Certes, nous ne   les avions pas. Nous \u00e9tions, je profite de l\u2019occasion pour le dire,   relativement pauvres.      MOREAU, \u00e0 SAINT-RAPHA\u00cbL, toujours scrutant, enregistrant, causant et sachant   plaire, effectuait le m\u00eame travail que nous dix \u00e0 NICE et MONACO.      Le Colonel RIVET fut nomm\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral de brigade le 13 avril 1944 et admis \u00e0   faire valoir ses droits \u00e0 la retraite. Le poste en re\u00e7ut la nouvelle avec un   message de notre grand patron, sans doute cet ordre du jour du 24 novembre   1943 que l\u2019accrochage de RAMATUELLE avait retard\u00e9 (<strong>21<\/strong>).<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">Des \u00e9chos indistincts   d\u2019un conflit entre les services sp\u00e9ciaux de LONDRES et ceux d\u2019ALGER   parvinrent jusqu\u2019\u00e0 nous. Quels que fussent le respect et l\u2019affection que   nous \u00e9prouvions pour le chef in\u00e9galable qu\u2019\u00e9tait le Colonel RIVET, nous nous   absorbions trop dans notre t\u00e2che pour nous soucier de cette querelle. Nous   ne la compr\u00eemes qu\u2019\u00e0 la Lib\u00e9ration, lorsqu\u2019on nous affirma que nous \u00e9tions   des giraudistes. Nous avions \u00e9t\u00e9 des giraudistes, en effet, \u00e0 la mani\u00e8re   dont M. JOURDAIN disait de la prose, sans en rien savoir.      Au d\u00e9but du mois de juin, j\u2019op\u00e9rai mon ultime recrutement. Vito \u00e9tait un   subordonn\u00e9 de Remo. Comme celui-ci, il se rendait souvent \u00e0 MILAN o\u00f9 se   trouvait le centre de C.S. dont, d\u00e9tach\u00e9s \u00e0 l\u2019Abwehr, ils continuaient de   d\u00e9pendre. Je lui fis demander par Remo de nous renseigner sur les troupes de   l\u2019\u00c9tat fasciste r\u00e9publicain. Il nous en remit l\u2019ordre de bataille complet   Jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9chelon r\u00e9giment. Ces unit\u00e9s \u00e9taient d\u00e9ficientes en effectifs les   jeunes gens fuyant la conscription \u2014 en armement, en \u00e9quipements et en   mat\u00e9riel. Les Allemands, qui n\u2019attendaient plus de l\u2019Italie que de la main-d\u2019oeuvre, se d\u00e9sint\u00e9ressaient de cette nouvelle arm\u00e9e dans laquelle ils   n\u2019avaient pas confiance et ne lui fournissaient pas grand-chose.      Pendant le mois de juillet et jusqu\u2019au 15 ao\u00fbt, nous avons pu recueillir des   renseignements importants pour l\u2019arm\u00e9e qui se pr\u00e9parait \u00e0 d\u00e9barquer sur les   c\u00f4tes de Provence. Les plus nombreux provenaient de l\u2019interception des   communications t\u00e9l\u00e9phoniques \u00e9chang\u00e9es par l\u2019\u00e9tat-major de la XIXe arm\u00e9e   allemande situ\u00e9 \u00e0 AVIGNON avec celui d\u2019une division dont le P.C. \u00e9tait \u00e0   OSPEDALETTI (<strong>22<\/strong>).<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">De l\u2019ensemble des \u00e9coutes, nous d\u00e9gage\u00e2mes les points   essentiels de l\u2019ordre de d\u00e9fense de la division d\u2019infanterie qui occupait le   terrain entre CANNES et MENTON (<strong>23<\/strong>), c\u2019est-\u00e0-dire la dur\u00e9e de la r\u00e9sistance   sur les plages (une heure), la position de repli (la Durance, o\u00f9 serait   \u00e9tablie une liaison avec les troupes d\u2019Italie), l\u2019itin\u00e9raire principal de   repli (la route Napol\u00e9on).      Mes excursions \u00e0 bicyclette r\u00e9v\u00e9laient que la r\u00e9gion de NICE se vidait. BURG   entreprit une vaste reconnaissance le long de la bande littorale et sur les   arri\u00e8res jusqu\u2019\u00e0 BARREME et PUGET-THENIERS. Il retrouva \u00e0 SAINT-RAPHA\u00cbL une   partie des unit\u00e9s qui avaient quitt\u00e9 NICE. Partout ailleurs, il ne restait   presque rien.      