Nomination : L’actuel directeur du renseignement militaire futur prochain CEMAT

Communiqué de presse
du Ministère des Armées des Anciens Combattants
Paris, le 18 juin 2026
Sur proposition de madame Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants, le Président de la République nommera dans quelques jours les nouveaux chefs d’état-major de l’armée de Terre et de la Marine nationale.
Le général de corps d’armée Jacques Langlade de Montgros, actuel directeur du renseignement militaire, succédera au général d’armée Pierre Schill à la tête de l’armée de Terre et le vice-amiral d’escadre Christophe Cluzel, actuel commandant de la force d’action navale, succédera à l’amiral Nicolas Vaujour à la tête de la Marine nationale.
Ces décisions seront officialisées lors du prochain Conseil des ministres.
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Le général de corps d’armée Jacques Langlade de Montgros
Cinq ans après avoir pris les rênes de l’armée de Terre, qu’il a profondément transformée en promouvant le «commandement par intention», le général Pierre Schill s’apprête à passer la main. En effet, dans la soirée du 18 juin, le ministère des Armées a annoncé que le général Jacques Langlade de Montgros allait prochainement lui succéder. Cette décision sera «officialisée lors du prochain Conseil des ministres», a-t-il ajouté.
Admis à l’École spéciale miliaire [ESM] de Saint-Cyr Coëtquidan en 1988 [promotion général Deslestraint], le général Langlade de Montgros est issu de l’Arme blindée cavalerie. Affecté au 1er Régiment de Hussards Parachutistes [RHP] de Tarbes en 1992, d’abord en tant que chef de peloton blindé puis en qualité de commando parachutiste, il prend part à plusieurs opérations extérieures, notamment en Bosnie, au Rwanda et au Tchad.
Promu capitaine en 1995, il est muté au 2e Régiment de Dragons qui, alors basé à Laon, était encore une unité de chars de combat. Après un séjour aux États-Unis pour effectuer l’Armor Advanced Course à Fort Knox, il retrouve le 1er RHP, où il commande le 2e escadron, engagé en Centrafrique, au Tchad et en Bosnie.
En 2000, l’officier rejoint la cellule communication du cabinet du chef d’état-major des armées [CEMA]. Promu chef d’escadrons l’année suivante, il sert en Afghanistan, en 2002, avant d’être admis à suivre les cours de l’École de guerre pendant deux ans.
De nouveau affecté au 1er RHP pour assurer la fonction de chef du bureau opérations/instruction. Promu lieutenant-colonel, il est de nouveau engagé en Afghanistan en 2006 avant de retrouver l’État-major des armées [EMA] pour s’occuper des contrats opérationnels au sein de la division emploi.
Devenu colonel en 2008, alors qu’il était au cabinet du ministre de la Défense, il est nommé chef de corps du 1er RHP deux ans plus tard. Chargé du pilotage stratégique et de la transformation des armés à l’EMA à l’issue de son temps de commandement, il est auditeur du Centre des Hautes Études Militaires [CHEM] et de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale [IHEDN] entre 2014 et 2015.
Chef du bureau renseignement [J2] du Centre de Planification et de Conduite des Opérations [CPCO] jusqu’en 2017, il rejoint la cellule opérations-relations internationales du cabinet du ministre des Armées. Il y gagne ses étoiles de général de brigade et le commandement de la 11e Brigade Parachutiste [BP].
En 2021, le général Langlade de Montgros est nommé à la tête de la mission de l’Union européenne en Centrafrique [EUTM RCA] puis à l’Inspection de l’armée de Terre. Pas pour longtemps car, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, il est désigné pour commander la Direction du renseignement militaire [DRM]. Poste qu’il occupe encore actuellement.
Originaire de Seine-Maritime, marié et père de sept enfants, le général Langlade de Montgros est officier de la Légion d’Honneur, commandeur de l’Ordre national du Mérite et titulaire de deux citations.
Source photo : Ministère des Armées