Bibliographie : Ouvrages présentés – Commentaires VI

Encyclopédies :

Services et Renseignement

Périodes 1900-34 :

Services et Renseignement

Périodes 1935-45 :

(1) Acteurs, (2)
Services et Renseignement
,
(3) Résistance

Périodes après 1945 :

(1) Services, (2) Renseignement

Thèmes spécifiques :

(1) Services, (2) Autres

Autres thèmes  :
et ouvrages divers
Etudes & Perspectives  :

voir rubrique spécifique

 




Paulette DUHALDE marraine de la promotion 2011 des inspecteurs DPSD

AGRANOVSKY Valeri

LES CONFESSIONS D’UN ESPION RUSSE

MESSIDOR -1990

Dans les années soixante, un riche industriel anglais, gratifié du titre de Sir par la Reine, Sir Gordon Longsdale, est arrêté et jugé à Londres, pour espionnage.

Après quatre ans de prison, il est échangé contre un commerçant condamné pour le même motif en Union Soviétique…

Ecrit, à partir de nombreux entretiens, par l’auteur de romans policiers soviétique Valéri Agranovsky, ce livre raconte la vie de Longsdale, alias Perfiliev, alias Molody, colonel du KGB.

Il constitue un document exceptionnel sur la vie et les méthodes réelles de l’espionnage aujourd’hui. Ces confessions sont parues à Moscou, en 1989. Pour la première fois le KGB levait le voile sur certaines activités du renseignement soviétique depuis la deuxième guerre mondiale. La curiosité du public et le succès du livre ont été à la mesure de l’événement.

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ANDREW Christopher et GORDIEVSKY Oleg

LE KGB DANS LE MONDE (1917-1990) – FAYARD  – 1990

Traduit de l’anglais

Une certaine ironie veut que ce récit de l’action extérieure du KGB ( ou de ses avatars successifs – Tchéka, GPU, NKVD, MGB, KGB proprement dit ) paraisse au moment même où les systèmes communistes de type soviétique s’effondrent.

A l’heure des bilans et des choix, il apporte une contribution sans précédent à l’histoire de nations dont un monstrueux organisme à demi occulte a sans relâche poursuivi l’asservissement ( depuis 1917 pour l’URSS, depuis 1945 pour le bloc de l’Est ) – sans oublier la guerre permanente qu’il a menée, par les voies les plus diverses, les plus retorses et les plus brutales, contre les pays libres.

 

Depuis plus de soixante-dix ans en effet, un régime totalitaire s’efforce d’une part de protéger et de renforcer l’ordre lénin…




Biographie : Général Henri NAVARRE

Général Henri NAVARRE

Né en 1898, il est le fils d’un professeur de littératures grecque à la faculté de Toulouse.

En juin 1916, il entre à l’école Spéciale Militaire, promotion “Promotion des Drapeaux et de l’Amitié américaine”.

 

En 1917, il est affecté en Champagne, à la 4ème Division de Cavalerie, 2ème Régiment de Hussards. Le 11 novembre 1918, il est stationné aux environs de Mayence.

En 1919, , il est rappelé à Saint-Cyr, où sa promotion devait être regroupée pour suivre sa seconde année d’école. En octobre 1919, il est affecté pour un an, à l’École d’application de la Cavalerie à Saumur.

 

Entre 1920 et 1936, il sera affecté dans divers régiments de cavalerie : début 1920, au 10ème Dragons à Montauban, puis à la mi-décembre, au 11ème régiment de Spahis à Alep. Ce sera ensuite le 3ème puis le 5ème Spahis à Trèves, et le 14ème Régiment de Chasseurs à Cheval de Wiesbaden.

En 1927, il suit les cours de l’École d’application de la Cavalerie, et sera en garnison à Saint-Germain-en-Laye.
De 1928 à 1930, il suit les cours de l’école Supérieure de Guerre. Il choisira d’être affecté à Rabat au Maroc, et en 1931, il est affecté à l’EMA de Marrakech où commande le Général Catroux. Il y prend la direction du 4ème Bureau, pour reprendre, au départ du Lieutenant colonel Duché, celui du 3ème Bureau auquel était rattaché le 2ème Bureau. En1934, il quitte le Maroc pour rejoindre le 11ème Régiment de Cuirassiers à Paris.