Le 15 ao\u00fbt, jour du d\u00e9barquement, la Feldkomandantur de NICE prit de telles   mesures d\u2019interdiction de la circulation que nous ne pouvions plus nous   \u00e9loigner de la ville. Alors nous attend\u00eemes.<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\">C\u2019est STREITZ qui eut le dernier mot. Sous la pression de notre H.C.,   TOUMAYEF grippa avec du sable les marteaux piqueurs affect\u00e9s au creusement   de fourneaux de mine dans les quais et les jet\u00e9es du port de NICE, ce qui   limita les d\u00e9g\u00e2ts des destructions que le commandement militaire y fit   op\u00e9rer.      Le G\u00e9n\u00e9ral de MONSABERT installa son P.C. \u00e0 la Pr\u00e9fecture des Bouches \u2013du   -Rh\u00f4ne le 23 ao\u00fbt.   Puis, ce fut \u00e0 NICE, le 28 ao\u00fbt, le soul\u00e8vement, le d\u00e9part des Allemands   dans la nuit. Et le matin merveilleux du 29, la Lib\u00e9ration, enfin.      La mission du poste S.R. de MARSEILLE \u00e9tait, cette fois, termin\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"Style28 Style29\" align=\"justify\"><strong>(1)<\/strong><em>-Opera Volontaria Repressione Antifascismo. Police politique secr\u00e8te.<\/em> <strong>(2)-<\/strong><em>Controspionaggio : le C.E. italien.<\/em> <strong>(3)<\/strong><em>-Le G\u00e9n\u00e9ral CARTIER s\u2019\u00e9tait distingu\u00e9 par une protestation contre le   guet-apens dans lequel le SOL. local avait attir\u00e9 M. Fran\u00e7ois de MENTHON en   utilisant du papier \u00e0 en-t\u00eate de la Mairie (J. DELPERRIE de BAYAC : \u00ab   Histoire de la Milice \u00bb, Ed. Fayard, p141).S.O.L. = Service d\u2019Ordre   L\u00e9gionnaire.<\/em> <strong>(4)-<\/strong><em>Marseille \u00e9tait occup\u00e9 par les Allemands.<\/em> <strong>(5)<\/strong><em>-Parmi les papiers figuraient les doubles des rapports de B. \u00e0 Rome (Cf. Paillole \u2014 op. cit, p. 282).   (5 bis) Il s\u2019agit de l\u2019arrestation d\u2019HENRI, KAYSEN, MULLER, SCHMIDT, etc. au   cours d\u2019un de leurs rendez-vous, place Bellecour.<\/em> <strong>(6)<\/strong><em>-Ici, le pseudonyme de PALIS dont je ne me souviens pas.<\/em> <strong>(7)<\/strong><em>-Selon REMY, r\u00e9cup\u00e9rer des agents d\u2019un autre r\u00e9seau est une \u00ab fa\u00e7on de   faire qui engendre des catastrophes \u00bb. (M\u00e9moires d\u2019un agent de la France   Libre.)<\/em> <strong>(8)<\/strong><em>-Apr\u00e8s la Lib\u00e9ration, il fut arr\u00eat\u00e9, condamn\u00e9 \u00e0 mort et fusill\u00e9.<\/em> <strong>(9)-<\/strong><em>Les CC NN (camicie nere soit chemises noires) \u00e9taient les formations   militaris\u00e9es du parti fasciste.<\/em> <strong>(10)<\/strong><em>-\u00ab Gruppidi azionenizzarda \u00bb ou G.A.N.<\/em> <strong>(11)<\/strong><em>-D\u00e9molie en 1979 ; elle se trouvait c\u00f4t\u00e9 Est.<\/em> <strong>(13)-<\/strong><em>Le Capitaine BOIRON est mort en d\u00e9portation.<\/em> <strong>(14)<\/strong><em>-Le Commandant MANARANCHE a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 apr\u00e8s la guerre qu\u2019il avait consid\u00e9r\u00e9   comme probable l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un guet-apens. Pourquoi donc alla-t-il ? A mon   avis, il ne voulait pas refuser d\u2019op\u00e9rer ce recrutement de peur que je ne le   taxe de pusillanimit\u00e9. Mais il ne voulait pas non plus prendre la   responsabilit\u00e9 de m\u2019envoyer dans un pi\u00e8ge. Il se r\u00e9solut \u00e0 assumer le   premier contact. C\u2019\u00e9tait agir \u00e0 la fois en chef et en ami. Et puis,   MANARANCHE aimait le jeu. Les raisons qu\u2019il me donna n\u2019en \u00e9taient pas moins   valables. Mais manipuler Remo de MARSEILLE n\u2019\u00e9tait pas possible.