Extrait du Bulletin : La bataille de la poche de Colmar
par le colonel SIMONEAU
( Exposé à l’occasion du Congrès de Colmar – 1984 )
Il est admis que la ville de Colmar a été libérée le 2 février 1945 après plus de quatre années d’occupation – ou plus exactement d’annexion par le IIIem Reich.
En réalité, ce n’est pas une seule bataille qui a délivré la ville, mais cette libération résulte d’une série d’actions offensives puissantes tendant à rompre le dispositif ennemi et à ébranler la 19e Armée allemande.
C’est d’abord, le 20 janvier une attaque sur le flanc sud de la poche par le 1er C.A. du Général BETHOUARD.
Puis, le 22 janvier, le 2e C.A. intervient sur le flanc nord de la 19e Armée Allemande, le Général de MONSABERT ayant en outre à protéger Strasbourg.
Le 28 janvier, le XXIe C.A. américain prend place entre nos 1er , et 2e C.A. et, renforcé par notre 5e D.B., déborde Colmar par l’Est, pousse énergiquement verrs Neuf Brisach et fait jonction en deux points avec le 1er C.A.
En outre, la 10e D.I. du Général BILLOTTE, sur la ligne des Vosges, maintenait un contact étroit avec les forces allemandes pour empêcher celles-ci de participer à la bataille proprement dite.
Tout cela se passa d’abord par un froid sibérien complété par de violentes tempêtes de neige ; puis un dégel imprévu créa par le débordement des rivières un problème supplémentaire à résoudre.
Mais le Général de LATTRE, par son omniprésence, obtint de ses subordonnés qu’il dominassent victorieusement toutes les difficultés.
LA SITUATION GENERALE FIN 1944 – DEBUT 1945
Avant d’exposer ce que fut la bataille de Colmar il me paraît utile de faire un rapide tour d’horizon de la situation générale, et singulièrement de celle de l’Armée française qui opérait aux côtés des forces alliées.
En novembre 1944, le Français moyen considérait que la guerre était pratiquement terminée puisque Paris était libéré ainsi que les autres grandes villes. A part quelques « poches », l’ensemble du territoire retrouvait progressivement une vie normale. Bien sûr, quatre années d’occupation n’étaient pas sans avoir laissé des séquelles. Des restrictions affectaient encore la qualité des menus familiaux. Il y avait aussi les prisonniers dont le nombre avait été accru par celui des travailleurs du S.T.O. Quant aux déportés, on en parlait mais sans trop connaître leur nombre ni l’étendue de la souffrance qu’ils enduraient. La presse d’alors ne donnait guère que des informations sommaires sur les activités militaires. A peine parlait-elle d’une armée française venue d’Afrique qui avait cependant mérité ses chevrons en Tunisie et en Italie, et qui, sous les ordres du Général de LATTRE, avait rejeté la 19e Armée allemande au-delà des Vosges.
La propagande ennemie, de son côté, omettait volontairement de mentionner les succès remportés par nos troupes, comme s’ils eussent été négligeables. Ce fait n’était d’ailleurs par nouveau, car pendant la Grande Guerre – il faut le remarquer, le même genre de propagande ne parlait qu’avec dérision de la « misérable petite armée du Général Pershing ».
Ne soyons donc pas surpris si le Français moyen, reprenant peu à peu ses habitudes, ne prêtait que peu d’attention à notre armée. Celle-ci, mis à part ceux qui l’avaient rejointe volontairement, était pour lui une armée de métier, qui, de plus, devait son armement, ses équipements et ses vivres à la puissance américaine.
Ajoutons que l’armée du Général de LATTRE, en raison des missions qui lui étaient confiées, semblait principalement destinée à couvrir le flanc droit du dispositif …
Histoire : Les Services français depuis 1871
1871-juin-08
Création au Ministère de la Guerre d’un service chargé de « renseigner sur les desseins et les opérations de l’ennemi ».
En 1872
Un service Militaire de Contre-espionnage est créé au Ministère de la Guerre.
1876-juin-08
Création de la Section de “Statistiques et de reconnaissances Militaires”. avec rattachement au deuxième Bureau de l’armée.
1886-avril-18
Loi pénale sur la répression de l’espionnage. (Général Boulanger).
1887-janvier-01
Instruction relative à l’Organisation du SR en temps de Guerre.
1894-octobre
Affaire Dreyfus. Le capitaine Dreyfus, est victime d’une manipulation montée par un officier du 2ème Bureau dirigé par le colonel Sandherr.
1899-mai-05
Alors que cette affaire divise la France sur les plans politique et militaire, le gouvernement décide de confier le contre-espionnage au ministère de l’Intérieur. Le service de renseignements de l’état-major est supprimé et est créé le Service de surveillance du territoire (SST), rattaché à la Sûreté générale (SG), officiellement chargée de la traque des espions étrangers sur le sol national. Le contre-espionnage est à la charge des commissaires spéciaux de la Sûreté. Une petite section de renseignements est maintenue au sein de l’état-major, mais elle n’a aucune activité en matière de contre-espionnage, celui-ci restant du ressort de la Sûreté.