Juin 1936 à août 1940, Il est affecté au Service de Renseignement, Section allemande ( en 1923, il avait obtenu le diplôme d’interprète de langue allemande ) comme adjoint du commandant Perruche . Il le remplacera quelques mois plus tard à la tête de cette Section, et cela jusqu’en 1940. Fin août 1940, il part à Alger pour un temps de commandement au 5ème Chasseur d’Afrique.

De 1940 à 1942, il sera le chef du 2ème Bureau du Général Weygand, puis du Général Juin.

 

En novembre 1942, succédant au commandant Paillole, il aura la charge de mettre en place, dès mars 1943, le Service de Sécurité Militaire Précurseur, et d’assurer la liaison avec l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA).

Il termine la campagne d’Allemagne, en 1945, comme commandant d’un groupement Blindé.

 

De 1945 à 1953 , il occupera des postes de plus en plus importants , pour devenir en octobre 1952, chef d’état major du Général Juin, au commandement du théâtre d’Opérations Centre Europe à Fontainebleau.

 

En Mai 1953, général de Corps d’Armée, il est nommé Commandant en chef en Indochine ; il sera remplacé à ce poste, en juin 1954, par le Général Ely

 

Le 12 octobre 1956, il demande au Ministre de la Défense Nationale à quitter l’Armée.

 

Le Général Henri Navarre est décédé en 1983

   

 

 

( Paulette DUHALDE, née dans l’Orne en 1921, décédée en 1945 (24 ans) à Ravensbrück )

Ouest-France / Basse-Normandie / Flers / A la une de Flers


(Edition du mercredi 08 juin 2011: ” Une promotion nationale au nom de Paulette Duhalde “
La Résistante flérienne est la marraine de la promotion 2011 des inspecteurs de sécurité défense et de sûreté Navale. La cérémonie se déroulera vendredi 10 juin 2011, dans l’enceinte du fort de Vanves à Malakoff (92).


Entretien
Avec le général Antoine Creux, directeur de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD) qui a présidé le baptême de la promotion « Paulette Duhalde » des inspecteurs de sécurité défense et de sûreté navale.


Pourquoi le choix de Paulette Duhalde comme marraine de la promotion 2011 ?
Paulette Duhalde s’est investie dans la Résistance à l’occupation allemande à l’âge de 19 ans. Elle y a accompli de nombreuses et périlleuses actions de renseignement et d’information qui ont contribué à la préparation du Débarquement allié en Normandie. Sous des aspects ordinaires, cette jeune femme de Flers, secrétaire comptable à la Banque de France, était en fait une femme extraordinaire. Les valeurs qu’elle a incarnées (courage, détermination, abnégation, maîtrise de soi) éclaireront les inspecteurs dans leurs nouvelles fonctions.


Qu’est-ce qui guide le choix d’un parrain, d’une marraine ?
Les valeurs que celui-ci ou celle-ci a portées. Les parrains ou marraines des promotions des inspecteurs évoluent notamment dans le milieu de renseignement et sont tous tombés pour la France dans le cadre de l’exercice de leur fonction.


Quels ont été les précédents parrains ou marraines ?

La promotion 2010 avait choisi comme parrain le sous-lieutenant Betsch, un homme de conviction, alliant intelligence de situation et esprit de décision. La promotion 2009 a quant à elle porté comme nom de baptême « Capitaine André Duthilleul ». Cet homme a montré les plus belles qualités d’un agent de renseignement : réorganisation de son réseau, recueil et transmission de renseignements, montage d’opérations aériennes clandestines, résistance aux interrogatoires…


En quoi consiste le baptême des inspecteurs de sécurité défense et de sûreté navale ?
Il consiste à remettre les diplômes à la nouvelle promotion des inspecteurs de la DPSD. Il s’agit d’une cérémonie annuelle qui se tient au sein de la direction centrale à l’issue d’une formation de six mois.
Qu’est-ce qu’un inspecteur de sécurité défense et de sûreté Navale ?
Un inspecteur de la DPSD est un membre de nos armées qui a fait le choix de se spécialiser dans la filière du renseignement. C’est un homme de terrain qui travaille au contact des hommes et des femmes de la communauté de la défense. Il est leur conseiller dans le domaine de la protection et a reçu une formation qui lui permet de mener des enquêtes de sécurité et de recueillir des informations qui contribueront à détecter d’éventuelles menaces pour la sécurité.