<\/em> <strong>(15)-<\/strong><em>L\u2019h\u00f4tel de Lorraine, avenue Durante, tenu par un couple courageux et   d\u00e9vou\u00e9.<\/em> <strong>(16)<\/strong><em>-M. BORGHINI, sa secr\u00e9taire et le Commissaire HARANG furent fusill\u00e9s \u00e0   l\u2019Ariane le 15 ao\u00fbt 1944.<\/em> <strong>(17)-<\/strong><em>J\u2019estime \u00e0 une trentaine le nombre de personnes que nous avons ainsi   arrach\u00e9es aux camps ou \u00e0 la mort.<\/em> <strong>(18)<\/strong><em>-Note \u00e0 venir.<\/em> <strong>(19)<\/strong><em>-Dans la rade de VILLEFRANCHE. <\/em> <strong>(20)-<\/strong><em>Ces derniers comprenant le trac\u00e9 d\u2019une galerie souterraine situ\u00e9e entre   la rue des Ponchettes et le Monument aux Morts.<\/em> <strong>(21)<\/strong><em>-Voir Miche! GARDER, op. cit., p. 454.<\/em> <strong>(22)<\/strong><em>-Cinq kilom\u00e8tres \u00e0 l\u2019ouest de SAN REMO.<\/em> <strong>(23)-<\/strong><em>C\u2019\u00e9tait, au moment du d\u00e9barquement, la 148e , mais nous avions   identifi\u00e9e l\u00e0 pr\u00e9c\u00e9demment la 157\u00b0 qui fut ensuite employ\u00e9e \u00e0 GLI\u00c8RES et   dans le Vercors.<\/em><\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2436?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\" ><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" class=\"lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 32px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 32\/32;\" \/><\/a><a href=\"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2436?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\" ><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous poursuivons la publication du r\u00e9cit historique de notre prestigieux camarade, le Colonel GIALLIZIA, dont le d\u00e9but a paru dans le B.L. 132. Au printemps de 1941, le Commandant MANARANCHE, chef du Poste S.R \u00ab P.5 \u00bb (Marseille) a envoy\u00e9 le Capitaine GALLIZIA \u00e0 Nice pour y reconstituer une antenne. D\u00e8s son arriv\u00e9e sur les [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[162,114,79,101,106,99],"tags":[456,1613,797,226,206,247,1156,210,250,203,262,1614,214,238,217],"class_list":["post-2436","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-affaire-dreyfus","category-europe-de-louest","category-extraits-de-bulletin","category-general-louis-rivet","category-renseignement","category-services-allemands","tag-camarade","tag-capitaine","tag-commandant","tag-contre-espionnage","tag-debarquement","tag-general-louis-rivet","tag-historique","tag-intelligence-economique","tag-nice","tag-paul-paillole","tag-renseignement","tag-reseau","tag-resistance","tag-russie","tag-securite-militaire"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.5 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Histoire du poste SR Marseille et de Nice (2) | AASSDN | Anciens et Amis des Services Sp\u00e9ciaux<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Histoire du poste SR Marseille et de Nice (2) | AASSDN | Anciens et Amis des Services Sp\u00e9ciaux\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Nous poursuivons la publication du r\u00e9cit historique de notre prestigieux camarade, le Colonel GIALLIZIA, dont le d\u00e9but a paru dans le B.L. 132. Au printemps de 1941, le Commandant MANARANCHE, chef du Poste S.R \u00ab P.5 \u00bb (Marseille) a envoy\u00e9 le Capitaine GALLIZIA \u00e0 Nice pour y reconstituer une antenne. D\u00e8s son arriv\u00e9e sur les [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"AASSDN | Anciens et Amis des Services Sp\u00e9ciaux\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2021-10-29T08:00:23+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2024-03-15T13:06:58+00:00\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"AASSDN\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"AASSDN\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"34 