Memorial – biographies Pf-Pz
Henry, René
Né le 30 juillet 1918 à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) de Fernand, Camille, René Playoult et de Juliette, Marguerite Pierre Célibataire Décédé le 20 octobre 1942 à Troyes (Aube)
Réseaux: S.S.M.F./T.R., S.R. Kléber (Uranus)Agent P2
Henry Playoult, dont le père était directeur du Comptoir national d’escompte à Thonon-les-Bains au moment de sa naissance, a 22 ans quand il s’engage dans le S.R. Kléber le 1er janvier 1942.
Il est arrêté le 26 août 1942 et fusillé le 20 octobre 1942 à Troyes.
“Agent remarquable. Arrêté et sauvagement torturé, n’a jamais rien révélé.” C’est en ces termes que, déclaré “Mort pour la France”, il sera proposé pour une nomination dans l’ordre de la Légion d’Honneur et pour l”attribution de la Croix de Guerre. Il recevra la Médaille de la Résistance.
Références: Archives du Bureau “Résistance”; Bulletin de l’A.A.S.S.D.N. n°13, p.4; mairie de Thonon-les-Bains (Haute Savoie)
René
Pseudonyme: Raoul PÉRÉS
Né le 14 juin 1901 à Honfleur (Calvados) de Jean, Joseph, Ernest Pointurier et de Marie, Françoise Vernier Epouse: Alice Victoria… Profession: officier d’active Décédé le 15 juin 1944 à Mauthausen
Réseaux C.D.M. (R4), S.S.M.F./T.R. -Groupe MorhangeAgent P2
Après avoir fait la guerre de 39-40 dans l’artillerie,René Pointurier est entré volontairement au C.D.M. le 1er octobre 1941.
Puis il fait partie des premiers élèments d’un groupe créé par Marcel Taillandier dès la fin de 1942. Ce groupe est destiné à la lutte contre les services de renseignements ennemis et la Gestapo. Au début de 1943 Taillandier se fixe à Toulouse.
Pierre Saint-Laurens raconte que ce dernier prend alors “comme couverture la gérance du bar “Frascati”, un petit café situé au milieu des allées Jean Jaurès. Au centre de la ville, ce bar devient le lieu de réunion et le P.C. du C.D.M. et du groupe de résistants dont Marcel prend la tête, sous le pseudonyme de Ricardo. Ayant l’oreille de la Gendarmerie, et après avoir mis au pas ceux qui ne sont pas trop francs du collier, il entreprend de pénétrer la Police. En même temps, il pose des jalons pour cacher des gens, et leur faire traverser les Pyrénées.”
Mais, à partir de mars 1943, les Allemands, bien renseignés, passent à l’attaque. S’ensuit une série d’arrestations et l’affaire Frascati. Le 24 juin, à l’appel de Taillandier, rapporte Gilbert Gardiol, celui-ci se rend avec Pointurier et Candau au café Frascati, “pour une réunion de travail. Sur délation, une souricière est tendue par le chef de la Gestapo, le sinistre Muller. Taillandier réussit à s’enfuir par la toiture de l’immeuble, Pointurier, Ca…
Memorial – biographie de Émile WADIN
Né le 3 avril 1903 à Denain (Nord) de Jean Baptiste Wadin et de Uranie Henninot Épouse: Claire Degremont Profession: contremaître métallurgiste Décédé le 7 mars 1945 à Zwickau, kommando de Flossenbûrg (Allemagne)
Réseaux: S.S.M.F./T.R., S.R. Kléber (Poste P2), mouvement “Voix du Nord”Agent P2
Émile Wadin était venu résider à Saint Saulve (Nord) quelques années avant 1940. Père de cinq enfants, il était contremaître métallurgiste aux Ateliers du Nord de la France, à Blanc Misseron, et militant syndicaliste C.F.T.C.
Le 1er avril 1941, il est recruté par les services de renseignements et la presse locale (pas de nom sur la coupure), qui se fera l’écho en 1958 du baptême de la nouvelle cité du Guindal qui porte depuis son nom, dit qu’en octobre 1943 il entre également dans le mouvement “Voix du Nord”, dont le chef de secteur est l’abbé Descarpentries.