Extrait du Bulletin : Le souvenir de nos disparus

Un admirable portrait de Mg BOYER-MAS

par le chanoine NARBAITZ
Nous publions, extrait du quotidien « Sud-Ouest » du 21 Février 1973, un passage de l’article du poète bayonnais Pierre Expil consacré à l’hommage organisé par l’Union Bayonnaise des Arts à la Mémoire du regretté Mgr BOYER- MAS.

Pour célébrer le souvenir d’un homme exceptionnel, l’Union Bayonnaise des Arts avait fait appel à un orateur lui aussi exceptionnel : M. le Chanoine Narbaitz, Vicaire général honoraire.

Ayant vécu dans l’intimité de Mgr Boyer-Mas en ce merveilleux Port Royal luzien qu’était la seigneurie d’Etchebiague, il s’est montré supérieurement à la hauteur de sa tâche. Le portrait qu’il a brossé de cet homme et de ce destin hors série a été admirable de pénétration, de vie, de pudeur et de tact. Maîtrisant à merveille un sujet qui se prêtait à d’immenses développements, il s’en est tenu aux traits essentiels illustrant les lignes de force d’un caractère et d’une existence.

Fils d’un loueur de chevaux.
Rien au départ ne semblait désigner pour les chemins éclatants qu’il allait parcourir André-Louis-Joseph-.Antoine Boyer-Mas, né à Carcassonne le 1er Août 1904, assez modestement d’un père loueur de chevaux et de voitures. Enfance illuminée par la tendresse d’une mère qui allait être la grande tendresse de sa vie. Etudes brillantes au petit séminaire, puis au grand séminaire de Carcassonne. Années d’université à la Faculté Catholique de Toulouse où il se spécialisa dans la patristique et le droit canon. Il resterait toujours en lui quelque chose d’un juriste et même d’un procédurier à la Balzac, prêt à des folies pour défendre la justice.

Au service des résistants.
Devenu prêtre le 19 Juin 1928, il est nommé vicaire à Limoux où il n’est pas encore oublié. La fondation à Cusinier d’une grande école ménagère pour jeunes filles lui est l’occasion d’entrer en rapport avec les dominicaines de l’Annonciade de Madrid, dont il devient vite le conseiller. Par elles, il connaîtra l’Espagne qui sera sa véritable université et même son univers. La guerre civile espagnole lui permet de montrer son grand coeur et ses capacités d’organisateur pour l’accueil et l’aide des réfugiés de Catalogne. A la fin de la guerre civile, il constate en Espagne la nécessité d’une propagande française.
Au début de la Seconde Guerre Mondiale, l’Abbé Boyer-Mas est mobilisé sur place, à Madrid, et nommé affecté spécial grâce à l’appui de son camarade Jean Mistier.
Aux heures cruciales de la défaite et de l’asservissement, il se fait à Madrid le paladin d’une France qui ne veut pas mourir et ne craint pas, dès 1940, de s’affirmer résistant. Au service de tous les résistants français, il met un flair unique pour repérer les contacts efficaces. Nommé attaché culturel à l’Ambassade de France sous le couvert d’échanges culturels, il vient en aide aux Français incarcérés, noue d’utiles rapports avec les Ambassades des Etats-Unis et de Grande-Bretagne pour la lutte contre le nazisme.

Prêtre avant tout.
A partir de 1942, son action jusque-là semi-clandestine devient publique. Après le  débarquement en Afrique du Nord, il quitte avec éclat l’Ambassade de France, et par le biais de la Croix-Rouge espagnole, il organise l’accueil des évadés de France et réussit l’exploit d’acheminer vers Alger 23.000 volontaires à travers une Espagne officiellement liée à l’Allemagne. Parallèlement il vient au secours d’innombrables juifs en détresse, organise des services secrets, établit des contacts avec la Nonciature et la Papauté, ce qui lui vaudra son titre de Monseigneur.
Il lui faudra attendre vingt ans pour que son oeuvre à Madrid soit officiellement reconnue. Le Chanoine Narbaitz insiste sur le trait essentiel d…