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"AASSDN\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/73800712a272e6d58a10a86ea9e59671\"},\"headline\":\"Histoire du poste SR Marseille et de Nice (2)\",\"datePublished\":\"2021-10-29T08:00:23+00:00\",\"dateModified\":\"2024-03-15T13:06:58+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\\\/\"},\"wordCount\":6838,\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/#organization\"},\"keywords\":[\"camarade\",\"Capitaine\",\"Commandant\",\"contre-espionnage\",\"d\u00e9barquement\",\"G\u00e9n\u00e9ral Louis Rivet\",\"historique\",\"intelligence \u00e9conomique\",\"Nice\",\"Paul paillole\",\"Renseignement\",\"r\u00e9seau\",\"R\u00e9sistance\",\"Russie\",\"S\u00e9curit\u00e9 militaire\"],\"articleSection\":[\"Affaire Dreyfus\",\"Europe de l'Ouest\",\"Extraits de bulletin\",\"G\u00e9n\u00e9ral Louis Rivet\",\"Renseignement\",\"Services allemands\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\\\/\",\"name\":\"Histoire du poste SR Marseille et de Nice (2) | AASSDN | Anciens et Amis des Services Sp\u00e9ciaux\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2021-10-29T08:00:23+00:00\",\"dateModified\":\"2024-03-15T13:06:58+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Histoire du poste SR Marseille et de Nice (2)\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/\",\"name\":\"AASSDN | Anciens et Amis des Services Sp\u00e9ciaux\",\"description\":\"Services sp\u00e9ciaux : Des h\u00e9ros anonymes au service exclusif de la France\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/#organization\",\"name\":\"AASSDN | Anciens et Amis des Services Sp\u00e9ciaux\",\"url\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/wp-content\\\/uploads\\\/Logo_AASSDN_transparent2.png\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/wp-content\\\/uploads\\\/Logo_AASSDN_transparent2.png\",\"width\":1832,\"height\":1609,\"caption\":\"AASSDN | Anciens et Amis des Services Sp\u00e9ciaux\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/73800712a272e6d58a10a86ea9e59671\",\"name\":\"AASSDN\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/9653808d17788562e72d77e426d8d02775774239aefd00a9b4e852423d8e9d7e?s=96&d=mm&r=g\",\"url\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/9653808d17788562e72d77e426d8d02775774239aefd00a9b4e852423d8e9d7e?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/9653808d17788562e72d77e426d8d02775774239aefd00a9b4e852423d8e9d7e?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"AASSDN\"},\"sameAs\":[\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\"],\"url\":\"https:\\\/\\\/aassdn.org\\\/amicale\\\/author\\\/wordpress\\\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Histoire du poste SR Marseille et de Nice (2) | AASSDN | Anciens et Amis des Services Sp\u00e9ciaux","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Histoire du poste SR Marseille et de Nice (2) | AASSDN | Anciens et Amis des Services Sp\u00e9ciaux","og_description":"Nous poursuivons la publication du r\u00e9cit historique de notre prestigieux camarade, le Colonel GIALLIZIA, dont le d\u00e9but a paru dans le B.L. 132. Au printemps de 1941, le Commandant MANARANCHE, chef du Poste S.R \u00ab P.5 \u00bb (Marseille) a envoy\u00e9 le Capitaine GALLIZIA \u00e0 Nice pour y reconstituer une antenne. D\u00e8s son arriv\u00e9e sur les [&hellip;]","og_url":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\/","og_site_name":"AASSDN | Anciens et Amis des Services