Le dimanche 27 février 1944, il est arrêté chez lui par douze S.S. venus en voitures cerner sa maison, 241 rue Jean Jaurès à Saint Saulve. Après perquisition, ils emmenent Émile Wadin pour interrogatoire à la kommandantur installée au lycée de jeunes filles. Quelques jours plus tard, Madame Wadin peut l’apercevoir à l’une des fenêtres du bâtiment. La presse rapporte qu’un compagnon de cellule, l’abbé Panier, l’a vu revenir de plusieurs interrogatoires marqué par la schlague. On sait qu’il n’a pas parlé.
Transféré à la prison Saint Gilles de Bruxelles puis déporté, le 15 juin 1944, il serait arrivé à Flossenbürg le 26 janvier 1945 d’après le registre numérique d’entrée du camp. En février 1945, il est affecté au kommando de Zwickau où les déportés sont employés à la fabrication d’automobiles à l’usine “Auto-Union A.G., Werk Horch”. C’est là qu’il succombe du typhus le 7 mars 1945. Son corps est probablement incinéré, comme ceux des déportés morts jusqu’à la fin du mois de mars à Zwickau.
Déclaré “Mort pour la France”, Émile Wadin sera fait chevalier de la Légion d’Honneur et recevra la médaille de la Résistance.
*Lieu de mémoire: Une cité de Denain, l’ancienne cité Boca (à hauteur du Guindal), porte le nom de Émile Wadin.
Références: Bulletin de l’A.A.S.S.D.N. n°13, p.4; dossier fourni par Mme Wadin
Bibliographie : LE RAPPORT SECRET DE LA CIA
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Extrait du Bulletin : (2) Le T.R. jeune au travail
Notre ami RIBOLLET qui fut l’un des membres actifs du T.R. Jeune veut bien poursuivre sa contribution à notre histoire en contant un nouvel épisode de son action en liaison avec la mission Joie dont le regretté Léon LHEUREUX était le chef.
par Georges RIBOLLET
A Alger en avril 1943 j’avais fait la connaissance de LHEUREUX (1) et de BELLET (2) garçons bien élevés, sympathiques, dynamiques et possédant un excellent esprit de camaraderie.
Comme nous connaissions nos futurs points de chute en France, nous avions décidé que le meilleur lieu de rendez-vous équidistant des centres de nos activités serait Paris. L’endroit choisi fut l’appartement de ma mère dont les deux amis s’exercèrent à connaître l’adresse de mémoire. Il est de fait qu’après les arrestations de la « Closerie des Lilas » en avril 1944, je tremblais pour ma famille.
Mais les frères HEUSCH qui connaissaient son adresse, ne parlèrent pas.
J’étais bien décidé à avancer le plus rapidement possible à LHEUREUX les pistolets-mitrailleurs Sten et unités de feu qui leur étaient destinés.
Étant donné les dangers que présentait un tel transport je décidais d’agir seul. La ligne de démarcation bien que supprimée en novembre 1942 existait toujours sur le plan contrôle et la chance de la passer avec deux gendarmes allemands assis sur les caisses d’armement ne se renouvellerait certainement pas.
Pour me rendre à Paris il me l’allait la refranchir.
Le train fut mon choix. J’avais déjà repéré lors de précédents voyages que le contrôle en gare de Châlon-sur-Saône était passé dans les wagons par un officier allemand, en général du corps des Douanes. Il était suivi dans ses déplacements par une escorte de militaires en armes circulant à l’extérieur sur le quai. Ils recueillaient les suspects désignés par le « contrôleur ». J’avais également repéré que l’officier muni d’une grosse lampe examinait les cartes d’identité, et celles présentant des traces de lavage ou de grattage désignaient un suspect qui était livré à la patrouille.
Ma carte d’identité faite à Londres était un magnifique faux ni gratté ni lavé et je ne craignais pas la lampe de l’officier des douanes.
Au cours d’un de mes précédents voyages, alors que mon train arrêté en gare de Dijon j’avais baissé la glace de mon compartiment, je me suis trouvé nez à nez avec GIBOULOT- GIBET (3) qui circulait sur le quai. Dès qu’il me vit il s’écria « Tiens RIBOLLET, qu’est-ce que vous faites ici, je vous croyais à Alger ?… » Je mis mon index sur mes lèvres, mais il n’eut cure de mon geste et repartit de plus belle : « Eh oui il y a plus d’un an que vous avez quitté Marseille. Je vous croyais toujours à Alger !… »
J’expliquais alors qu’étant venu voir ma famille au début du mois de novembre j’avais été dans l’impossibilité de repartir. GIBOULOT s’apitoya sur ce mauvais sort et ajouta : « vous savez PAILLOLE est parti à Alger ». Je répondis que c’était bien de la chance pour lui et par bonheur mon train démarra… heureusement que cette conversation à voix haute n’avait pas eu lieu en gare de Châlon-sur-Saône…
Se rendre de Lyon à Paris et circuler dans la capitale présentait des dangers. Les plus grands étaient les barrages effectués par des policiers allemands en civil aux abords des gares.