Memorial – biographies La-Lec

LAFFITTE

Rose, Marie

 

 

Née le 13 octobre 1911  à  Tarnos (Landes) de Jean Laffitte  et de  Marthe Desclaux Divorcée de Albert Petit Décéde le 1er avril 1945  à  Neurolho (Allemagne) 

Réseau: S.S.M.F./T.R., groupe MorhangeAgent P2

 

Rose Laffitte, barmaid,  dans le groupe Morhange depuis le 1er juin 1943, est arrêtée par la Gestapo le 26 janvier 1944 pour avoir hébergé des résistants. Interrogée à plusieurs reprises, elle est libérée le 1er mai 1944, mais elle est filée et de nouveau arrêtée le 16 mai. Elle est alors transférée au Fort de Romainville, puis déportée le 17 juin 1944 à Ravensbruck. Elle meurt d’épuisement et de sévices, après avoir reçu une piqûre antityphique, dans un wagon entre Ravensbruck et Nene Brandebourg, d’après le témoignage d’une compagne, Madeleine Bompart, qui a eu la cadavre de Rose Laffitte quatre jours à côté d’elle.

Déclarée “Morte pour la France”, Rose Laffitte recevra la Médaille de la Résistance.

 

Références: Archives du Bureau “Résistance”;  liste Fontès du 27 novembre 1997;  Bulletin de l’A.A.S.S.D.N. n°1, p.29


LAFFORGUE

Pierre, Jean

Pseudonyme: PHILIPPE

 

 

Né le 8 mai 1915  à  Bergerac (Côte d’Or) de Jules Lafforgue  et de Alice Forgeot Célibataire Profession: officier d’active (saint-cyrien) Décédé le 12 août 1944 (corps retrouvé en forêt de Signes , Marseille) 

Réseau:  S.S.M.F./T.R.Agent P2

 

Jeune saint-cyrien, fils d’un général de brigade, le lieutenant de Tirailleurs Marocains Pierre Lafforgue a été blessé en 1939 et a alors fait l’objet de deux citations.

Puis, sur le front de Tunisie, il fut fait prisonnier fin 1942, bénéficia d’une mesure générale qui le fit rapatrier en France, début 1943, et fut alors démobilisé.

Une note sans signature de son dossier du Bureau Résistance raconte la suite de son histoire.

Par l’intermédiaire de son ancien instructeur à Saint-Cyr, il entre dans “l’un des réseaux clandestins que les Services Spéciaux de l’État-major d’Alger entretiennent en France. Il camoufle son activité d’officier de renseignement sous les fonctions très anodines d’officier des Eaux et Forêts. C’est à Nice qu’il débute. Les fréquents déplacements qu’exige son service forestier lui permettent de poursuivre son activité de S.R. En décembre 1943, il prend en titre le poste de Nice (poste “Bleuet”, d’après un document sur le charniers de Signes; Henri Navarre, lui, dit qu’il est responsable du poste du S.S.M. précurseur de Clermont-Ferrand,”Clothilde “)

D’après la note du Bureau Résistance,”peu après le 4 janvier 1944, la police allemande, qui surveille le milieu des Eaux et Forêts depuis quelque temps, se présente à son bureau p…




Extrait du Bulletin : Deux héros honorés à Toulouse

L’A.A.S.S.D.N. et le Groupe Morhange ont tenu à associer à l’hommage rendu le 31 mai 1986 par la Ville de TOULOUSE à l’action résistante de deux de nos camarades les noms de Léon HAMARD et d’Alexandre ABADIE.

Ainsi ont été unis dans un même élan de gratitude le soldat de l’ombre issu de la police nationale et l’officier de gendarmerie, engagés tous les deux sans retour, dans la lutte contre l’occupant.  

Deux figures de héros qui symbolisent une même conception du devoir et dont l’esprit de sacrifice honore deux grands corps de l’État.  