Sp\u00e9ciaux","article_published_time":"2021-10-29T08:00:23+00:00","article_modified_time":"2024-03-15T13:06:58+00:00","author":"AASSDN","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"AASSDN","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"34 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\/"},"author":{"name":"AASSDN","@id":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/#\/schema\/person\/73800712a272e6d58a10a86ea9e59671"},"headline":"Histoire du poste SR Marseille et de Nice (2)","datePublished":"2021-10-29T08:00:23+00:00","dateModified":"2024-03-15T13:06:58+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\/"},"wordCount":6838,"publisher":{"@id":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/#organization"},"keywords":["camarade","Capitaine","Commandant","contre-espionnage","d\u00e9barquement","G\u00e9n\u00e9ral Louis Rivet","historique","intelligence \u00e9conomique","Nice","Paul paillole","Renseignement","r\u00e9seau","R\u00e9sistance","Russie","S\u00e9curit\u00e9 militaire"],"articleSection":["Affaire Dreyfus","Europe de l'Ouest","Extraits de bulletin","G\u00e9n\u00e9ral Louis Rivet","Renseignement","Services allemands"],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\/","url":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\/","name":"Histoire du poste SR Marseille et de Nice (2) | AASSDN | Anciens et Amis des Services Sp\u00e9ciaux","isPartOf":{"@id":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/#website"},"datePublished":"2021-10-29T08:00:23+00:00","dateModified":"2024-03-15T13:06:58+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/aassdn.org\/amicale\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/histoire-du-poste-sr-marseille-et-de-nice-2\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Histoire du poste SR Marseille et de Nice (2)"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/#website","url":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/","name":"AASSDN | Anciens et Amis des Services Sp\u00e9ciaux","description":"Services sp\u00e9ciaux : Des h\u00e9ros anonymes au service exclusif de la France","publisher":{"@id":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/#organization","name":"AASSDN | Anciens et Amis des Services Sp\u00e9ciaux","url":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/wp-content\/uploads\/Logo_AASSDN_transparent2.png","contentUrl":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/wp-content\/uploads\/Logo_AASSDN_transparent2.png","width":1832,"height":1609,"caption":"AASSDN | Anciens et Amis des Services Sp\u00e9ciaux"},"image":{"@id":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/#\/schema\/logo\/image\/"}},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/#\/schema\/person\/73800712a272e6d58a10a86ea9e59671","name":"AASSDN","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/9653808d17788562e72d77e426d8d02775774239aefd00a9b4e852423d8e9d7e?s=96&d=mm&r=g","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/9653808d17788562e72d77e426d8d02775774239aefd00a9b4e852423d8e9d7e?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/9653808d17788562e72d77e426d8d02775774239aefd00a9b4e852423d8e9d7e?s=96&d=mm&r=g","caption":"AASSDN"},"sameAs":["https:\/\/aassdn.org\/amicale"],"url":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/author\/wordpress\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2436","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2436"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2436\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2436"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2436"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/aassdn.org\/amicale\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2436"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}