1899-septembre-15
Dissolution de la Section de statistiques, qui devient une section du deuxième Bureau.
En 1906
Georges Clemenceau, devient président du Conseil tout en conservant le portefeuille de l’Intérieur. Le commissaire Célestin Hennion est nommé à la tête des brigades mobiles chargées d’enquêter sur les affaires spéciales de police judiciaire et de contre-espionnage. Ces unités sont baptisées « brigades du Tigre », surnom de Clemenceau.
1907-février-02
Le 2ème Bureau de l’état-major redevient opérationnel et récupère une partie des missions de contre-espionnage dont il avait la charge avant l’affaire Dreyfus. Sous la direction du général Charles-Joseph Dupont, le 2ème Bureau travaille avec l’Intérieur, en particulier avec les brigades mobiles du commissaire Hennion (spécialisées dans le contre-espionnage), au sein desquelles ont été intégrés les commissaires des frontières.
1911-août-31
La répression de l’espionnage est confiée au Contrôle général des services de recherche Judiciaire qui supervisait les brigades mobiles.
En 1913
Reconnaissance officielle d’une mission de contre-espionnage extérieur dévolue aux autorités militaires. La répartition se fait comme suit :
Au Ministre de la Guerre, le contre espionnage extérieur.
Au Ministre de l’intérieur, la surveillance des frontières et la répression .
1915-mai-28
Création d’une Section de Centralisation du Renseignement (SCR), sous l’autorité du Commandant Ladoux. Rattachée au 2ème Bureau de l’état Major, qui centralise les actions des bureaux centraux de renseignement (BCR). L’ensemble sou…
Bibliographie : CRYPTOGRAPHIE, CRYPTOLOGIE
Fruit du considérable travail de recherche de notre camarade et ami Claude Faure, cette rubrique sera mise à jour et complétée. Claude FAURE a travaillé pendant trente années dans les services de renseignement français. Auteur de plusieurs ouvrages, tels – un dictionnaire pour une meilleure approche sur le conflit israélo-palestinien, ” Shalom, Salam ” (Fayard, 2002) et, ” Aux Services de la République ” (Fayard, 2004).
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( parutions dans les années 1400 )
– De re militari. (R. Valturio, Giovanni di Nicolo, Verona, 1472).
– Trattati in cifra. (G. di Lavinde, 1480).
( parutions dans les années 1500 )
– De re militari. (A. Cornazzano, Melchiorre Serra, Vinegia, 1526).
– De subtilitate. (G. Cardano, Sebastianum Henri Petri, Basileae, 1547).
– Additae sunt etiam aliquot locorum explicationes. (A. Glauburg, 1550).
– Novi e singolari modi di cifrare. (G.B. Bellaso, Britannico, Brescia, 1555).
– Polygraphie et universelle escriture cabalistique. (G. de Collange, Kerver, Paris, 1561).
– Il vero modo di scrivere in cifra con facilita prestezza. (G.B. Bellaso, Britannico, Brescia, 1564).
– Traité des chiffres, ou secrètes manières d’écrire. (B. de Vigenere, L’Angelier, Paris, 1586).
– Scotographia, overo la scienza di scrivere oscuro. (A. Colorni, G.Sciamam, Praga, 1593).
( parutions dans les années 1600 )
– Cryptomenytices et criptographiae libri. (Duc A. de Brunswick-Luneburg, Gebrüder Stern, Lüneburg, 1624).
– Steganographiae nec non claviculae Salomonis germani. (J. Caramuel, Koln, 1635).
– Mercury the Secret and Swift Messenger. (J. Wilkins, London, 1641).
– La cryptographie contenant une très subtile manière d’escrire secrètement. (J.-R. du Carlet, Boude et Aurelle, Toulouse, 1644).
– Polygraphiamessai de pasigraphie. (Kircher, Roma, 1663).
– Schola Steganographica. (G. Schott, Nuremberg, 1665).
– Essay on the Art of Decypher. (J. Wallis, London, vers 1673).
– Misterium artis stenographicae. (L.H. Hiller, Kühnen, Ulmae, 1682).
– Cryptomensysis patefacta. (J. Falconer, 1685).
( parutions dans les années 1700 )
– New Book of Cyphers, more Compleat and Regular than Any Yet Extant. (Colonel Parsons, 1704).
– Biblioteca scriptorum mediolanesium. (F. Argelatti, Milano, 1745).
– A Treatise on the Art of Decyphering and of Writing in Cypher. (P. Thicknesse, 1772).
– Secreti. (A. Piemontese, Locatelli, Venezia, 1783).
( parutions dans les années 1800 )
– Kryptographik. (J.L. Klüber, Tubingue, 1809).
– Cyclopedia. (A. …