RUE LEO-HAMARD ET SQUARE LIEUTENANT-COLONEL ABADIE C’est en présence de M. Dominique BAUDIS, maire de TOULOUSE et Président du Conseil Régional, de M. DIEBOLT, déporté et Maire adjoint, du Général EYRAUD commandant d’Armes, du Colonel AMET commandant la gendarmerie régionale, de M. CARRERE représentant le Préfet de Région et de nombreuses personnalités civiles et militaires que le Colonel PAILLOLE et André FONTèS ont tour à tour évoqué la mémoire de nos deux camarades disparus.  

Après avoir dévoilé, à 10 h 30, la plaque qui marque la rue Léo HAMARD, avec l’aide des pièces du héros-martyr, le Président du Groupe MORHANGE André FONTèS s’est exprimé en ces termes  

 

Par André FONTèS

… « Léon, Louis Lucien HAMARD, né le 28 novembre 1919 à Bar-le-Duc.  

En 1940, Léon HAMARD “ alias Léo “ quitte sa Lorraine natale pour TOULOUSE.  

En 1941, il est affecté comme jeune inspecteur de police à la 8° Brigade Mobile, rue du Rempart à SAINT-ÉTIENNE. Garçon intelligent, plein de fougue, un avenir brillant s’offrait à lui.  

Fin 1942, Léo entre dans les rangs de la Résistance et dès la création du Groupe Morhange il est l’un des premiers à joindre cette formation.  

Animé du plus pur esprit patriotique, toujours volontaire pour les missions les plus dangereuses, l’une d’elles, devait lui être fatale.  

Le 11 juillet 1944, accompagné de notre chef, le Commandant TAILLANDIER-Morhange, il tombe dans un piège, tendu par la gestapo.  

Le Commandant Morhange tente de s’échapper, il est abattu sur place. Léo HAMARD est capturé et conduit au siège de la gestapo. Il est torturé. Ses bourreaux tentent de lui arracher les secrets du groupe. En vain.  

Après une longue et atroce agonie, dont ma belle-mère, Mme SIMAN DIRAKIS enfermée dans une cellule voisine, témoignera de l’horreur.

Léo HAMARD est enterré vivant.

La mort l’arrache enfin à ses terribles souffrances. A ses nièces présentes à mes côtés, nous disons ” soyez fières, votre oncle était un héros “.  

_____

A 11 h 30, c’est le square Lieutenant-colonel ABADIE qui est inauguré avec le même cérémonial.  

Les honneurs militaires sont rendus par un détachement de motocyclistes de la gendarmerie nationale et un détachement du 14° Régiment de Parachutistes.  

Mme Alexandre ABADIE est présente ainsi que deux de ses fils. C’est elle qui, très émue, avec l’aide du Colonel PAILLOLE dévoilera la plaque du square « Lieutenant-colonel ABADIE » tandis que M. Dominique BAUDIS en coupant le ruban tricolore ouvre l’accès au très beau jardin qui portera désormais le nom de notre camarade.  

Notre Président National avait évoqué le souvenir d’Alexandre ABADIE devant une assistance nombreuse et émue.

 

Par le Colonel Paul PAILLOLE

« C’est à un soldat exemplaire que nous rendons ici hommage, grâce à la Ville de TOULOUSE, grâce à vous Monsieur le Maire. Nous vous en sommes profondément reconnaissants.  

Ce qu’il y a d’exceptionnel dans l’existence du Lieutenant-colonel Alexandre ABADIE c’est la spontanéité et le désintéressem…




Extrait du Bulletin : Le colonel Gasser

in Memoriam par le Colonel REMY

– Quel superbe cuirassier il eût fait ! m’écriai-je devant mon ami Marcel Wiriath qui venait de me présenter au Colonel Roger Gasser auquel le liait une profonde affection.

–          « Il le fut », me répondit-il.

 

Je me sentis sur-le-champ attiré par l’impression d’absolue droiture qui se dégageait de cet homme dont la taille me parut approcher de celle du Général de Gaulle. Informé de ma réflexion, il vint vers moi et sourit en disant :« J’ajouterai que les circonstances ont fait que nous sommes devenus quelque peu collègues.

Venez me voir ; on échangera des souvenirs… ».

Je notai son adresse : …, Square de La Tour Maubourg.