En raison du poids de l’armement à livrer à LHEUREUX je fis deux voyages en transportant chaque fois deux valises sur Paris.
C’était en octobre 1943.
Lors du premier voyage je pris un billet en g…
Memorial – biographie de Émile WETTERWALD
Né le 25 mai 1913 à Mulhouse (Haut-Rhin) de Emile Wetterwald et de Ernestine Jermann Epouse: Marguerite Winkler Profession: chauffeur Décédé le 5 septembre 1944 à Vrutky (Slovaquie)
Réseaux: S.S.M.F./T.R., S.R. Kléber (Uranus -Alsace) Agent P2
Alsacien, chauffeur automobile, père de trois garçons, Émile Wetterwald entre dans la Résistance dès 1940.
Il sera arrêté à plusieurs reprises en raison de ses activités au profit du S.R. Kléber. D’après sa fiche de déporté interné résistant du Bureau Résistance, les dates seraient les suivantes: le 5 juin 1941 (libéré le 9 octobre 1941), le 9 octobre 1942 (libéré le 15 décembre 1942) et le 16 septembre 1943 (cependant ces dates ne sont pas conformes à celles indiquées par la citation). Remis en liberté du fait de son état de santé, il reste sous l’étroite surveillance des Allemands.
Le commandant Lochard atteste qu'”incorporé de force dans la Wehrmacht, le 25 mai 1944, (il) a continué, sous l’uniforme allemand, à garder le contact avec ses chefs et à fournir jusqu’à son décès de précieuses informations”. Il meurt le 5 septembre 1944, alors que son unité affronte les patriotes de Tchécoslovaquie.
Déclaré “Mort pour la France”, Émile Watterwald recevra la Croix de Guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil et la Médaille de la Résistance.
*Citation (à l’ordre du corps d’Armée):
“Alsacien qui, dès 1940, a mené le combat clandestin contre l’envahisseur. Agent de transmission courageux, a exécuté de nombreuses missions d’acheminement de courriers. Arrêté à deux reprises en 1941, ne s’est pas laissé décourager et a néanmoins continué à remplir courageusement des missions délicates. Arrêté une troisième fois en décembre 1942, remis encore une fois en liberté à cause de son état de santé, il fut surveillé de près par les services allemands…
Son unité fut engagée dans la lutte contre les patriotes de Tchécoslovaquie, et il trouva la mort au cours d’un premier combat.”
Références: Archives du Bureau “Résistance”
documents secrets
Document PDF : attache ni signature, ’11 (min question do u Probllnne de la Mer Noire 10 et des repercussions possible-s d’ooe entree de nsvires allies clans les Détroits. Comment ces documents étsient~ils tombés entre les mains de l’ex-rninistn grec qoi les svsit soigneosement caches pendant l’occopation alle- mande et les avait retain …
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Document PDF : Le BSM de Paris, mérite que l’on s’attarde un peu sur son histoire, car non seulement il fut de beaucoup le plus important, mais sa mise sur pied, quoique particulièrement difficile, s’effectua dans des conditions remarquable d’adresse et d’efficacité. Le commandement en fut confié au lieutenant-colonel de réserve …
TR
Document PDF : C’est encore et toujours la présentation inexacte, incomplète de l’opposition des militaires à l’oppression nazie de 1940 à 1942 qui m’incite à revenir sur un sujet que j’ai maintes fois traité. Je supporte mal l’image confuse qui est donnée de leur résistance et l’exploitation malveillante qui en résulte. Nous avons, moi le …
Voir la présentation de notre Congrès national annuel …
Document PDF : Après le congrès national 2008 de Vittel et Xertigny où nous avons honoré la mémoire du Colonel Sérot et, grâce au. CPA 10, rendu hommage à l’Armée de l’ air, et celui de 2009 à Ramatuelle où nous avons célébré le 50ème anniversaire de notre. Mémorial avec la Marine nationale et les équipages du SNA …
Service secret, à l’écoute devant Verdun
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