 

– C’est une impasse qui donne sur le 143 de la rue de Grenelle », m’expliqua­t-il. « S’il vous advient de m’écrire, ne faites pas comme ces ignares qui écrivent « La Tour » en un mot et l’affublent d’un trait d’union pour accoupler Maubourg à ce nom illustre ; sinon votre pli vous sera retourné. Le 8 est tout au fond, sur la droite. J’habite au rez-de-chaussée, au-dessous de l’étage où résidait avec son épouse le Maréchal Pétain, en deux appartements séparés. La Maréchale est toujours dans le sien, servie avec un dévouement admirable par une vieille Rivesaltaise plus âgée qu’elle et toute percluse de rhumatismes, ce qui n’empêche pas les deux femmes de se chamailler. « Hé ! répète la Rivesaltaise, vous me cassez les pieds avec votre maréchal ! Il n’y a qu’un vrai Maréchal de France, et c’est le Maréchal Joffre !».

 

« Vacant pour les raisons que vous connaissez, l’appartement du Maréchal Pétain n’est pas demeuré longtemps inoccupé : accourant d’Alger pour se voir confier le ministère de l’Éducation Nationale au mois de septembre 1944, M. René Capitant vint s’y installer dans des meubles qui n’étaient pas les siens ! ».

 

En écoutant Roger Gasser, je me disais qu’il n’avait pas seulement la taille pour trait commun avec le Général de Gaulle. Ce dernier n’eût pas désavoué la série de flèches qui venaient d’être décochées à bout portant. Mais je gardai cette opinion pour moi : trois ans à peine s’étaient écoulés depuis que, faisant l’objet de poursuites intentées par la Haute Cour de Justice pour « atteinte à la sûreté de l’État », le Général Weygand en avait été relevé pour « faits de résistance ».

 

Tandis que j’écris, j’ai sous les yeux une photographie qui représente celui dont Foch disait : « Si la France est en danger, appelez Weygand ! »… conseil qui fut retenu au mois de mai 1940 par M. Paul Reynaud, président d’un gouvernement aux abois. « Rappelé au service » l’année précédente par M. Daladier, le Commandant en chef du Théâtre d’opérations en Méditerranée orientale effectue à Beyrouth sa promenade matinale sur la route de la Corniche aux côtés de son chef de Cabinet, le Colonel Gasser qui le domine de toute la largeur de ses épaules. Leurs relations datent de loin.

 

C’est en 1917 que Roger Gasser fit son entrée à Saint-Cyr, dans la promotion « Sainte-Odile – La Fayette ». Deux ans plus tôt, son père — dont le jeune Maxime Weygand fut l’élève à Saumur – avait été tué au front.

 

A Saint-Cyr, il aura pour camarades de promotion Henri de Bournazel (le légendaire héros du Maroc) et le futur Général Salan.

 

Nommé aspirant au bout de quatre mois d’instruction, il partit en première ligne et sa conduite au feu lui valut une citation à l’ordre de l’Armée. « C’est là que je me liai d’amitié avec le futur Général Navarre, saint-cyrien lui aussi de la promotion précédant la mienne,…




Extrait du Bulletin : Témoignages et gratitude des Alliés

Le Général W. Bedell SMITH, Chef d’Etat-major du Général Eisenhowerécrit à Monsieur le Directeur Général des Études et Recherches ( DGER )

1er novembre 1944

« Je pense qu’il est opportun de vous transmettre les félicitations de notre Commandant pour les magnifiques résultats obtenus par ceux qui ont voué leurs efforts, et dans de nombreux cas, leur vie, afin de fournir continuellement aux Alliés, d’abondants renseignements militaires, au sujet des forces allemandes stationnées en France.

Depuis 1940, un certain nombre d’hommes et de femmes courageux ont monté un mécanisme destiné à fournir aux Commandants alliés un flot constant de renseignements, et, en dépit des énormes risques courus par ceux qui poursuivaient leur tâche, ils continuèrent jusqu’à ce que, dans bien des cas, les groupes d’agents soient débordés par les Forces Alliées.

L’on m’a signalé que ces organisations en France ont expédié par la radio clandestine, au cours du mois de mai 1944, 700 rapports télégraphiques et que chaque émission effectuée était en elle-même un risque pour l’opération. Au cours de la même période  3.000 rapports documentaires sont arrivés à Londres, venant de France.

Le rôle qui consiste à recueillir des renseignements, n’est pas spectaculaire, surtout si l’on considère l’attrait plus évident que présente la possibilité de rejoindre les groupes de résistance. Des milliers d’hommes et de femmes courageux sont restés calmement à leur poste, accomplissant une tâche essentielle, sans avoir les mêmes possibilités d’action stimulante ni de reconnaissance, mais avec la certitude toujours présente qu’ils travaillaient sous un danger permanent. C’est pour cette raison que je désire vous féliciter du travail accompli par ces organismes de renseignements, sans oublier ces Français courageux, qui, fréquemment, quittaient Londres pour retourner en France afin de seconder un organisme, non seulement, une fois mais souvent deux ou plusieurs fois.

Je ne peux achever cette lettre sans rendre hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie ou subi l’emprisonnement et des tortures indicibles à la suite de leur activité dans le domaine des renseignements. Nous partageons l’anxiété du peuple français en ce qui concerne le sort de ceux qui sont encore aux mains de l’ennemi, et nous sommes certains que vous prendrez toutes les mesures nécessaires pour assurer le bien-être futur de tous ceux qui ont joué, dans ce domaine particulier, un rôle important pour la Libération de la France, à laquelle ses fils ont participé de tant d’autres façons ».

W. B. SMITH

 

Traduction de la lettre du deuxième bureau des Forces alliées au chef’ du S.R. opérationnel.

C.C. SLOANE, Jr. Colonel G.S.C.

CONFIDENTIEL – G.B.I./S.E.C./3000 – 17 octobre 1944

Objet: Renseignements fournis à G2 AFHQ pour les opérations dans le sud de la France.

Au commandant Simoneau, chef S.R.O., deuxième bureau – 1ère Armée française

Je désire saisir cette occasion pour exprimer la reconnaissance des A.C. de S., G2 AFHQ pour l’excellence des renseignements qui nous ont été fournis au cours du “planning” des opérations dans le sud de la France. Sans aucun doute ces renseignements, particulièrement l’ordre de bataille, ont beaucoup contribué à assurer le succès de ces opérations.

L’information fut non seulement d’une extrême précision, mais elle fut aussi livrée avec une telle rapidité qu’elle était encore “brûlante” lorsqu’elle était reçue. Ce qui montrait que vos sources savaient parfaitement ce qui devait se révéler comme étant de la plus extrême valeur, et nous permettre de faire des modifications de la dernière minute dans les plans tactiques des forces d’assaut.

Outre les diagrammes de l’ordre de bat…




Bibliographie : Ouvrages présentés – Commentaires VIII

Encyclopédies :

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,
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ALVAREZ David

LES ESPIONS DU VATICAN

Espionnage et intrigues de Napoléon à la Shoah – NOUVEAU MONDE – 2006

Peuplée de têtes couronnées et chefs d’état, mais aussi de diplomates espions, prêtres déchus et autres mercenaires, cette fresque dévoile les ressorts peu connus de l’histoire diplomatique du XIXème et du premier XXème siècle.

L’auteur révèle que le Vatican n’a pas toujours eu au XIXème siècle les moyens ou la volonté d’entretenir un véritable service secret mais qu’il a parfois succombé à la tentation des opérations clandestines, tantôt contre des catholiques jugés trop libéraux, tantôt contre le nouveau régime communiste d’URSS, avec dans ce dernier cas des conséquences désastreuses.

Le Saint-siège a aussi été la cible de nombreuses pressions et « coups tordus » : pendant la Première Guerre mondiale, l’assistant personnel du pape Benoît XV était un espion allemand, pendant la Seconde Guerre mondiale, les Nazis ne reculèrent devant rien pour faire pression sur Pie XII et pour infiltrer le Vatican de faux prêtres allemands.

Enfin, l’ouvrage fait la lumière sur ce qu’a su le Vatican de la Shoah, quand et par quels moyens. Un sujet très sensible depuis la volonté marquée par Benoît XVI de rapprocher les religions juive et catholique.

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ANDREW Christopher

the Defence of the Realm: The Authorized History of MI5
Publisher: ALLEN LANE – 2009

Le premier livre racontant l’histoire officielle des services secrets intérieurs britanniques (MI5) a été publié lundi. «The Defence Of The Realm» (La défense du royaume) dévoile plus d’un siècle de secrets d’espions, des deux Guerres mondiales à la lutte contre l’extrémisme islamiste.

«The Defence Of The Realm» (La défense du royaume), écrit par Christopher Andr…




Extrait du Bulletin : Norvège 1942 : Nous n’étions que trois sous-marins français

Par le Capitaine de Vaisseau (H) Etienne SCHLUMBERGER – Compagnon de la Libération

En juin 1940, seuls quatre sous-marins de 600T. armés avaient pu quitter Cherbourg pour rejoindre l’Angleterre : Minerve, Junon, Orion et Ondine. De ces quatre, seuls Minerve et Junon purent être, par la suite, réarmés par les FNFL (1). Le sous-marin mouilleur de mines Rubis, alors en opérations de minage, avait, quant à lui, décidé de continuer le combat. Le Surcouf, le plus grand sous-marin du moment, après avoir été saisi par les Anglais, avait, lui aussi, pu être réarmé par les FNFL. Enfin, le Narval s’était échappé de Bizerte pour rallier le combat à Malte, au cri de ” Trahison sur toute la ligne “.  

Ainsi, au début, seuls des 78 sous-marins dont disposait la France en 1940, cinq ont continué le combat. Dans des conditions tragiques pour certains. C’est ainsi que l’officier en second de l’un des 600T. qui avait décidé de poursuivre le combat, fut si violemment pris à partie par son commandant, qu’il se suicida.  

Hélas, de ces cinq, le Narval coula dans un champ de mines français, en opération devant la Tunisie. Le Surcouf, lui, fut coulé par erreur au voisinage des Antilles, par un avion américain.  

Il en restait donc trois : Rubis, Minerve et Junon. Trois sur les 78 dont disposait au début la France. Et que sont devenus la majorité de ceux qui restaient ? Presque tous perdus, mais bien peu contre l’ennemi. Perdus soit contre les alliés, soit par sabordage, soit saisis par l’ennemi. Ainsi, à la fin de la guerre, nous n’avions plus qu’une quinzaine de sous-marins, y compris ceux cédés par l’Angleterre.  

Et pourquoi, aujourd’hui, parler de ces trois ? C’est qu’ils étaient basés à Dundee, en Écosse, et opéraient essentiellement en Mer du Nord, sur les côtes nord de la Norvège occupée par l’Allemagne. Sans vraiment parler d’opérations spéciales, leurs actions peuvent être considérées, dans une certaine mesure, comme clandestines. En effet, les zones d’action se trouvaient surtout dans Findraled, le passage maritime longeant la côte entre celle-ci et le chapelet des îles et îlots extérieurs. Les ouvertures vers la mer étaient protégées par des champs de mines, et l’ennemi s’imaginait mal que l’on puisse s’y aventurer. En fait, il était possible de passer à une bonne profondeur sous le niveau des mines. Celles-ci se situaient à environ trois mètres sous l’eau, et en passant à une profondeur de 30 m, les risques étaient réduits, sauf le désagrément d’entendre, parfois, un orin de mine frotter le long de la coque. C’est le Rubis qui, avec ses mines mouillées dans ce passage, a obtenu de magnifiques succès.  

Minerve et Junon étaient des sous-marins français classiques de 600T. Ils avaient deux avantages pour les opérations difficiles à l’intérieur des fjords : ils étaient relativement petits et maniables et, surtout, contrairement aux sous-marins semblables des classes U et V, ils avaient de larges ponts en bois sur lesquels il était facile de gonfler, charger et mettre à l’eau des canots pneumatiques. Mais ils avaient deux gros défauts : leur système électrique était délicat et il arrivait, au grenadage que les disjoncteurs sautent ainsi que des rivets de la coque épaisse. Mais leurs deux premières qualités les désignaient tout particulièrement pour des opérations spéciales au fond des fjords.  

Aussi ces deux bateaux purent-ils accomplir un certain nombre de missions, soit de liaison avec la résistance norvégienne par débarquement d’agents, de matériel radio ou de guerre, de ravitaillement, soit de destructions à terre.  

A mon sens, l’une des très significatives, puisque j’y étais, fut la destruction de la centrale hydraulique de Glomfjord. Cette impo…